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A l’ombre de tes seins


A l’ombre de tes seins

Laisse-moi
transporté, vaincu indolent,
par la houle torride de tes flots
et… à tâtons
chaton lové, consentant ivre
à l’ombre de tes seins,
mon être
plongé dans ton élixir magnétique.

Que chaque crique de ton corps
en festin de pulsions
vienne célébrer
l’union sacrée de notre flamme
constellée.

Quand dans le creux de mes mains
les yeux fermés
Je renifle animal
le relief poli de tes montagnes
envoûteuses,
Je m’approprie fébrile
assoiffé,
toutes les essences qui font Toi.

Les miaulements stridents
émanant du fond de ton être
en feu d’artifice de plaisir,
étalé par mille éclats
dans un ciel illuminé alors,
font de moi
l’amant viril d’un Univers
transformé en femme lascive
ô paradis d’étoiles !

Mes yeux transpercent
ta galaxie et
j'entrevois plus que l’invisible
de tes sens.

A l’ombre de tes seins
laisse-moi
couché, paralysé de ton nectar,
ô futures voluptés
de nos corps embrasés !


B. Leclaire.

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