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Réflexion sur "Redécouverte" de Guy Tirolien !


Réflexion sur "Redécouverte" de Guy Tirolien !


Ce qui m'attriste le plus dans la nostalgie Tirolienne est, que sa "Redécouverte" d'hier est et serait la même que la mienne d'aujourd'hui !  
Avons-nous le même âge ? Or nous n'avons pas la même naissance !
Nous faisons le même constat or nos époques sont supposées ne pas être les mêmes !
Nous brûlons encore et toujours des mêmes souffrances et des mêmes stigmates christiques !
Le temps se serait-il arrêté dans mon Pays ? Sur notre île ?
Nos élus auront toujours et définitivement tort de ne point écouter les maux et les mots de ses Poètes.


Redécouverte

Je reconnais mon île plate, et qui n'a pas bougé
Voici les Trois - Ilets, et voici la Grande Anse
Voici derrière le Fort, les bombardes rouillées.
Je suis comme l'anguille flairant les vents sales
Et qui tâte le pouls des courants

Salut île! C'est moi. Voici ton enfant qui revient.
Par de là la ligne blanche des brisants
Et plus loin que les vagues aux paupières de feu
Je reconnais ton corps brûlé pas les embruns.

J'ai souvent évoqué la douceur de tes plages
Tandis que sous mes pas
Crissait le sable du désert
Et tous les fleuves du Sahel ne me sont rien
Auprès de l'étang frais ou je lave ma peine

Salut terre matée, terre dématée !
Ce n'est pas le limon que l'on cultive ici,
ni les fécondes alluvions.

C'est un sol sec, que mon sang même
N'a pas pu attendrir,
Et qui geint sous le soc comme une femme éventrée.

Le salaire de l'homme ici,
Ce n'est pas l'argent qui tinte clair, un soir de paye,
C'est le soir qui flotte incertain au sommet des cannes
Saoules de sucre.
Car rien n'a change

Les mouches sont toujours lourdes de vesou,
Et l'air charge de sueur.

Guy Tirolien.






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