dimanche 19 août 2012

Tribune des débats 26/5/2009 Bernard Leclaire La Guadeloupe n’est pas un état souverain !


Tribune des débats 26/5/2009 Bernard Leclaire


   La Guadeloupe n’est pas un état souverain !


GUADELOUPE. Grand Bourg de Marie Galante. Mardi 27 mai 09. Caribcreole.com. L’écrivain Marie Galantais, Bernard Leclaire, après tant d’autres contributeurs , analyse à son tour ce qui s’est passé au Conseil Général  le 7 mai dernier.   Rappelons cependant, que Jacques Gillot a convoqué un nouveau congrès les 23 juin prochain.






         RÉFLEXIONS SUR 

LE « RÊVE » GUADELOUPÉEN !



Publié le mardi 27 janvier 2009 16:44

Ce qui se passe aujourd’hui dans notre Pays de Guadeloupe n’est que la résultante de la faillite des politiques publiques jusque-là menées, calquées sur des modèles extérieurs et en complète inadéquation avec les réalités historiques, géographiques, sociologiques, culturelles… Pour les avoir ignorées, le pays se trouve aujourd’hui confronté à une situation désastreuse dont  nous ne mesurons pas l’ampleur. 
     Pour mieux les appréhender,  quelques réflexions s’imposent. 
     La Guadeloupe est sous pression depuis vingt ans. De l’amélioration du niveau social qui s’imposait dans les années soixante, on est passé à un autre extrême, cette pseudo modernité d’aujourd’hui, sans se soucier du mal qui se répandait autour.
     A-t-on seulement pris le temps de s’interroger sur ce qu’il convenait réellement de proposer ou mieux d’interroger les intéressés sur ce qui leur convenait ?  
     Cette perte de temps supposée de la part d’une élite au pouvoir, sans vision sur l’avenir et obnubilée par le modèle dominant révèle aujourd’hui la profondeur du gouffre qui sépare les attentes du peuple du modèle qui lui est proposé.
     On a pensé à ériger des tours de béton comme des étendards de succès politiciens mais on a oublié l’homme, l’Homme Guadeloupéen et l’âme guadeloupéenne ! 
      Le « rêve » Guadeloupéen, n’est-ce pas la naissance d’une conscience guadeloupéenne et n’est-elle pas d’ailleurs de la responsabilité de Tous ?
     Ce rêve a été mis à mal par un misérabilisme entretenu, et une répression farouche de toute tentative de remise en cause de l’exploitation coloniale, par le pouvoir.
     Tout cela n’a pourtant pas empêché l’éveil des consciences auquel on assiste. Et de ce fait, je crois que notre plus belle performance depuis, est la réussite intellectuelle amorcée depuis les trente dernières années.
         On voit désormais le Monde tel qu’il Est !  
         Plus personne n’est dupe ! Où l’on grugeait nos aînés, les générations d’aujourd’hui ne l’acceptent plus !
         D’ailleurs, cette évolution des intelligences est mondiale !
         L’Homme en général n'autorise plus n’importe quoi et tout le monde aspire dorénavant au « droit à l’existence » et le Guadeloupéen aussi ! 
     La Société de consommation a investi l’esprit des adultes mais surtout de nos jeunes qui ne connaissent malheureusement, que cette vie-là ! 
     Nos enfants ne savent pas ce qu’est d’aller « charroyer de l’eau des mares » pour la toilette matinale.
     Nos enfants ne savent pas ce qu’est d’apprendre les leçons à la lumière de la bougie.
     Nos jeunes ne savent pas ce qu’est la valse matinale des tinèt, et autres …j’en passe.
     D’où leur impossibilité naturelle à accepter la situation qui perdure et qui empire sans la démonstration surprenante de leur insatisfaction sociale.  
     A une époque, on partait en Métropole faire des études dans l’unique objectif de revenir au pays pour faire progresser sa terre natale.
     Depuis une dizaine d’années la donne a changé. La nouvelle génération part faire des études au Canada, aux Etats-Unis, dans la Caraïbe …mais dans l’esprit de s’établir à l’étranger.  
     POURQUOI ?
     C’est un signe fort qui signifie que le Pays ne retient plus ses enfants. La crise économique et le chômage endémique qui sévissent depuis quelques années ont désormais fermé les portes de l’Avenir. 
     Nombreux sont les couples qui plient bagages pour retourner vivre en Métropole ou ailleurs.
     Beaucoup d’Antillais qui atteignent l’âge de la retraite en France, ne reviennent plus passer leurs vieux jours dans leur pays d’origine. 
     Ce sont-là, des paramètres qui devraient nous imposer maintes réflexions ! 
     Le fait que les Îles du Nord soient passées en Collectivité n’est pas une simple question administrative !  
     Le fait que les Îles du Sud commencent à affirmer leur ras-le-bol avec la Guadeloupe n’est pas un simple phénomène de mode !  
     Posons-nous encore une fois des questions ?  
     On a trop la monomanie du laisser pourrir.  On pense toujours que l’autre est un ignare en face, et que l’on a la science infuse. Cette attitude pousse toujours au conflit et lorsque la situation explose, il est déjà trop tard ! 
     Avons-nous toujours la communication adéquate pour désamorcer et éviter que les choses ne dégénèrent ? Avons-nous le sens de l’anticipation ? 
     Nous aimons les bavardages et les situations conflictuelles. C’est même un héritage français dans lequel nous excellons !  
     C’est dans un esprit de combat de chefs, de gros bras, où personne ne gagne, et surtout pas le peuple guadeloupéen, que nous cherchons toujours à régler les problèmes. 
     Il faut croire que les Politiques successives issues de l’hexagone depuis la départementalisation se sont bornées à vouloir transposer un schéma macro-économique dans un archipel microscopique. Or il se débat chez nous une micro-économie basée encore sur des signes forts d’un schéma esclavagiste.  
     Notre micro-économie vit de la monoculture de la canne à sucre où il n’existe aucune autre forme de production exportable, viable et capable d’auto nourrir la population.   
     Tout est basé sur le jeu pervers de l’importation !
     Incapable de s’auto suffire, la Guadeloupe est esclave de la France, cette  mamelle nourricière indispensable alors à sa survie alimentaire.  
     Cette terre n’est plus que le théâtre de toutes les expérimentations consuméristes pour des développements à grande échelle vers le marché national.
     Nous ne sommes plus qu’une vitrine capitaliste pour un système qui se veut  mondialisation  et planétarisation. 
     Est-ce à croire que la Guadeloupe puisse résister, survivre ou se développer avec un tel dessein ?  
     La Francité veut depuis la décolonisation nous intégrer et pourquoi pas nous absorber parce que probablement nos Politiques n’ont jamais su jusqu’ici réfléchir à un Modèle de développement économique Guadeloupéen.
     Etre partenaire de la France ne signifie pas le rejet de la France ! Il serait  grand temps que la Guadeloupe fasse des propositions fortes sur « SON CHOIX » de développement économique, social et culturel.  
     Revenons à notre Jeunesse qui entend désormais parler de parachutes dorés, de spéculations boursières, de rémunérations mirobolantes de PDG et de cadres dans les grandes Entreprises.
     Ils entendent parler des gains du millionnaire, des dessous de table pour avoir des marchés, des casses, des contrebandes, des deals, des enrichissements faciles par la drogue et toute cette économie souterraine dévoilée au cou des boss et étalée au grand jour par des 4X4 pléthoriques sur nos routes.   
     Dans le domaine sportif ils entendent spéculer sur les salaires sur-exagérés dans le foot, le rugby, le tennis, le golf …et ne parlons même pas de la F1 !
     La démesure règne en maître et seigneur grâce à son phantasme matérialiste constamment alimenté par  le « toujours plus ». 
     Tout cela est très tentant ! 
     On est bercé par cette pluie de milliards faciles qui n’a qu’un but d’aveugler et  meurtrir l’esprit des gens !
     J’en veux pour preuve le matraquage des spots publicitaires en télévision, dans la presse écrite, sur les panneaux sauvages, et la prolifération de carte de fidélité dans les magasins poussant à une boulimie des achats pour l’endettement des ménages !  
     Le coup du « acheter aujourd’hui et payer dans quatre mois », ou « oui vous pouvez faire dix chèques antidatés »… ; à peine sortis des fêtes de fin d’année on vend déjà la galette des rois, on parle déjà de carnaval, on est déjà à Pâque ainsi de suite …dans une spirale infernale de la consommation.
     
     Dans cette société, on est passé du capitalisme originel au capitalisme libéral, de l’ultra libéralisme au capitalisme sauvage où les riches se sont enrichis en dépossédant les Entreprises pour gonfler les actions en Bourse.  
     L’argent facile est l’appât rêvé, on veut tout et tout de suite ! On méconnaît le goût de l’effort et de l’attente. L’impatience de la réussite et de l’enrichissement pousse l’homme à la perversité.  
     Contrairement à nos aînés, qui ne souhaitaient que pouvoir nourrir  leur famille,  la génération d’aujourd’hui, en plus des richesses, veut la « notoriété ».
      Comme quoi, l’Image devient un objet de supériorité monnayable en toute indignité et ce quelque soit le prix.  
     Au résultat, le manque de surveillance et de régulation du système a mené le monde tout droit à la crise que nous vivons.
       
     Une crise qui passe par l’argent, le « pouvoir d’achat », mais qui va beaucoup plus loin en engendrant un dérèglement psychologique collectif.
     Crise oui ! A tel point que les gros maigrissent et les maigres meurent ! 
     Une situation qui  pousse les gens à la famine ou pire, qui transmet un sentiment de frustration, d’impuissance, et d’échec de soi. Une société du voyeurisme où ceux qui réussissent étalent comme des trophées, à profusion,  leurs signes extérieurs de  richesse.  
     Plus grave dans ce chaos,  c’est l’homme Guadeloupéen en définitive qui va mal. Lui, qui jadis était sensé être le chef de famille, il ne supporte plus le regard de sa compagne et de ses enfants face à son échec pécuniaire.
     Il finit par s’esquiver, préférant vivre en multipliant ainsi les compagnes tous les deux ans sans pour cela se fixer. 
     C’est la famille Guadeloupéenne qui se disloque et nous avons comme résultat  cette délinquance exponentielle  qui gangrène notre Société.  
     Le père n’est pas, le père n’est plus ! L’homme Guadeloupéen macho qu’il est, refuse ce sentiment de honte dans une société qui ne reconnaît plus son « droit au travail » et, où il a l’impression qu’il faille soulever des montagnes au sens propre pour exister et pour faire exister sa famille.
     
     Ce qui se vit mal en France se vit terriblement plus fort dans la douleur ici. Il y a le poids de la Culture ! Nous étions un peuple qui se targuait de ne pas imposer le travail à notre compagne et le seul salaire du père faisait vivre la famille.
     Aujourd’hui, la Francité s’est étalée et deux personnes qui travaillent dans une famille n’arrivent plus à équilibrer un budget.   
     C’est que l’Etat a laissé le Patronat et les Spéculateurs diriger le monde économique, se retirant progressivement des régies et bradant tout investissement étatique ou semi-étatique,  il ne contrôle plus les flux monétaires circulant.  
     L’Etat a créé un Etat dans l’Etat. Il fallait aussi qu’il trouve un moyen astucieux pour le financement des Partis Politiques. Tout le monde sait comment cela se passait et comment cela se passe encore !
     Ceux qui détiennent les grands marchés publics sont ceux-là mêmes qui arrosent les propres pourvoyeurs pour continuer à exister et à profiter. L’histoire du cercle vertueux ! 
     L’état a nourri une pieuvre par son capitalisme aveugle, irresponsable  et égoïste sans jamais être capable de tenir compte de l’éthique, de la bonne répartition des richesses, du respect de ce triptyque qui fonde la République : Liberté – Egalité – Fraternité. 
     En effet, pendant que l’intelligence générale s’améliorait, d’aucuns ont continué à profiter de la situation, alors qu’une autre tranche de la population, malgré des efforts surhumains, n’arrive pas, n’arrive plus  à joindre les deux bouts, allant parfois même à perdre l’acquis par la saisie immobilière. 
     Dans les années Mitterrand, l’Etat a pu relancer et maintenir la consommation des ménages, grâce aux recrutements tout azimut de fonctionnaires. Aujourd’hui, ce même Etat n’a pas la trésorerie pour relancer la consommation par l’embauche publique. 
     D’ailleurs les Collectivités se retrouvent dans la même situation de pléthore où la moindre embauche supplémentaire risquerait de déstabiliser leur budget déjà en mauvaise posture. Et c’est là, un énorme problème !  
     Comment faire pour relancer l’économie ? 
     Des années électoralistes et du clientélisme on a sabordé toute éventualité de recrutement de jeunes du niveau cadre B ou A. Il se pose dans ces Collectivités un véritable problème d’efficacité des services puisque 90% de ces fonctionnaires sont d’un niveau trop bas. De surcroît, ils refusent tout projet de  formation ou de perfectionnement.   
     Dans cette société fonctionnarisée à outrance, même cette classe désormais, n’arrive plus à équilibrer son budget et, encore moins à réaliser des économies pour relancer la consommation.
     Par déduction, on peut d’ores et déjà affirmer que la suppression des 40 % de vie chère dont bénéficie la fonction publique serait la mort totale de la Guadeloupe !  
     L’Etat « papa De Gaulle » est terminé !
     L’état Rmiste et subventionniste n’a plus les moyens de son assistanat institutionnalisé. Les liquidités se sont envolées dans les pertes colossales des banquiers spéculateurs. Et ils sont encore les premiers à vouloir continuer à spolier et à piller les fonds de l’Etat par des aides détournées !
     Dans ce système, on a tendance à oublier que l’argent de l’Etat est l’argent du contribuable.   
     Personne n’est dupe de ce qui se passe et les populations vont se rebeller de plus en plus.
     J’affirme qu’une explosion sociale n’est pas chose impossible si des mesures urgentes ne sont pas prises !
     
      Les gens et les jeunes en particulier ont l’impression  d’avoir été grugés par  les politiques menées et par les 15% de la population qui détiennent toutes les richesses du Pays. 
     La Guadeloupe ne peut trouver son équilibre avec une telle statistique de cinquante mille demandeurs d’emploi !
     C’est impossible et impensable !
     
     Pour ce qui est du passage à l’euro rien n’a été maîtrisé ! Il serait grand temps de le dire, l’Etat encore une fois, a laissé faire les Banques, les Trusts et les Firmes et on ne nous dit pas toute la Vérité sur les méfaits de cette monnaie !  
     L’EURO EST UN ÉCHEC ! IL FAUT LE DIRE ! 
     Les prix se sont littéralement envolés et tout a été multiplié par six, surtout pour tout ce qui est des denrées de première nécessité.
     Tout ce qui valait 1F est passé à 1€, mais on oubli que 1€ équivaut à 6.50F.  
     Dans une telle anarchie économique du coût de la vie, il n’y aura pas d’autre issue que l’implosion qui va précéder  l’explosion ! 
     On se rend compte que la Société capitaliste n’a pas su maîtriser ou a volontairement  laissé filer la vraie valeur de l’argent par rapport à la chose à acheter. D’où un décalage et une incompréhension totale de notre réalité !
     
     Il est effrayant qu’en 1976 un immeuble en béton R+2 puisse coûter 200 000 francs et qu’aujourd’hui pour réaliser le même immeuble qu’il faille dépenser 500 000 euros.
     
     Il y a là, une démesure totale pour ne pas dire une folie installée et légiférée qui conduit tout le monde droit à l’abattoir !  
     Au fil du temps les populations se sont fortement urbanisées, tout le monde vit dans les villes, on a rejeté les vingt dernières années les terres et les campagnes. La nouvelle génération est essentiellement citadine !  
     Or, la Société Guadeloupéenne, à chaque moment difficile  a toujours su résister grâce à sa production propre et à son autoconsommation.
     La société Antillaise se basait sur l’entraide, la proximité et le bon voisinage… tout cela n’existe plus !
     En tous cas, plus suffisamment pour servir de réseau de subsistance en attendant des jours meilleurs ! 
     Il est à remarquer que les revendications d’aujourd’hui sont incommensurables. Je vois très difficilement l’Etat Français pouvoir être en mesure rapidement de porter une réponse positive à plus de cent vingt trois points urgents de réclamations.  
     Des questions en plus qui, inévitablement pour satisfaire la population n’auront pas de réponses fiables dans ce même Système en place. 
     Le total global des points de revendications se voit multiplier par deux si nous rajoutons les  questions annexes et collatérales venant directement ou indirectement des points essentiels.
     
     La « Question » des Îles du Sud ne figure même pas à la table des négociations. Or, elle est d’importance pour ces îles qui se meurent depuis plus de vingt ans par un dépeuplement hémorragique.  
     Vu l’ampleur des points de revendication, il faudrait arrêter la Guadeloupe pendant plus de 365 jours arithmétiquement pour être en mesure de répondre de manière sensée et honnête. Il est question de trouver des solutions fiables, pérennes et non des mesurettes. 
     Pour ce faire : 
     - Il faudra commencer par s’asseoir autour d’une table de réflexions  afin de définir clairement les chantiers et les actions à mettre en place. 
     -Il s’agira nécessairement de lister tous les points de revendications touchant  l’économie, le social et le culturel.  
     -Il sera indispensable de mettre en place un agenda, un calendrier de travail dans le temps avec les décideurs, par secteur d’activité propre et respectif  afin de faire des propositions pour améliorer le système. 
     - Il s’agira ensuite de rassembler tous les Corps dans une « Synthèse globale » consensuelle afin de voir dans quel contenant pourra se réaliser  toutes ces actions. 
     -Ce contenu sera défini dans le possible immédiat, le court terme, le moyen terme et le long terme. 
     -Il faudra dresser un programme de réalisation qui sera lissé dans le temps sur  au moins cinq ans  en fonction des urgences. 
     -Le contenant, c’est le Peuple Guadeloupéen lui-même qui doit en décider. Toute action économique doit être forcément guidée par une Action Politique.
      Cette politique tournée sur  l’Avenir doit répondre à 3 critères :  
     -Quel statut voulons-nous avec la France ? 
     -Comment fortifier l’économie Guadeloupéenne ? 
-Quelles doivent être nos relations humaines et économiques avec la Caraïbe ?
     Pour cela, aux Guadeloupéens alors d’élire et de proposer les personnalités qu’ils veulent pour mener à bien le tournant des réformes par la voie démocratique ! 
     Aux Guadeloupéens, par le vote de définir dans quel statut et rapport avec la France ils souhaitent amorcer leur devenir !
     Toute autre approche serait hâtive, sous la pression et suicidaire. Nous sommes une force de propositions mais plus que cela, nous devons faire preuve de méthodologie et de pragmatisme.  
     Aussi, le Guadeloupéen doit pouvoir faire confiance à ses représentants. Nous devons dès lors, faire appel aux compétences et à l’excellence pour réussir à amorcer avec confiance ce New Deal. Il nous faudra l’entente, le consensus, l’harmonie  et le même amour de la Guadeloupe, tout en nous respectant pour démontrer aux générations à venir notre Sens des Responsabilités.
     Si nous loupons ce tournant, pris dans l’étau de la crise économique mondiale,  notre Société va droit au mur.
     Si les réponses apportées à la crise que traverse notre société sont adéquates, porteuses d’avenir et innovantes, elles conduiront, nous l’espérons, à l’apaisement auquel a droit notre population ; dans le cas contraire, on aura perdu une opportunité de plus, et plus dur sera le réveil.
     De Barack Obama, je ne tiendrai qu’une phrase qui claque comme un slam :

     Yes, we can too !  OUI, NOUS POUVONS, AUSSI !   Et mettons-nous au travail pour la Jeunesse de cette terre de Guadeloupe. OSONS !

     GRAND-BOURG le, 25/01/2009


Economie 6/3/2009 Bernard Leclaire* Fric : Le capitalisme a t-il implosé ?


Economie 6/3/2009 Bernard Leclaire*
Fric :
Le capitalisme a t-il implosé ?


GUADELOUPE. Grand-Bourg. vendredi 6 mars 09. (Caribcreole.com) - Bernard Leclaire, éditeur, écrivain, Marie Galantais nous propose ici une analyse critique du système capitaliste. De son point de vue Le Crash boursier que subissent actuellement les pays capitalistes a accentué une crise économique sans précédent depuis 1929.





                               Sociologie de la fin d’un Système

   Le Capitalisme a-t-il implosé ?

 Publié le mercredi 4 mars 2009 18:13

Le Crash boursier que subissent actuellement les Pays Capitalistes a accentué une crise économique sans précédant depuis 1929, laissant pantois et sans voix même les spécialistes les plus avertis.

Le « Pouvoir d’achat » élément catalyseur de ce système en place fait sauter en éclats tous les verrous d’une société qui malgré des avancées certaines, fonctionne encore sur des bases empiriques au risque aujourd’hui de déstabiliser la paix civile.
Nous assistons alors à une véritable « lutte des classes » au sens Marxiste du terme, à cause bien sûr d’un capitalisme qualifié plus que jamais d’asocial. Il s’agit en effet, d’une véritable implosion du système, notamment due à son incapacité totale à trouver des solutions économiques fiables pour le bien-être des concitoyens.
Ces sociétés touchées par ce crash bancaire contaminent toutes les autres. Comme un effet boule de neige, alors la réaction en chaîne s’installe et les inconséquences de cette mauvaise stratégie du fonctionnement des banques se traduisent surtout par des explosions sociales successives de plus en plus virulentes.
Or, ce même système avait depuis quelques années déjà, montré et démontré les prémices de ses violentes révoltes internes. (Soulèvement des banlieues oct. et nov. 2005).

Que s’est-il passé ?

L’Etat est devenu un état politivore à outrance, ne pensant plus qu’à sa fonction électoraliste, plus qu’à son calendrier électoral ; ne pensant plus qu’aux mandats des hauts fonctionnaires, laissant alors la « Société Civile » se débattre dans les méandres sismiques d’un haut Patronat amnésique et égoïste.
Un autre Etat a vampirisé l’Etat. Il s’agit bien du Grand Patronat en question, qui depuis fait du chantage et dirige bon gré mal gré, tous les hommes politiques, par la pression constante de son pouvoir financier.
Ce pouvoir, dès lors marqué par l’Argent, par le monopole, par le conglomérat, par l’oligarchie, par la spéculation, par la mainmise bancaire et par la finance… a fini par créer une classe de SDF totalement incapables de s’en sortir dans cette société hélas à plusieurs vitesses !
Nous affirmons ici, haut et fort que le Système Capitaliste a atteint ses limites et qu’il va droit au mur. Il faudra d’urgence penser un autre système qui nécessitera surtout que l’on tienne compte de « l’Homme ». C’est l’homme qui est l’élément central de tous les débats et de tous les enjeux et non les statistiques de rentabilité du CAC.
On a simplement trop pensé profit !
Le profit oui ! Mais pas seulement pour certains, pour un petit nombre qui s’octroie tout, au détriment d’une masse qui elle, se retrouve affamée et sans perspective aucune d’avenir.

Comment éviter le choc des classes sociales dans une telle situation ?
Cette révolte est-elle programmée ou prédestinée ?

Ce nouveau système devra être plus équitable, plus social et moins tourné sur le bien-être matériel. On réfléchira surtout une société qui redonne du « travail à chacun », où prévalent aussi, dignité, respect de la diversité des cultures, et des différentes ethnies. La République sera Une et Indivisible dans toutes ses composantes et pas le contraire.
Cette société sera plurielle, multiple, cosmopolite et en même temps suffisamment intelligente pour accepter les spécificités et les particularismes. Ce qui représente un vrai facteur de croissance économique et un foisonnement de possibilités culturelles pour le bonheur tous.
Une société dans laquelle on verrait apparaître tous les visages. Elle serait représentative enfin, d’elle-même dans la splendeur de sa diversité et dans son effet arc-en-ciel. Une société où l’Histoire, où toutes les histoires devront être enseignées à l’école de la République, dans l’exactitude absolue des faits. L’on ne peut plus, l’on ne doit plus, ni cacher ni bâcler l’histoire.
Tous les peuples sont des Peuples, et la superficie géographique ne doit point déterminer le poids du cerveau. La nouvelle génération et toutes celles qui sont à venir n'admettront pas, n'admettront plus, le travestissement de leur Passé.
Il y a comme désormais un besoin vital de vérité. Il y a comme un profond désir d’authenticité et de reconnaissance de tous, ici comme ailleurs.
Les populations défavorisées de ces pays capitalistes ont l’intime conviction que l’enrichissement des uns s’est fait sur la « profitation » des autres.
On a l’impression qu’une machination, pour ne pas dire une machiavélisation du système s’est mise en place depuis des décennies, afin que les plus riches arrivent allègrement au paroxysme même de la concentration des masses monétaires qui circulent.
Pour la première fois, depuis la période d’avant-guerre, l’on assiste à une véritable raréfaction de la matière « argent ».
Si on disait déjà que le franc était du vent, l’euro lui se compare aisément à l’éther.

Pourquoi en sommes-nous là ?

Après les trente glorieuses, le nivellement par le haut qui s’était amorcé dans nos sociétés par l’accession à l’instruction par tous, a bien fonctionné. Effectivement des fils et des filles de familles infortunées ont pu accéder à une certaine élite sociale.
Mais, dès la première grande crise du pétrole en 1973, le nœud social à nouveau s’est refermé sur les classes en voie d’amélioration.
Les portes se sont encore emmurées face à une jeunesse instruite et qualifiée. Il est à noter que ce processus s’est accentué irrémédiablement jusqu’à nos jours.
L’Etat Providence, dès les années quatre vingt dix, a montré ses limites et son acculement à la récession. D’où son absence totale dans toutes les sociétés industrielles étatiques. On a assisté à la privatisation à outrance de tous les secteurs où l’Etat avait a priori le rôle de réguler le marché.
Aujourd’hui, il lui reste très peu de marge puisque les caisses sont vides. La société, très critique, refuse désormais ce système du non-partage, dans un monde où presque dans chaque famille, il y a au moins un licencié capable de comprendre les injustices, de les dénoncer et d’ouvrir les yeux, du plus aveugle de son entourage afin de lui expliquer les évènements. De ce fait, peut-on encore faire croire n’importe quoi aux gens ?
De la crise économique, des bas salaires, des denrées excessivement chères… il se greffe aujourd’hui un malaise social qui prend de plus en plus l’allure phénoménale d’un mal-être « sociétal ». En plus des revendications pécuniaires la « société civile » dénonce la problématique identitaire car il s’agit toujours des mêmes qui en pâtissent. Comment ne pas voir cette injustice ?
En même temps, on se rend compte que certains salaires et dividendes n’ont jamais été aussi mirobolants. On parle de pénurie, or certains roulent sur l’or. On dit de se serrer la ceinture, pendant que d’autres étalent et déploient leur insultant enrichissement à la barbe de tous.
C’est la spéculation sur la villa, les voitures de sports, les motos derniers cris, le bateau, les voyages à gogo et les tours du monde… tout est dévoilé en grande pompe par photos sur le portail de Facebook.

L’Etat doit revenir à l’éthique et à la raison des choses simples et possibles. On ne peut plus laisser s’accumuler entre les mains d’un groupuscule, tout l’oxygène du monde. Sinon nous entrerons tout droit dans une époque extrêmement trouble avec des conséquences sociales dangereuses.

Trouble à tel point que c’est désormais la rue, de plus en plus, qui fera entendre raison ou …déraison. L’Etat perdra sa crédibilité et le politique lui-même, (déjà très mal vu puisque indexé comme complice du système), par son impuissance, ne pourra que constater les effets pervers d’un tel laisser aller.
Je dis ATTENTION !
En période de marasme économique aussi dur, tout devient possible et même le pire, si l’on ne réagit pas rapidement.
On sait déjà ce que l’histoire nous a donné, quelques années après la grande crise de 1929. Je veux pour preuve l’émergence de monstres planétaires comme Mussolini, Franco, Pétain et Hitler. Ne commettons pas deux fois les grandes erreurs du passé.
Tâchons de tirer les leçons d’une histoire encore proche pour éviter le chaos et le désordre social.

Pour cela …

- L’Etat doit redevenir un Etat fort, exemplaire, directif et non dirigiste. L’Etat doit imposer le prix des denrées de première nécessité en maintenant un contrôle permanent grâce à la répression des fraudes.
- L’Etat doit réguler le coût du Foncier, l’indice des prix à la Construction et le prix des Loyers.
- L’Etat doit réinsérer le Service Militaire obligatoire comme élément fondateur de la solidarité nationale. Le RSMA doit pouvoir donner une formation aux jeunes défavorisés qui tiennent à passer au moins un permis VL ou PL. Ce permis leur permettra de trouver plus facilement un travail à la fin de ce Service national.
A ce propos, beaucoup de patrons à l’époque recrutaient des jeunes sur présentation du compte rendu de leur livret national.
- Le RSMA doit pouvoir offrir une formation diplômante afin d’insérer ces jeunes dans une Société active et plus ouverte dans laquelle la qualification est indispensable.
- L’Etat doit pouvoir financer et gérer les « maisons de redressement » ou « maisons d’accompagnement » qui permettaient autrefois d’aider à la socialisation les jeunes marginaux jusqu’à la majorité.
Cela facilitera leur insertion à une vie normale. Certaines familles monoparentales sont dans l’impossibilité de contrôler les jeunes difficiles de caractère. Les parents en grande majorité sont d’accord pour cette forme d’embrigadement pendant l’adolescence.
- L’Etat doit pouvoir davantage miser sur l’épanouissement des jeunes par le biais du sport. Les jeunes en échec scolaire n’ont peut-être pas besoin d’un bac général pour entreprendre avec des prédispositions certaines, un cursus permettant l’accès au sport professionnel. Il faut très tôt déceler les talents afin de suivre et de développer les potentialités.
A mon humble avis, on n’a pas convenablement exploité toutes les ouvertures et les opportunités qu’offre le domaine sportif. Notre société regorge de sportifs de très haut niveau mais ils ne sont pas suffisamment mis à profit pour aider les nouvelles générations.
- L’Etat ne doit plus se cacher derrière le laisser-faire, le laisser-pourrir …dans une posture absentéiste. Le capitalisme anarchique est terminé ! La libre concurrence, pour ne pas dire, le libre monopole organisé est terminé ! Le copinage bancaire est révolu !
- L’argent de l’Etat venant au secours du Privé, tout cela doit cesser.
Sinon la masse populaire ne comprendra pas …et se révoltera. Ce qui risque de déséquilibrer les fondements mêmes de la démocratie dans ce XXIème siècle.
Ne sommes-nous pas en droit d’attendre, compte tenu de la rémunération d’un Président de la République de nos jours, que celui-ci réussisse sa mandature, sous peine d’être mis en cause dans le cas d’une politique désastreuse ?

Autre grand facteur de la déperdition de l’Etat, c’est l’Enchérissement de la vie qu’il n’a absolument pas su réguler.

Comment comprendre que l’indice à la construction en 1994 en Guadeloupe était d’environ 3500 francs (620€) et qu’en 2008, il soit de 1200€ (8000 francs) ?
On peut admettre et comprendre l’augmentation du coût de la vie, mais ce serait un suicide collectif que d’accepter une telle flambée des prix en si peu de temps, sans rien dire et sans rien faire.

Jusqu’où irons-nous encore ?

Au niveau du foncier, c’est complètement l’anarchie. S’agissant du coût du mètre carré moyen constructible, il faut compter entre 100 et 150€. S’il vous faut construire sur un terrain de 800m2, il n’est pas difficile d’évaluer ce que cela vous coûtera d’accéder à la propriété.
De ce fait, il devient de plus en plus difficile à quelqu’un d’avoir la possibilité de se faire une place dans cette société. Or, ce n’est pas faute de ne pas en avoir envie. Construire, c’est déjà soulever une montagne, mais pouvoir procéder à un remboursement bancaire sans un accident ou même un incident professionnel, pendant les 15 ou 20 ans de remboursement, c’est encore autre chose surtout quand on connaît l’état moribond du tissu économique de nos jours.
Par conséquent, on se rend vite compte des raisons pour lesquelles le taux des saisies immobilières est du double aux Antilles par rapport à l’Hexagone.
On n’ose même pas comparer les prix des denrées de première nécessité avec l’Hexagone ! Les différentes études ont démontré une telle injustice, légitimant ce jour, très largement la plate-forme de revendications du LKP en Guadeloupe et celle du Collectif du 5 Février 2009 en Martinique.

Il faut un enseignement immédiat de la philosophie dès les classes de seconde face à cette technocratie de l’absurde qui depuis, fige l’homme dans une forme de pensée unique, sectaire et rétrograde.

On doit davantage promouvoir le Culturel. Je veux dire l’art, la musique, la sculpture, la peinture, l’écriture et le cinéma… afin que l’homme du XXIème siècle revienne vers l’idée du perfectionnement de lui-même, grâce à un Humanisme sans appel, comme nouvelle perspective de son devenir et de son bien-être commun.
L’homme du XXème siècle s’est voulu essentiellement tertiaire dans un Etat Providence. On a bondé les villes en tuant la notion d’authenticité et de pureté des campagnes. On a voulu faire croire aux gens qu’ils seraient tous des fonctionnaires heureux et fiers de l’être, au détriment d’une catégorie devenue la Classe d’en bas.
Ce siècle de la « grande distribution » a surtout voulu faire de la masse que nous sommes, des consommateurs abrutis. Le capitalisme pensait tout faire fonctionner par le simple fait du « pouvoir d’achat » - conception erronée et absurde du « toujours plus » dénoncée depuis des années par François de Closets.
On a produit des générations de clones nés essentiellement pour pousser les caddies des grandes surfaces. Mais, a-t-on pensé à toujours être en mesure de leur donner les moyens pécuniaires de leur joujou adoré ?
On a complètement exterminé les petites structures commerciales et familiales afin de rendre les gens de plus en plus dépendants et esclaves d’un système goinfre et insatiable. On a éliminé l’esprit du partage, de l’entraide et de la proximité.
On a rendu l’homme plus égoïste qu’il ne l’a jamais été. On l’a surtout poussé lentement et sûrement à sa propre déshumanisation.
Même dans nos contrées Antillaises, nous n’avons plus le temps pour nous-mêmes, a fortiori pour l’autre. Nous étions un peuple fier de pouvoir fermer les yeux de nos aînés dans notre demeure. Aujourd’hui, force est de constater que nous les abandonnons dans des mouroirs sordides à la Française.
Réapprenons le vivre simplement. Réapprenons à raconter et à conter des histoires à nos enfants, à leur faire la morale sous un manguier, un fromager ou un quenettier.
Réapprenons, tout bêtement la communication, notre communication, réapprenons à nous parler, à nous écouter et surtout à nous entendre.
Réinvestissons nos campagnes et nos champs. Epoque où tout un chacun avait son petit jardin, sa volaille, ses cochons, ses cabris, ses bœufs … et son chien créole.
Epoque du brocantage, du convoi, du coup de main, des rassemblements spontanés pour aider un voisin, époque aussi des veillées mortuaires traditionnelles… époque où le Pays « avait une âme qui s’attachait à la nôtre, nous donnant la force de nous aimer ».

Que constatons-nous ?

Ce sont toujours les mêmes qui sont à la distribution et en même temps à la production. Nous assistons à un Système vicieux, vicié, et de plus en plus perfide, où règne le monopole et le « cadenassage » des affaires, empêchant alors toute possibilité d’être invité à la danse.
Ce sont toujours les mêmes qui détiennent et qui bénéficient des banques, puisque détenteurs de comptes sur-crédités et des liquidités indispensables pour les alimenter et faire survivre ce système.
Celui qui aujourd’hui a le pouvoir de l’embauche est un Roi dans un monde peuplé de Sans Domicile Fixe.
On n’a plus qu’à s’aplatir devant certains milliardaires capitalistes où l’Etat même, n’a plus aucun pouvoir face à un Medef surpuissant, glouton et autiste.
Cet Etat, à genoux ne peut plus impulser le moindre souffle social pour soulager cette masse qui depuis gère la faim, le chômage, le sous-emploi, la honte, l’échec et le déshonneur.
Une jeunesse prisonnière d’un effet entonnoir où très peu arrivent à se frayer une place au soleil dans un système de copinage et de préférence.
L’on est devenu d’excellents consommateurs, à un point tel que cette boulimie aggravée par la tentation de la publicité chirurgicale a rendu tout le monde complètement accro. Il faut aujourd’hui trois voitures dans une famille et il faut autant de téléviseurs dans un foyer. Comment est-ce possible ?
Plus rien n’est solide et ne dure. Le service après vente n’est même plus conseillé puisqu’il faut systématiquement tout racheter en un temps record.
Tout nous pousse à la consommation !
Tout est devenu kleenex, tout est interchangeable, tout est unisexe et l’unique leitmotiv est et demeure : encore la consommation !
Un monde dès lors, où l’on n’existe que par les marques excessivement chères, par le faux-semblant, par l’apparat, le fictif et le factice. Abrutir les populations semble être « La » devise !

Comment ne pas comprendre ces jeunes en souffrance dont les parents n’ont jamais pu, assouvir ni leur propre besoin matérialiste, ni le besoin de leurs enfants.

Un monde où dans les écoles, dès les petites classes, les enfants des parents aisés sont déposés devant leur établissement scolaire dans des 4x4 derniers cris, où ces gosses en question sont déjà vêtus de Lacoste, de Calvin Klein, et autres…
La frustration commence sur les bancs de l’école, dès le primaire et se poursuit jusqu’à la vie d’adulte.
Les enfants qui réussissent, en grande partie sont de parents aisés. Ces derniers bénéficient durant toute leur scolarité d’un enseignant privé parallèle, complémentaire pour chaque matière importante.
Ces enfants bénéficient de loisirs, d’activités sportives, de voyages linguistiques et autres …ce qui explique clairement et inévitablement le pourquoi de leur performance.
Aujourd’hui, on voudra encore faire croire aux gens que « l’argent ne fait pas le bonheur ». En tous cas, il fait la réussite d’un classe largement au-dessus d’une autre matériellement.
Un fait est certain, c’est que l’on ne peut plus dire n’importe quoi aux jeunes d’aujourd’hui. Ces jeunes ne sont pas dupes et il va falloir d’urgence leur proposer un système plus solide et plus équitable, capable par-dessus tout d’assumer leur avenir.
Un immense sentiment de révolte sommeille pour l’instant dans toute la société française. Nous espérons que l’Etat, que les politiques, les associations… se rendront compte de l’urgence sociale qui prend forme. Prenons garde à ne pas connaître un second Mai 68 qui semble pourtant se profiler à l’horizon !
La société dans laquelle nous vivons semble ne plus être en adéquation avec les réalités d’aujourd’hui. Les institutions en place sont restées aveugles et muettes nonobstant de forts avertissements.
Nous nous rendons compte de l’exaspération, et du phénomène de ras-le-bol qui s’installent et qui s’intensifient au sein d’une masse française générale devenue plus que jamais guadeloupéanique.
Si nous ne nous comprenons pas l’étendue de cette fracture sociale immédiatement, nous risquons de connaître des lendemains catastrophiques en très peu de temps à cause d’une insubordination populaire généralisée.
Le partage des richesses terrestres va au-delà des communes, des villes et des pays. Il deviendra sous peu une énorme affaire planétaire puisque la « profitation » est mondiale et qu’elle est orchestrée en plus haut lieu dans les Pays dominants.
Espérons que la venue d’un Obama à la tête des USA, ainsi que la réaction de l’ensemble des Sociétés Civiles des autres pays capitalistes, puissent enfin et très vite, nous permettre de revenir à un système basé davantage sur la raison, le bon sens et l’équité des Peuples.
Aux vaillants lecteurs, salut !

Bernard Leclaire
Ecrivain Marie-Galantais 
GRAND-BOURG le, 01/03/2009

Hommage à Monsieur Ludovic DARIN, dit FÉFÉ.

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