samedi 29 juin 2013

AU SUJET DE LA SYMPATHIQUE VISITE DU PREMIER MINISTRE EN GUADELOUPE !




                                                         Photo F A.


ART. Bernard Leclaire


AU SUJET DE LA SYMPATHIQUE VISITE
DU  PREMIER MINISTRE
EN GUADELOUPE !



  Les temps sont graves nous le savons et nous le subissons des décennies depuis ! 
  Est-il besoin d’un lointain héros pour encore venir nous le dire. Nous vivotons de constat en constat et chacun pense exceller mieux que l’autre dans cet exercice de polichinelle ?
  Trop de constats tuent le constat … il faut aujourd’hui enfin de l’ACTION ! 

 Nos populations en ont marre de toujours entendre parler de visionnage de photographies qu’elles connaissent déjà !
L’immobilisme et l’empirisme ont sclérosé la France mais ils guillotinent  l’Archipel Guadeloupéen ! 

Est-il besoin d’un héraut pour nous annoncer l’explosion sociale ? Le cri de désespoir des jeunes monte désormais jusqu’au trône de l’enfer et le Diable lui-même s’interroge nous demandant ce que nous avons fait pour avoir droit à un héritage tel ?

La population est au bord de l’asphyxie tout comme en 1789 – les gens ont faim Monsieur le Premier Ministre – les familles sont disloquées puisque les pères sont au chômage et dans notre pays, être un chômeur est une tare !
Un homme qui ne peut soutenir le regard de sa femme et de ses enfants ne se sent plus un homme !
Cette notion du « père » est une donnée sociologique fondamentale dans la stabilité et le respect de nos sociétés. Il faut savoir qu’aujourd’hui l’homme Guadeloupéen va mal – il va très mal ! Le père déserte la maison puisqu’il n’arrive plus à joindre les deux bouts pour sa famille, il préfère s’enfermer dans un mutisme au lieu de pouvoir verbaliser son mal être et c’est bien là le début de la fin !

  Est-il besoin d’un Ministre de la République, fut-il le  Premier du nom pour une séance de courtoisie et de tourisme au pays où tout va mal, mille fois plus qu’en France ?
  Faire un tour en Basse-Terre, puis une descente sur Pointe-A-Pitre oui, c’est très bien ! Pousser la promenade jusqu’aux Abymes, la Ville la plus peuplée de Guadeloupe pour entendre un beau discours du Chef d’édilité, nous trouvons tout cela extrêmement sympathique et finir en apothéose à la Maison Départementale du Gosier, d’où l’on peut voir la plus belle vue sur la Darse, tout cela est très poétique … mais enfin Monsieur le Premier Ministre, qu’allons-nous dire à nos jeunes qui nous observent et qui attendent de nous les conseils d’adultes que nous sommes censés être ?

 En 2009, la Guadeloupe a poussé un violent cri de ras-le-bol allant au-delà d’elle-même et ce bien avant d’autres ! Elle a cette aptitude à sentir et à voir venir la tempête et quand elle crie c’est qu’elle a mal pour elle et pour les autres aussi ! 
 La situation est insoutenable et nous devons très rapidement nous mettre autour d’une grande table pour essayer de trouver des pistes qui pourraient immédiatement soulager les populations les plus démunies et nous forcer à traiter les urgences sociales afin d’éviter le pire !

 Les Politiques manifestement donnent des signes d’être dans l’impossibilité d’agir, on a malheureusement la certitude d’être en pleine léthargie ! Nous sommes inaptes à hisser « un rêve » aux générations futures puisque l’individualisme nous a gagné et l’esprit carriériste a envahi notre demain !

Jacques Cornano, Sénateur et Maire de Saint-Louis, vous a invité sur l’Île de Marie-Galante et vous n’avez pas jugé important de vous y rendre !
Sachez Monsieur le Premier Ministre que les Îles du Sud sont en train de mourir et qu’elles souhaitent de la République une stratégie de relance !
Nous ne sommes pas des mendiants et nous n’attendons pas la manne du ciel ! Nous sommes un peuple fier et nos Monuments aux Morts témoignent largement de notre contribution quand dans la maison France il y a eu le feu !

Alors Monsieur le Premier Ministre, allez dire à Monsieur le Président de la République que nous désirons un véritable Plan Marshall pour redynamiser nos petits pays qui méritent aussi le droit au bonheur !
Nous demandons une réflexion et un travail sérieux où tous les secteurs seront analysés pour la meilleure solution possible dans le respect de l’économie d’aujourd’hui.
Nous avons des solutions et de véritables perspectives d’avenir pour nos régions. La problématique de la jeunesse est un fait, mais concrètement qu’a-t-on déjà fait ou que fait-on pour prendre en considération la démoralisation de cette jeunesse ?

Le pire ennemi de l’homme est le statuquo et le laisser-faire !
Nous sommes en train de tuer l’Image de la Politique aux yeux de nos compatriotes de France et des DOM et TOM. Notre laxisme et notre inaction sont interprétés comme du mépris et nous sabordons chaque jour la noblesse de la cause politique. Le risque obscur qui nous pend au nez est ce pont d’or que nous ouvrons au Front National  pour les Présidentielles de 2017. Attention à ne pas jeter le bébé avec le bain !
 Vous vous attaquez à de gros chantiers sociétaux alors que l’économie est au bord de la faillite ! Ne serait-il pas possible de mettre le dynamisme et la ténacité de Madame Taubira au service de la relance économique du Pays ?

Avez-vous les bonnes personnes où il le faut réellement ?

La Guadeloupe n’a jamais été aussi malade et sa jeunesse tous les jours prouve qu’il y a urgence et péril en la demeure. Nous, pères et mères de famille de ce Pays, nous attirons solennellement votre attention sur cet état de délabrement afin que vous puissiez en témoigner vis-à-vis de Monsieur le Président de la République. Nous le répétons l’heure est grave, l’heure est très grave et il n’y a pas de temps à perdre !

Prouvez-nous alors qu’il était besoin de nous envoyer un J-M  AYRAULT pour commencer à entreprendre de vraies solutions contre la déliquescence chronique qui sévit dans l’Archipel Guadeloupéen !


Grand-Bourg le 25/06/13
                  Bernard Leclaire


samedi 22 juin 2013

Bernard Leclaire tacle les organisateurs du « Congres des écrivains de la Caraibe » 2013

            
                                

              TRAGI-COMÉDIE
              AUTOUR D'UN CONGRÈS ! 

         Un Congrès des Écrivains de la Caraïbe en Guadeloupe doit pouvoir répondre avant tout à une exigence supérieure, laquelle est de savoir en quoi il doit promotionner la lecture et les écrivains du pays.

      Ce Congrès des Écrivains de la Caraïbe est tout à fait louable et indispensable dans son essence même, mais force est de constater qu’il loupe totalement sa vocation première.

            Il ne doit surtout pas être ni le miroir ni de « biten » de certains !

         En effet, il s’agit-là dès le départ d’une Association, et nous étions tous conviés à sa création.

         A priori, on pourrait penser qu’il y ait de temps en temps des réunions ou des discussions sur la problématique de l’écrit ou de la lecture chez nous ou dans une autre région de la Caraïbe.

         On pourrait essayer de réfléchir sur l’illettrisme et sur l’alphabétisme qui existent encore de nos jours dans cet archipel !

        On pourrait supposer que cette structure puisse donner la parole à ses membres sur l’organisation des différents événements  à venir. Parce qu’il n’y a pas essentiellement un Congrès à réaliser avec un tel tremplin.

     On pourrait espérer aborder les problèmes véritables qui gangrènent l’émergence d’une véritable édition parce qu’il n’y a pas d’écrivains sans des moyens modernes de diffusion de l’écrit.

         La Guadeloupe souffre depuis trop longtemps de cette désorganisation or  des personnalités ont essayé de mettre en place une ligne éditrice digne de ce nom. Mais il faut le dire, l’édition coûte très chère et nous ne sommes pas suffisamment « lecteur » pour pérenniser une société d’édition d’où l’exigence d’une diffusion désormais orientée vers la promotion des écrivains et du livre hors de Guadeloupe.


          En tout cas, cette problématique exige une réelle réflexion avant de vouloir se croire le centre du monde.  
          Lors de la manifestation de ce Congrès plus de la moitié des écrivains locaux n’ont pas été invités et ne sont pas du tout informés sur cet événement ni en amont ni en aval.
         Y aurait-il dès lors une volonté délibérée de nuire à la parole de certains au détriment des autres ?
         La Guadeloupe est un panier à crabes  où l’odeur des morts en-dessous galvanise ceux d’en-haut, mais l’on ne construit aucun édifice sur des fondations de puanteur.
         On pourrait se mettre ensemble, lors d’un tel Congrès, pour aller jusqu’à la provocation de l’histoire littéraire. Pourquoi ne pas avoir cette volonté de créer ou de promouvoir un nouveau courant littéraire, sachant que la Créolité date du début des années quatre-vingt-dix et que notre sociologie depuis a nettement changé et nos exigences avec ?

         De tous les courants littéraires, du Doudouisme à celui des  Créolistes, aucun n’est né ni d’écrivains guadeloupéens ni de Guadeloupe !

         Tout temps littéraire est en droit d’être dépassé, cela s’inscrit dans le principe même de la dialectique de la pensée d’une société donnée. Notre léthargie politique refléterait notre léthargie de la pensée et nous nous retrouvons dans l’impossibilité de recréer nos rêves a fortiori de les réaliser.

         Il n’existe pas de transmission dans notre pays – les derniers à avoir eu cette démarche étaient nos pères et mères – mais il y a une génération intermédiaire qui n’existe que par l’embourgeoisement d’eux-mêmes et de leurs pensées superficielles !
         Un peuple d’égoïstes a pris place corps et âme, méprisants alors l’essence fraternelle et légendaire d’un pays post-esclavagiste qui, en 150 ans, aurait déjà pu hisser son étendard à la cime du respect. Hélas !

         Le pays aujourd’hui va mal et notre inorganisation amplifie le désastre. J’en appelle à un sursaut éthique et civique pour mettre enfin les forces en présence en totale synergie. J’appelle à une rencontre du dire et du lire afin que demain exorcise définitivement les rancunes et les rancœurs d’hier. Il y a un pays à construire  qui s’appelle Guadeloupe – soyons les dignes fils du devenir et non de la division ! Ce pays a plus que jamais besoin de ses enfants et de tous ses enfants !


         Nous nous retrouvons avec nos propres fonds en train de faire la promotion et l'apologie de l’écrit des autres, or nous n’avançons nulle part en ce qui concerne notre propre production culturelle.

         Il n’existe même pas ici un club de relecture pour aider les éditeurs – il n’existe même pas un journaliste littéraire capable d’interroger dans le fond un auteur sur son écrit – il n’existe même pas une émission littéraire télévisée digne de ce nom qui soit habilitée à recevoir un écrivain au sujet de son œuvre.

                   Lors des différents débats télévisés, on aperçoit souvent des psychologues - des sociologues – des politologues etc. … mais on n’a jamais le point de vue d’un écrivain sur tel ou tel fait de Société. Ce pays méconnaît totalement ceux qui font la dynamique de l’écrit – de la pensée et de la réflexion.

        Par contre, on est souvent invité en milieu scolaire à la rencontre des jeunes  et c’est une excellente initiative. Dieu merci, les clubs de lecture aussi fonctionnent bien et soutiennent les œuvres locales par une invitation au dialogue avec ceux qui osent encore lire et surtout acheter un livre !

         Tous les deux ans nous avons droit à un Congrès, mais personne n’est au courant de rien du tout – dont toute manifestation dans son intégralité est organisée et décidée par des individus qui ipso facto écartent le reste de ceux qui font l'énergie même de l’écrit dans ce Pays ! 

         Or ce magnifique concept pourrait servir de tremplin pour promouvoir et développer l’écriture en général en Guadeloupe – pays où il n’y a rien qui se fait substantiellement, où il n’y a aucune nouveauté dans l’air sinon la victoire perpétuelle de l’empirisme  et du statut quo !

         Cette entité justement servirait à la créativité, à la stimulation – à la motivation de l’écrit mais aussi pourrait et devrait être  un événement exceptionnel pour la promotion de l’art dans son grand ensemble et aussi  un moteur de mise en lumière des émergences et de toutes les bonnes volontés dans le domaine du tout culturel !

         Un Congrès qui serait basé sur le signe de l’ouverture – de l’échange – de la communication – de la fraternité – de la convivialité – de l’organisation du futur – de l’espérance et de l’optimisme.
         Au contraire nous assistons à l’enfermement, au copinage, à l’étroitesse d’esprit, au clan, au parti-pris, à l’écartement, à la mise en quarantaine, à la ségrégation, à la mesquinerie et bien sûr à l’échec.

         Ce pays est trop petit pour laisser s’accumuler la division  et la stratégie du suicide collectif à tous niveaux ! Respectons-nous d’abord et le pays se portera bien mieux.
         La littérature est par excellence une matière qui rend gloire à la « pensée » – à toutes les pensées – il est évident que nous serons toujours plus intelligents à deux que seuls.
        Avons-nous le droit de refermer la porte sur celui qui vient derrière nous ?    
         Avons-nous le droit de nous autoproclamer ?
        Avons-nous le droit de fonctionner en maîtres et seigneurs ou d’être victime et bourreau en même temps ? 

         Comment peut-on alors mettre en place un Congrès des Écrivains de la Caraïbe en choisissant un auteur des USA – quand bien même  ce dernier dans ses écrits ferait l’éloge de la culture caribéenne ?

         Je pense que s’il fallait inviter un écrivain américain, il serait plus normal d’inviter Toni Morrison qui est une incroyable romancière, universitaire et aussi éditrice.  En plus, elle est tout à fait abordable et elle se ferait un grand plaisir à venir découvrir les Antilles Françaises. C’est là, une démarche déjà entreprise avec le Service Culturel du Lamentin dans le cadre d’un Salon du Livre qui devait se faire en 2009.

         En ce qui concerne l’emplacement du déroulement du Congrès – quelle belle idée de l’expatrier jusqu’à l’Hôtel Fort Royale ? Jusqu’à Deshaies !
Nous avons déjà de gros problèmes à ramener vers la littérature les gens, si en plus, nous leurs demandons de faire 150 kms pour venir découvrir notre Congrès, comprenez bien qu’il n’y a pas mieux pour un Congrès fantôme.

         Il y a un lieu, à aménager certes, mais qui représenterait bien le nouveau « Temple de la Culture » en ce moment – il s’agit de l’ancien aéroport du Raizet ! Nous détenons l’excellence de la destruction ! Voilà un site complètement délaissé qui, réaménagé – et sécurisé, pourrait répondre extraordinairement à la rencontre et à la promotion de l’écrit, de la lecture et de tous les Arts dans notre Pays.

         Je rêve d’un lieu où le sculpteur pourrait échanger avec le peintre – où le musicien pourrait échanger avec le cinéaste – où l’écrivain pourrait échanger avec le dramaturge – où l’étudiant en journalisme pourrait partager avec l’essayiste – où le poète enfin pourrait transmettre aux politiques son désir de rêve !
      Notre pays est un pays où il y aurait trop d’individualités – trop de personnalités fortes au détriment d’un consensus – d’un migan – d’un konwa – d’un chodaj créateur et salvateur vers un collectif libérateur.

         Tout le malheur de notre société passe par cette cacophonie du désespoir de nous-mêmes et contre nous-mêmes – le jour où la Guadeloupe, où les Guadeloupéens comprendront qu’ils ont la Responsabilité de leur Terre et de leur conscience, alors aucun Monde ne sera plus monde que le nôtre et nous bâtirons notre part d’humanité dans un univers qui est essentiellement en manque chronique de fraternité et d’amour.

Grand-Bourg le, 13/05/13
       B. Leclaire  

mercredi 19 juin 2013

VOUS AVEZ DIT VIOLENCE !



                VOUS AVEZ DIT VIOLENCE !


Il est plus facile de haïr que d'aimer - celui qui n'a jamais reçu d'amour ne peut l'inventer méconnaissant alors pour toujours ce qu'est « être aimé » ! 
Le feu de la violence est et restera constamment le déficit d'amour ! 
Méditons !

Alors, pourquoi notre Pays sombre-t-il dans une violence aveugle ?

La première vraie raison réside dans notre incapacité à dire aux autres que nous les aimons et le plus triste est lorsque nous sommes dans l'impossibilité de le dire, mais aussi, de le transmettre, de le démontrer  parfois même, à nos propres enfants ! 
Un enfant à qui le père n'a jamais dit  "je t'aime" ne peut que se réfugier dans la violence et la haine de tous !
Nous sommes nos propres pompes à violence ! 
Arrêtons de toujours dire "oui c'est comme ça partout" ! 

Cette réponse laxiste justifie et banalise le crime !  
Méditons cela et indignons-nous !

La deuxième vraie raison de l’escalade de la violence dans notre archipel vient de l’énorme quantité de consommation de stupéfiants toujours aussi dévastateurs dans le cerveau de nos jeunes ! 
Si nous ne nous attaquons pas au fléau de la drogue nous ne réglerons jamais le problème de la violence et ce que nous voyons aujourd’hui n’est que le petit début de l’horreur qui nous attend !

La troisième vraie raison s’impose à moi par une interrogation : 
Y-a-t-il véritablement un pilote dans l’avion ?

Méditons ! Méditons !

BL 

19/06/13

Hommage à Monsieur Ludovic DARIN, dit FÉFÉ.

  Hommage à Monsieur Ludovic DARIN, dit FÉFÉ.     Il est des hommes dont la présence impose naturellement le respect. Monsieur  Ludovic DARI...