mardi 20 décembre 2022

En réponse à l’Intervention de Teddy BERNADOTTE - 40ᵉ anniversaire de l’Université des Antilles.

40ᵉ anniversaire de l’Université des Antilles.  

 

En réponse à l’Intervention de Teddy BERNADOTTE.


40ᵉ anniversaire de l’Université des Antilles.  

 

En réponse à l’Intervention de Teddy BERNADOTTE.

 

Cette intervention a retenu toute notre attention au niveau du CIPPA. Nous misons des lustres depuis sur l’excellence guadeloupéenne sachant, que dorénavant, nous ne pourrons compter que sur nous-mêmes afin de trouver les solutions véritables à nos problématiques.  

Ainsi, l’étroite collaboration de l’Université par rapport à la réalité du Pays, demeure un atout de réussite gagnant-gagnant.

  

Teddy BERNADOTTE a raison de souligner qu’aucune université digne de ce nom ne pourrait exister sans tenir compte de la photographie et des perspectives de son territoire. La mouvance du monde nécessite que l'on ait la capacité de s’adapter aux inévitables changements entrainés par la Mondialisation, voire de les prévenir. 

Les politiques publiques doivent s'établir sur cette expertise universitaire afin d’éviter de tomber en anachronisme par rapport au réel.

En effet, depuis plus de vingt ans, on en a grandement fait pour concilier savoir et savoir-faire. De la théorie, passons à la pratique. Nous rencontrons beaucoup de nos universitaires dans les différents cabinets de nos Collectivités. C’est une excellente réalité.

Assurément, nous souhaitons que cette corrélation soit encore davantage soutenue. La préférence à l’embauche de nos compatriotes est indispensable, à condition bien sûr, de créer le potentiel. Des colloques, des ouvrages, des associations… et autres, œuvrent déjà pour cette étroite relation entre les deux, mais il faudra concrètement aller plus loin. 

L’urgence est telle, que nous constatons quotidiennement et béatement l’abandon du Pays par notre population active, un fait dramatique qui devrait davantage nous apostropher.

  

Au CIPPA, lorsque l’on parle de « Souveraineté Alimentaire » comme levier pour définir notre secteur agricole, comme manette indispensable de notre économie, nous ne pouvons pas rester insensibles, soutenant alors étroitement de tels propos. Nous préférons tout de même parler « d’Autosuffisance Alimentaire », l’autre appellation serait un peu idéaliste, voire utopique. Cependant, la seconde nous semble tout à fait abordable par la mise en œuvre des mécanismes douaniers et fiscaux, traduisant ainsi une réelle préférence guadeloupéenne

Remettre en cause la ligne ou l’obtention de financements européens afin de promotionner l’Aide aux Jeunes Agriculteurs est un constat intelligent, même si, quelque part, nous choisissons un PTOM (Pays et Territoire Outre-mer) dans le changement statutaire de notre Archipel. 

Nous donnons autant à l’Europe qu’elle ne nous reverse, dans ce processus rien n’est gratuit. La totalité des actifs financiers, toutes les formes d’impôts confondues, octroi de mer, taxe sur la valeur ajoutée, budgets intrinsèques des Collectivités majeures ou de « La » Collectivité majeure à définir par un changement institutionnel, amendes, radars, sans compter les suggestions sur un pourcentage retenu sur la Française des jeux, notre fiscalité propre et autres… nous devrions largement être au-delà de notre actif financier du système actuel. 

Oui, nous garderons l’Octroi de mer. Cependant, nous porterons une grande réforme sur les taux attribués afin d’harmoniser une véritable relance économique aux services des Guadeloupéens. Il est très sérieusement question de créer une banque locale d’investissements dans le but de répondre aux grands défis de demain. 

Pourrions-nous, à ce point, plus longtemps laisser mourir les îles du sud ? De l’Université à l’existence, à la présence de nos cerveaux dans les postes du pouvoir guadeloupéen, certes une magnifique réalité, mais aujourd’hui ce facteur doit devenir un tremplin de réussite tangible et visible à l’œil nu.

 

La question qui me vient spontanément à l’idée est celle de savoir si nos différents élus prennent réellement en considération les conseils des Experts qui dispensent recommandations et feuille de route ? 

S’il s’agit d’avoir des universitaires à côté de soi comme porter un sparadrap sur une plaie afin de cacher la profondeur et l’étendue de la calamité, alors nous devons nous interroger sur la réelle stratégie du comment sortir de cette agonie ? 

Je dis qu’il serait temps que ces intellectuels se positionnent en véritables Politiques en place de celles et ceux qui parfois n’ont pas le réel désir du changement. Le moment que nous vivons nous impose une forme d’authenticité vis-à-vis des autres et de nous-mêmes.

Le temps de l’objectivité doit être à l’avant-poste de nos actions. Encore une fois, il ne s’agit pas d’entrer en guerre contre quiconque, le Pays est trop petit pour des guerres intestines.  Nous devons ensemble, nous mettre au service de la réussite et de l’excellence de la Guadeloupe. 


Pour ce faire, nos intellectuels encadrants au sein des Collectivités majeures peuvent conseiller les différents chefs d’édilité, qu’il serait temps de constituer un Groupe de Réflexion travaillant sur un Grand Congrès Constitutif qui déboucherait sur une ligne de changement institutionnel afin de créer une Assemblée Unique recherchant l’efficacité méthodologique pour « l'optimisation » de la relance économique globale de la Guadeloupe. Ce grand cadre fixé nous permettra d’envisager une feuille de route pour aboutir à une proposition statutaire pour l’Autogestion de notre Territoire. 

Sachant que la Guadeloupe est un Archipel, il conviendra par un « Conseil des Îles du sud Élargi » d’élaborer un système fiscal permettent à Marie-Galante, la Désirade et les Saintes de bénéficier très rapidement à un électrochoc économique afin d’enrayer immédiatement la déperdition des populations. 

Les Politiques ont la responsabilité première, avec les Universités, de créer les conditions de cette rencontre, de ce travail, de cette réflexion, de ce Brain-Trust… pour essayer enfin de sortir la Guadeloupe de sa léthargie. 

Le CIPPA se met au service des Guadeloupéens pour le rédactionnel d’une pré-loi Organique avec toutes les Entités, individualités et autres… qui voudront bien se joindre à ce Collectif de Travail pour rendre la copie de la Guadeloupe de demain sur la table de l’État français.


Nous ne cultivons aucun traumatisme à ce sujet et cela fait longtemps que nous avons préparé cette indispensable étape de notre Pays. En effet, nous savions avant d’autres (humblement) que tôt ou tard, il n’en serait pas différemment dans la dialectique des évènements à venir.  Le pire serait d'accepter, bon gré malgré, une Autonomie forcée où nous n’aurions pas cette respectabilité de nous-mêmes à proposer la ligne verticale en adéquation avec les doléances de notre population, nous permettant alors de rester en stature debout, face à l’horizon des grands enjeux déjà là.

  

Un Pays qui ne rêve plus est un Pays qui se meurt. Cher Teddy, je compte sur toi pour promouvoir cette grande fraternité autour de la table résurrectionnelle de notre quête légendaire de Dignité. 

 

Pon moun pa pli moun ki nou !

 

 

An nou las fè bigidi, I lè pou nou sav sa nou vlé !

 

 

Bernard LECLAIRE 

Président du CIPPA.

 

Grand-Bourg le, 20/12/22

 

lundi 21 novembre 2022

POUR QUI PRENEZ-VOUS LES MARIE-GALANTAIS ?



POUR QUI PRENEZ-VOUS LES MARIE-GALANTAIS ?


Si nous paraissons gentils, il ne faudrait pas, pour autant, nous faire passer pour des imbéciles.

Il y a six mois de cela, l’État dépêchait une Préfète sur Marie-Galante pour faire un diagnostic général des problématiques majeures dont le but serait de porter des solutions afin de sortir l’île, au plus vite, de sa longue agonie.

Un énième diagnostic, pour quoi faire ?

Lorsque l’on connait, à première vue, les grands freins au développement de l’économie de cette île, par suite de trop nombreux états des lieux, de rapports et que sais-je encore..., déjà existants ? Il y a trente ans que cette île se meurt et ce n’est plus un cas d’école, de savoir qu’il va définitivement falloir consolider et optimiser la filière « canne-sucre-rhum ». Cet effet d’annonce défonce des portes ouvertes pour constater que l’eau de mer est belle et bien salée.

Marie-Galante est un terroir riche et sain en matière du développement agricole. Elle a eu cette miraculeuse chance de n’avoir pas été infectée par la chlordécone, d’où une perspective d’amplification jusqu’ici, pas suffisamment prise en compte par la haute autorité. Ce n’est pas pour rien qu’elle a démontré « an tan Soren », qu’elle était le grenier vivrier de la Guadeloupe.

Dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, elle supportait le besoin en pois-de-bois des Îles du Sud et de la Guadeloupe. À un point tel, qu’il a même été inventé sur cette île, une machine à écosser le pois d’angole. Nous achèterons hélas, pour la Noël à venir, des pois-de-bois venant du Costa-Rica !

Qu’en est-il de toute cette dynamique aujourd’hui ? Qu’a-t-on fait pour pérenniser la filière ?

Je me souviens encore d’une époque, où la ferme de VIDON desservait le besoin en viande et sa production en lait frais, mise en sachet sur place, couvrant l’intégralité de la demande locale.

Qu’en est-il aujourd’hui de cette ferme pilote ?
Ne serait-il pas possible d'agir pour qu’elle renaisse de ses cendres ?

Évidemment, on n’a pas pu et surtout pas su gérer l’Abattoir, le seul de l’île, aujourd’hui hélas, définitivement fermé. Cet abattoir inauguré en grandes pompes avec les ustensiles les plus modernes et les plus performants de l’époque.

Jadis, je me souviens encore de cette période, où ce lieu d’abattage se trouvait derrière l’hôpital Sainte-Marie. Lieu où tous les bouchers du pays se

retrouvaient afin, bon gré malgré, d'activer une économie qui permettait, tout de même, à des familles entières d’exister.

Ce même abattoir fut transposé au lieu-dit la Cible. On peut le comprendre, l’ancien était situé derrière un hôpital et une décharge publique à ciel ouvert. Celui de la Cible était déjà bien plus moderne que le premier. On sortait du Moyen Âge pour passer dans le luxe. Il fonctionna des années durant, mais contre toute attente, l’intégralité des ustensiles disparaissaient en catimini, au grand désespoir du SYVOM ou de notre Communauté des Communes. De plus, on avait fini par le rendre obsolète, dès lors dédaigné de tous par le manque d’entretien et de suivi.

Par ailleurs, on se souvient encore, lors d’un fameux reportage TV, de l’horreur constatée de la technique d’abattage à l’ancienne et des conditions d’hygiènes de cette structure, devenue une honte monumentale pour Marie- Galante. C’est alors, avec grand plaisir que ce nouvel abattoir flambant neuf a vu le jour, non loin de l’emblématique Usine de Grand-anse.

Malheureusement, on a pensé budget de construction en oubliant totalement l’essentiel, c’est-à-dire le fonctionnement. Cette structure complètement abandonnée et fermée, est devenue un furoncle sous le nez des responsables de la Communauté des Communes de l’île. Conséquence, alors que je vous parle, je confirme, Marie-Galante ne dispose pas d'abattoir et les éleveurs doivent acheminer leur cheptel par péniche vers celui du Moule. On comprend ainsi la belle intelligence rendue pour le prix d’un kilo de viande locale, revenue à son point de départ. Or, les politiques ont la lourde tâche de combattre la vie chère, objet des évènements de 2009.

Que fait-on depuis ? 

Que propose-t-on pour permettre la restructuration et le réel développement de la filière viande et élevage ?

Comment peut-on, un seul instant, concevoir le développement moderne d’une île de 12 000 habitants, fonctionnant de manière descente sans un abattoir ? On a indirectement légiféré et authentifié l’abattage sauvage à l’ombre des manguiers. On ira dire après, que les Marie-Galantais sont des sauvages et autres...

De plus, il y a tout de même un paradoxe qui me glace le sang, quand je pense à mon île. Je me dis que les Marie-galantais anciennement étaient certes moins instruits, mais force est de constater, avec un recul certain, que le Pays fonctionnait mieux. Nous étions aussi davantage respectés et le bon sens guidait nos actions.

Dans le domaine de la médecine, nous avons encore en tête le nom de certains grands médecins et chirurgiens qui ont sauvé bien des habitants de cette île par suite de maladie ou d’accident grave. L’hôpital Sainte-Marie carburait, la Polyclinique Saint-Christophe, les officines, les cabinets médicaux, les dispensaires aussi, etc. ... et l'on se rendait sur la Guadeloupe vraiment pour les cas les plus graves. Maintenant, c'est l’hélicoptère qui transfère nuit et jour les personnes vers le CHU de Pointe-A-Pitre.

Comment peut-on, narquois, assister à la fermeture de l’Hôtel COHOBA, revendu à l’encan comme une viande avariée ? Attirant dès lors, tous les flibustiers et charognards du monde.

Comment peut-on accepter la fermeture de l’Hôtel CAP RÊVA, à Capesterre, la structure posée là, comme une honte lugubre, emblème de notre léthargie et de notre immobilisme ?

Lors des récentes Élections Municipales et Régionales, on a entendu parler d’un chantier de modernisation de l’appontement de Grand-Bourg, nous sommes en fin d’année 2022 et rien ne se fait. On en a assez de ces effets d’annonces, nous prenant pour des abrutis sans réflexion aucune. J’aimerais bien savoir où en est ce projet ?

Je vous invite maintenant à prendre votre voiture en parcourant la montée de Lalane ou de Beaufils, l’élagage depuis des décennies n’est pas fait, les arbres se touchent des deux côtés des abords de route en arrachant les fils électriques qui dorment parfois tranquillement à même la route, des mois durant. Si un Pays n’arrive même pas, même plus, à maintenir l’esthétique de sa nature, la sécurité des habitants, le nettoyage et l’hygiène de ses espaces... alors, nous pouvons sérieusement mettre en doute l’idée d’un quelconque développement économique.

Des personnes ont brigué des postes politiques dans un esprit de revanche futile et hypothétique comme un leitmotiv existentiel, au détriment d’un Projet réel, d’un Programme tangible pour sortir cette île du macabre et de l’assistanat de sa population. Quid des jours, des mois et des années à venir... faudra-t-il le chaos pour s'apercevoir de l’horreur et du lugubre qui, sournoisement, s’installent ?

Quand allez-vous enfin ouvrir les yeux ?

Je n’en dirai pas davantage sur cet horrible parcours visuel à ciel ouvert qui traduit la morosité dans laquelle se trouve cette île. Je souhaite revenir sur cette mission du constat de la porte ouverte opérée par une Préfète, pour essayer de nous décrire mieux que nous, ce que nous vivons depuis des décennies et que d’aucuns ne cessent de dénoncer. Tout cela, après six mois, pour déboucher sur le simple fait, qu’il va falloir développer la filière « canne-sucre-rhum ». De qui se moque-t-on ? C’est un scandale et une honte intellectuelle.

Comment redispatcher la motivation pour cette relance ? Quels sont les moyens ? Quel budget ? Géré par qui, et comment ? Quelles sont les modalités d’avancer et de surveillance de cette entreprise ? Sur quelle durée et, à quand le changement espéré ?

Au sujet de l’Usine de Grand-Anse, j’aimerais aussi savoir où l'on en est, s’agissant de la fameuse enquête sur l’explosion de la chaudière ? Accident ou sabotage ? De même, où en est-on, concernant la réalisation de l’Unité Centrale produisant l’énergie électrique nécessaire pour pérenniser le bon fonctionnement de l’unité sucrière ? Cette belle idée de l’indépendance énergétique de notre île ? Est-ce subitement devenue une chimère ? Notre Préfète ne dit mot sur tous ces sujets, mais les Marie-galantais sont très accueillants, l’île est attachante... blablabla !

Qu’en est-il du développement des relais pour la diffusion d’un réseau téléphonique qui couvre toute l’île ? Développement touristique certes, mais le téléphone portable ne passe même pas en allant simplement à Capesterre ; a fortiorià l’intérieur des terres? Les mêmes interrogations sur la propagation d’Internet sur tout le territoire, encore trop de zone blanche à une époque où, tous les documents administratifs et bancaires se font sur le Net ?

On a refait, à coups de millions, la piste d’atterrissage en revoyant l’éclairage nocturne et le goudronnage de l’espace. Cependant, on a en amont et en aval totalement oublié l’inexistence d’une Compagnie Aérienne digne de ce nom, pour assurer la desserte rationnelle de la destination. On continue à mettre la charrue avant les bœufs, autant de dépenses pour deux coucous qui se posent aux Basses.

Notre Préfète s’est-elle rendu compte de toutes ces problématiques ?

L’argent public gaspillé sans réflexion aucune, et le Pays est toujours dans la stagnation à cause d’individus incapables de la moindre pensée constructive. Je n’ai rien contre le moulin de Bézard ou autres..., mais quand des familles restent, en 2022, sans adduction d’eau potable, sans électricité et sans une totale couverture du téléphone portable, je dis qu’il y a des urgences ?

Par ailleurs, on a récemment parlé de l’éventuelle fermeture de la Sécurité Sociale sur l’île et voilà maintenant, que se rajoute le spectre du départ aussi, des Impôts. Bonjour les dégâts, lorsque les Marie-Galantais vont devoir aussi systématiquement se déplacer à Blachon pour le moindre petit problème d’impôt, sur le revenu ou de taxe foncière. A ce moment, il faudra alors s’attendre à l’amplification des difficultés en matière de droit de succession et l’indivision regagnera du terrain, sclérosant davantage les perspectives de modernisation de l'île.

Le lycée Hyacinthe BASTARAUD est en sursis, faute du nombre d’élèves requis. L’absence de natalité et le dépeuplement galopant ne vont pas améliorer la situation si nous n’agissons pas pour inverser la courbe. De plus, la Communauté des Communes, elle-même, dans ces offres d’emploi, a déjà amorcé une forme d’interversion par la mélanine, accentuant ainsi, le trou démographique des autochtones. Nous assistons, en effet, à un remplacement systématique du personnel par des individus essentiellement de l’hexagone. Attestant alors, consciemment ou inconsciemment, que les locaux sont des incapables. Il n’y a pas pire suicide collectif programmé que celui de désavouer ses propres frères, son propre peuple, aux yeux de soi-même et des autres. Comment peut-on, à ce point, devenir le propre bourreau de sa terre ? Quid de la question de la DIGNITÉ ?

Je dis qu’il n’y a pas de fumée sans feu, cette stratégie d’annoncer des malheurs afin d’appuyer inconsciemment, par anticipation, sur le bouton maléfique de l’inacceptable, pour finir par rendre le pire "acceptable" dans l’inconscient des gens. Un Pays où l’on serait même capable de dédiaboliser le diable en personne, dans le but de le faire passer pour un saint. Dans cette culture de l’échec, il faudrait un jour se poser la question : qui profite du crime Qui cherche à nous vendre la mort de notre île ?

Des décennies durant, nous avons vu le Pays se vider, alors que nos représentants locaux n’ont jamais osé imposer sur la table des réflexions ce sujet pourtant, on ne peut plus crucial. Il fallait d’urgence, essayer d’en débattre avec tous, pour tenter de trouver, au plus vite, des solutions afin d'arrêter cette hémorragie de la désillusion.

En ce sens, comment comprendre et supporter aujourd’hui, depuis quatre ou cinq ans déjà, qu’il n’y ait aucun Service Maternité dans cette île ? Marie-galante serait-elle réduite à n’être définitivement plus qu’un mouroir à ciel ouvert ?

Comment concevoir un seul petit instant, l’idée même qu’il n’y ait plus aucun Marie-galantais qui naisse sur ce territoire ? Quand on connait la fierté de ce peuple, à battre son estomac et à crier dans le blanc des yeux d’autrui, « Je suis Marie-Galantais » ! An sé moun mawigalant, moun lanklo !

Comment ? Comment accepter cela ? Encore une fois, à qui profite le crime ?

Il faut désormais avoir le courage de le dire, le Pays régresse et sombre sans mot dire sous le regard « fouté-pa-mal » de ceux qui en ont la charge. Les mêmes qui s’esclaffent et ont l’air tout à fait satisfait de cette banqueroute programmée.

Madame la Préfète, je ne mets pas en doute votre bonne volonté, il est vrai que l’île est gracieuse et attachante, mais il faudrait bien plus aujourd’hui, pour remettre ce Pays sur les rails du modernisme.

Dans le cadre du changement Institutionnel et très probablement Statutaire qui vont devoir suivre sous peu, en Guadeloupe, il serait urgent de concevoir une réflexion consensuelle pour optimiser le concept des Îles du Sud qui, jusqu'ici, n’a jamais fait l’objet d’une profonde et moderne pensée, suffisamment virile afin de combattre les mauvais temps à venir.

Le champ de tous les possibles doit enfin s’ouvrir, si nous ne voulons pas disparaitre dans le demi-siècle à venir. Je n’y serai pas, mais d’aucuns par-delà le temps, oseront répéter haut et fort, que je l’avais dit.

Bernard N’DENDÉLÉ LECLAIRE

Président du CIPPA 

Grand-Bourg le, 12/11/22

mercredi 29 juin 2022

En réponse à la question de Fred le Breton : Faut-il tuer l'Octroi de mer ? ...






En réponse à la question de Fred le Breton : 

 

Faut-il tuer l'Octroi de mer ? ...


  

Tu mets le doigt là, où ça fait mal. On parle, en effet, beaucoup de vie chère en introduisant souvent cette usine à gaz qu'est l'Octroi de Mer. Le commun des mortels n'y comprend pas grand-chose et pire, il ne cherche pas non plus à saisir ce qu'il en est. 

Tu as raison, il faudra encore et encore revenir sur l'explication afin de porter tout de même un brin de savoir à la masse. 

 

Pour venir sur le sujet, la Guadeloupe de demain usera encore de l'Octroi de Mer. Article 73 ou 74 et même avec un statut de PTOM, il n'est pas dit qu'il ne faudra pas changer l'appellation de cette taxe pour la rendre plus transparente et plus visible dans l'essence de son objectif. Le but est d’en faire un tremplin de développement pour le territoire. 

Il faudra bien sûr un réaménagement des taux appliqués en baissant et parfois même en exonérant totalement certains produits locaux dans le but de promouvoir la petite industrie de transformation afin d'atteindre l'autosuffisance alimentaire. Pensez au développement de l’Agriculture. 

 

Cela sous-tend de réviser l'Octroi de Mer Régional dans le but de pouvoir la réinjecter au profit d'un vrai développement économique du Pays. Pourquoi pas, la création d’une Banque d'Investissement guadeloupéenne pour aider notre jeunesse dans l'Entrepreneuriat et simultanément chercher à casser les monopoles trop longtemps établis. 

 

À mon avis, ce n'est même pas l'Octroi de Mer qui est en cause lorsque nous méditons sur ce sujet. En réalité, il y va de se poser la question de savoir à quoi sert réellement cette manne qui vient booster le budget de la Région pour s'octroyer électoralement les Maires de Guadeloupe en assurant ainsi une réélection ?  En plus, nous ne voyons pas cet argent dans notre quotidien, la Guadeloupe est en berne et les élus en place ont perdu le piédestal de l’espérance et du respect. 

 

Tu parlais de « bonne » utilisation des recettes, en effet, tout le sujet est là. Il ne suffit pas d'avoir des fonds. Par ailleurs, il n'a jamais eu autant d'argent en Guadeloupe. La masse monétaire circulante est supérieure à celle de la Martinique. Il s'agit alors, surtout, de savoir Comment, Quand et Où l’utiliser ?  Il y a trop de dépenses inutiles en Guadeloupe. Nos élus pèchent par manque de lucidité. Comment concevoir un MACTe sans, a priori penser au budget de fonctionnement ? Comment construire un Centre des Arts se heurtant sur un différentiel si important quant au coût ? Toutes ces sommes offertes à des Associations qui ne finissent jamais leur mission ? On ne vérifie pas ce que font les Associations et après, il est trop tard. Un agent du Département ou de la Région doit venir sur place contrôler la comptabilité à la suite des subventions. 

 

Je crois que notre vrai problème demeure dans la transparence, le sérieux et la vocation première imposée, éthique et morale d'œuvrer pour un développement économique endogène de cet Archipel. 

Nos élus depuis plus de trente ans dirigent le Pays au quotidien et au rythme des élections qui se succèdent. Jamais nous ne parlons de PROJET, de plan certes à court, mais surtout à moyen, voire à long terme. Qui parle d'une GUADELOUPE dans trente ou cinquante ans ?  

Personnellement, je n'en connais pas sinon le CIPPA qui clame explicitement une urgente de sortie du 73 en passant progressivement par le 74 vers un statut d'Autonomie et plus précisément celui de (PTOM) Pays et Territoire Outre-Mer. Ce nouveau statut permettra de sortir des contraintes du territoire douanier européen, donnera au pays Guadeloupe la possibilité d’avoir une compétence douanière et fiscale :

·      FISCALE : pour récupérer de nouvelles recettes qui sont perçues, actuellement, au profit de l’État (TVA, Droit Annuel de navigation, cotisation sur le sucre, etc.) et également au profit de l’UE (Droits de douane, prélèvements agricoles, etc.).

·    DOUANIÈRE : pour limiter les effets dévastateurs du libre-échange mondialisé que nous impose notre intégration à l’Union européenne.

 

Cela n'empêche pas de trouver des passerelles pour certains partenariats, voire certains financements avec elle.  Il faut rompre avec cette concurrence déloyale du tout permis par l'Union. La France elle-même, ne décide plus de rien d'où le retour en force des Nationalistes. Nous n'avons pas les épaules assez larges pour cela et notre économie dépourvue de structuration et d'organisation rationnelle est une porte ouverte à tout venant. Or notre population est sclérosée économiquement sur place d'où la fuite de notre jeunesse et une partie de notre population active. Le Pays se dévide, la dénatalité s'accroît et le vieillissement deviendra pour l'avenir un handicap majeur.  

 

Oui, comme le dit Alain Plaisir, le sujet est plus complexe que l'on ne le croit et pour le régler il faut aller davantage en profondeur pour peser les vrais tremplins de l'émersion d'une économie guadeloupéenne. 

Il faut aujourd'hui quantifier le total global de l'Impôt sur le Revenu, le total global de l'impôt foncier, amandes et taxes etc. ...directement versés à l'État. (J'avais un chiffre, je ne sais pas s'il est encore juste de 175 millions). Le budget aussi de la TVA qui, je crois, est de 400 millions. L'Octroi de Mer global, on m'avait précisé 300 millions. Il nous reste à récupérer un pourcentage sur le volume du Chiffre d'Affaires joué à la Française des Jeux par nos populations. Imposez une Taxe Carbone à nos grands Concessionnaires, de même sur le pourcentage du CA de l'Industrie Automobile en Guadeloupe. Avec ces histoires de Radars, il faudrait là, aussi grâce au nouveau Conseil Territoriale (si la GUADELOUPE ose changer de statut) faire preuve d'une parfaite maîtrise du budget en allant chercher des nouvelles recettes afin de doter le Pays des voies et moyens d'une économie performante.  

 

Il sera aussi question de se réapproprier d'urgence notre Géothermie en exigeant à la société ORMAT que le CT devienne actionnaire dans l'affaire de Bouillante. Cette société, il y a deux ou trois ans, a déclaré six millions de bénéfices et depuis plus rien en public. Silence radio ! 

Pourquoi ? Y a-t-il des journalistes en Guadeloupe ?  

Quand on effectue une analyse des recettes possibles pour le Pays, nous sommes au-dessus du budget alloué à nos deux Collectivités majeures. Pour revenir le sujet, l'ODM ne doit pas renflouer le budget de fonctionnement des Communes. Clairement, il ne doit pas servir à des fins électoralistes pour rémunérer des salariés dont le but est de constituer de la chair à voter pour le Maire en place. 

 

En parlant de l'Octroi de Mer et en sortant de l'Octroi de Mer, on s'aperçoit que les Guadeloupéens ont peur d'eux-mêmes. Il s'agit de traiter en profondeurs nos carences en osant les regarder en face. Ayons un PROJET à long terme dans l'ambition de notre Avenir. Assurément, ce statut sera plus dans l'efficacité et le résultat. Il y aura la qualité et non la quantité. Le nombre de politiciens globalement ayant mandat dans ce pays sera divisé au moins de moitié. On comprend alors aisément d'où vient cette hantise de rester dans l'immobilisme quitte à prendre délibérément le risque d’aller jusqu’à tuer le Pays. 

 

          Serions-nous devenus nos propres fossoyeurs ? 

 

          Bernard Leclaire. 


          G B le, 29/06/22.

mardi 8 mars 2022

MON HUIT MARS POUR LA FEMME


Mon 

Huit Mars pour la FEMME 


Mon 

Huit Mars pour la FEMME 

 

Mon Huit Mars pour la Femme

Un jour de tous les jours

De chaque année

Et 

Aussi le temps d’une vie

Pour un état permanent 

Dignité – Amour – Respect 

Ô toi

Mère

Épouse 

Sœur

Fille

Petite-fille

Amie

Simplement Femme

Malheur à celui

Pour qui l’on doit encore expliquer l’évidence

La vie est Vie

Et 

Ne vit que par la femme matricielle

Déesse du lendemain 

Thaumaturge de la naissance

De la renaissance 

Et 

De la survie des humanités

Malheur à celui qui ose

Profaner la symbolique divine

De celle qui depuis la nuit des temps

Éclaire les profondeurs de l’éternité

Tout homme existe

Grâce à une femme

Et 

Tout homme est déjà mort

Même vivant

Sans le second souffle de l’élévation

Insufflée par l’âme-sœur

Devenant 

Indispensable pour admettre une destinée supérieure 

Un jour pour la Femme

Un jour pour toutes les Femmes

Je dis 

Un monde pour la Femme

Hypocrite lecteur

Non mon semblable à la verge cassée

Dont le cérébral infâme

Nourri par la cécité lugubre

Perpétue la sauvagerie

Le macabre 

Et 

L’avilissement de l’homme

Quand comprendras-tu alors

Ta mission sur cette terre

Quand verras-tu enfin

Que ta vraie délivrance

Passe au travers du cristallin argenté du sexe féminin

Là où est le regard d’une femme

Est là où réside la diction du grand barbu

Dieu se niche dans les prunelles étincelantes

De toutes les filles de l’univers

Et 

Le paradis lui-même ne serait pas

Cet ésotérisme espéré sans présence féminine

Là où est la Femme

Est là où est l’Existence

La beauté

L’émerveillement

La transcendance

Le sur-moi

Les yeux pleurent d’ivresse

De pétillements

De réincarnation

Et 

De transmutation

Parce que la femme est le passage

Ce trajet illuminé

Jusqu’à la dernière porte

Elle est serrure et clé d’ivoire 

D’un ici vers un au-delà

Elle est là 

Pour nous transmettre le miroir de nos échecs

Autocritique difficile

Mais essentielle

Que serions-nous sans elle

Le père de tout

Dans ses plus grands desseins pour demain

Nous l’exige

Comme ultime témoin de nos malheurs 

Et 

De nos réussites

Elle est cette petite voix

Qui chuchote souvent le futur réel

L’homme

Ce bipède vaniteux

À l’ego de son cou

Il s’étoufferait de sa propre salive

À toujours croire 

Qu’il est maître de tout

Le centre de l’univers

Les amazones en cadence avancent

Et …

La barbarie masculine se noie

Inexorablement 

À ne point voir

Que les temps ont changé

Le sablier renversé

Cette turbulence durera encore un temps

Mais

Le sexe durant trop longtemps

Dit faible s’imposera

Et 

L’homme

Certains hommes seront de plus en plus

Malheureux et émasculés dans une Cité

Dès lors organisée par le nouveau sexe triomphant

Malheur à ceux

Qui n’ont pas compris

Qui n’ont pas vu

Qui n’ont pas su

Que ce qui est en haut

Ne l’est pas 

Et 

Ne le sera

Jamais de manière définitive

L’heure de se tenir par la main 

Ensemble tous solidaires

Est déjà-là

La Femme n’est plus une femme 

Elle est plurielle

Multiple 

Elle est quintessence

Âme 

D’une nouvelle spiritualité établie

Complexe 

Terre 

Arbre

Fleurs 

Feuille

Fruit

Comme dit « ses airs »

Belle comme l’oxygène naissant 

 

 

 

Bernard N’DENDELE Leclaire 

GB le, 08/03/22

 

À ma Mère, Bernadette 

Mon Épouse, Katty

Ma fille, Karla

Ma belle-fille, Célia 

Ma petite-fille, Lou

Et 

Toutes les Femmes de ce monde. 

 

 

 

 

 

 

Hommage à Monsieur Ludovic DARIN, dit FÉFÉ.

  Hommage à Monsieur Ludovic DARIN, dit FÉFÉ.     Il est des hommes dont la présence impose naturellement le respect. Monsieur  Ludovic DARI...