samedi 28 novembre 2020

LE SANG DU SUCRE…

LE SANG DU SUCRE…

                                   Le Sang du Sucre…


Sucre : Les Chiffres du déclin.


Moyenne 1960/1969 : 1 741 497 tonnes de cannes pour 160 000 tonnes de sucre avec un record de 184 000 tonnes en 1965 (montant jamais égalé).

Moyenne 1970/1979 : 1 191 069 tonnes de cannes pour une moyenne de 107 106 tonnes de sucre avec un point culminant en 1973 avec 120 000 tonnes de sucre.

Moyenne 1990/1996 : 417 000 Tonne de cannes pour une moyenne de 45 000 tonnes de sucre.

Sur les dix dernières années : une moyenne de 599 252 tonnes de cannes avec une production de 58 941 tonnes de sucre.

 

Quatre usines en 1990 :

BEAUPORT

GARDEL

GRAND’ANSE

GROSSE MONTAGNE

 

Deux en 2020 :

GARDEL

GRAND’ANSE


Pour résumer, nous produisons trois fois moins de sucre en 2020 qu’en 1965. Quand on nous dit que la Guadeloupe se développe, nous avons du mal à le croire. A moins que les trois millions de tonnes de marchandises importées soient un indice positif au développement de la Guadeloupe ?  (Source Alain PLAISIR).

 

Le sang du sucre ne rapporte plus depuis l'industrialisation de la betterave et la fin de l'esclavage. Les choses sont liées face à l'Histoire. Cette économie esclavagiste et coloniale a fonctionné du moment où il ne fallait pas payer ceux qui étaient sous le soleil dans les champs. Il y va de même lorsqu'il a fallu rémunérer les esclaves devenus des ouvriers et ce jusqu'à la journée d'aujourd'hui, nous en sommes tristement au même stade.  

Si cette étude pouvait remonter depuis le XVIᵉ siècle balayant le temps jusqu'en 1848, on comprendrait bien dans les chiffres de la décroissance que des intelligences et toujours les mêmes mains ont fait en sorte que ... ! et que la longue agonie de la canne avait bel et bien commencé dès la signature du fameux décret d'abolition le 27 avril 1848. 

Rappelons-nous que les colons furent dédommagés, les nouveaux libres non. Il n'y a pas eu de dette comme en Haïti puisque la Guadeloupe est restée française, mais ce « sucre-amer » fruit des plantations de la canne devait à petit feu disparaitre. C’était là, le prix à payer puisque dorénavant rémunéré donc à jamais peu rentable, ce qui explique le processus de sa disparition programmée jusqu’à nos jours. 

La Canne restera alors pour une production de sucre en interne puisque toute la Caraïbe fait du sucre et ailleurs aussi. Par contre, nous avons un Label "Rhum Blanc" à développer pour l'exportation. Il faut casser par et grâce au PTOM les quotas et limitations de cette production. Il y a un véritable savoir-faire qui est ancestral à Marie-Galante. N'est-ce pas là, le meilleur rhum de la Caraïbe voire du monde ? On pourrait étoffer et diversifier avec le Vieux et le rhum Paille. Tout reste à faire dans ce domaine et les possibilités d'exportation sont illimitées à condition de mettre en place immédiatement un marketing agressif au bon sens du terme pour la vente au niveau international. 

On pourrait aussi faire la transformation industrielle dans le domaine du BTP. La bagasse en termes de combustible, mais aussi et surtout en qualité de fabrication des meubles. Il y a la possibilité de faire des agglomérés, des panneaux de contreplaqués, des isolants plastifiés et même des coques de bateaux en époxy ou polyester. Les Ingénieurs sauront quoi faire, puisque les possibilités sont immenses à ce niveau. 

Il y a aussi la fabrication de vinaigre blanc ou brun, d'alcool à 90° pour les pharmacies, on peut aussi faire avec cette même bagasse du sparadrap, des bandes Velpo comme on disait autrefois, des pansements gaz, du coton, du carton, de l'ardoise, de la craie, des antiseptiques contre la COVID pour se laver les mains, des savons, etc., etc.

Nous devons penser à la diversification de notre Agriculture, en passant par les arbres fruitiers pour les jus en boites, les cultures maraichères et vivrières, et autres, et autres, afin de monter en puissance sur notre production interne. Il y aurait même une possibilité de faire du "purina" pour nourrir les élevages de lapins, caprins, porcins, volailles, et autres. Cela nous donnera justement des ailes pour atteindre l'Autosuffisance Alimentaire (chère à Rosan Girard) et ainsi casser en grande partie de cette dépendance due à l'importation obligée. Pourquoi ne pas penser à en faire un engrais ? 

Comment a-t-on survécu en tan Soren ? 

La production de la canne n'est pas une calamité, oui si nous restons groggy debout. Il faut justement se réorienter en fonction d'aujourd'hui. Gérer c'est aussi avoir la capacité de se remettre en cause, en question pour une adaptabilité par rapport à son époque actuelle. Ce que nos politiques n'ont jamais su faire a fortiori insuffler. 

C'est justement parce que l'on a tué notre inventivité que nous en sommes à ce niveau d'immobilisme. Tous les "Michel Morin" sont morts. On n'arrête pas de nous laisser comprendre que nous étions des moins que rien et des incapables. De répéter cet adage à force, on finit par l'inculquer aux générations à venir et le résultat est là, tout cru devant nos yeux en pleurs. 

On a "découillé, dégrainé" l'homme antillais qui, jadis portait sa quinzaine sur la table à manger de ses enfants. Il regardait sa femme avec fierté et on en fait un homme de la honte ! 

Messieurs ce système nous a volé notre Dignité et notamment celle de nos enfants et aussi de nos épouses respectives.  Il va falloir aujourd'hui sortir de cette misère psychologique afin de reprendre le Pays en main. Il y a un mot pour cela, il s'agit de la Responsabilité

Une Guadeloupe « Pays et Territoire d'Outre-Mer » nous transmet le gouvernail de notre développement économique. Il est temps le retour du vrai chef de famille, garant et aiguilleur du succès de la famille guadeloupéenne. L'histoire veut nous mettre hors-jeu dans cette grande mutation or nous en sommes la clé fondamentale pour aborder ce grand virage du changement et de la réussite. 

L'Histoire attend notre réveil, aujourd'hui nous avons un cap et un objectif, soyons au rendez-vous. 

Nous restons français, mais à pouvoir regarder n'importe quel Président français droit dans les yeux. 

Nous restons français, mais nous décidons de notre développement économique. 

Nous restons français en acceptant que la France soit un partenaire privilégié à notre développement. 

Nous restons français à condition de pouvoir commercer avec la Caraïbe. 

Nous restons français à condition de négocier votre responsabilité à régler l'ardoise de l'Eau. 

Nous restons français tant que nous pouvons sur le même pied d'égalité discuter et proposer des solutions pour l’amélioration du bonheur de notre région et de notre peuple. 

Nous restons français à condition que la France nous laisse organiser et structurer notre fiscalité. 

Nous restons français à condition que notre respect mutuel ne souffre plus d'une géométrie variable ou de tapotements dans le dos. 

Il n’y a pas que la canne, les Guadeloupéens sauront faire fructifier et avancer le Pays. Cet archipel regorge de potentialités et de possibilités, il suffirait de laisser se déployer cette ingénierie latente qui ne demande qu’une chose, laquelle de se mettre au service immédiat du développement économique et de l’excellence guadeloupéenne. Respect et Dignité. 

Bernard LECLAIRE. 

GRAND-BOURG le, 28/11/20. 

 

 

lundi 23 novembre 2020

L’HISTOIRE JUGERA !

 


                                L’Histoire jugera !

 

Cela fait des décennies sinon des siècles que l'on n'arrête pas selon les époques d’agiter ces "macaqueries" afin de dérouter la conscience et la compréhension des gens sur les vrais problèmes. Comme si, en plein COVID il n’y avait pas déjà suffisamment de stress à gérer par la population. À se demander aussi dans l'histoire du monde si le "brandissement" de ces fausses pistes ne sont pas là, en qualité d'outils par le système en place afin de continuer tranquillement à distiller son fiel.

Les Francs-Maçons mangeurs d'enfants, on entend cela depuis le Moyen Âge. Bientôt tout ce qui se passe va être la faute aux extraterrestres !

La Gaulle a parlé de complot. Rome a parlé de complot. Les Égyptiens ont parlé de complot. Pour l'esclavage on a parlé de complot. Pour le Christ lui-même, on a parlé de complot. En 14-18 on a parlé de complot. En 39-45 on a parlé de complot. Le 11 septembre 2011 on a parlé de complot. TRUMP parle encore de complot. 

         Tout est complot oui, et complot il y en aura toujours et encore, tant qu'il y aura des hommes sur cette terre ! 

Le concret par contre nous échappe et nous nous enfermons dans un monde hypothétique souterrain où supputations et fantasmes dévorent notre énergie malheureusement très loin d'être éternelle. Le temps passe beaucoup plus vite que l'on ne croit. On a même l'impression que le petit bonhomme derrière a accéléré la cadence. Alors que nous régressons et nous perdons du terrain par pure incompétence de jugement sur le réel qui nous entoure. Il y a péril en la demeure et nous divisons nos forces en stériles matchs de boxe sans vainqueur aucun. 

Nous ne savons pas faire la différence entre le superflu, l'important, l'urgence et parfois même l’absurde. Nous nous perdons en multiples contorsions les uns contre les autres sans construction aucune.  Nos différences de vue ne devraient pas être un handicap, au contraire elles sont salutaires. C'est de cette contradiction que naîtra la vraie diction d'une prise de position collective. 

Tous les grands pays et les peuples sont passés par cette phase du déblaiement avant les fouilles et la fondation parfaite, pour enfin l'érection de l'édifice fondateur.  Nous devons respecter un certain nombre d'étapes au risque de tout échouer et accoucher d'un château de sable où dès le lendemain, inéluctablement tout s'effondrait par une simple chiquenaude. 

L'architecte a le plan général en tête avec son équipe de direction, mais il doit l'expliquer encore et encore aux ouvriers et suivre pas à pas le cheminement de la construction afin de toujours faire naître et grandir cohésion, motivation, détermination et fusion pour cette grande création. Il en advient toujours de la sorte pour une œuvre qui sera en final de compte qualifiée de collective. 

Notre stratégie personnelle, à vouloir démontrer que l'on pense toujours mieux que l'autre, mieux que les autres, (antagonisme morbide qui vise essentiellement ses propres frères et jamais le vrai détracteur), nous pousse et nous empêche depuis toujours à accéder définitivement à une pensée d'action collective. Comme dirait l'autre, nous vivons enfermés dans un panier et nous nous comportons en crabes étouffant systématiquement l'autre à vouloir sortir pour un destin personnel et jamais de groupe.  Alors qu'il suffirait de faire la courte échelle pour que tous nous en sortions. 

Nous n'arriverons jamais dans notre culture de l'isolement, du débouya pa péché, manfou a lézot, tant que nous serons dans l'impossibilité de construire une indispensable force commune, nous continuerons à tourner en rond comme notre légendaire Monk.  

Pour cela, nous devons trouver un ciment, un Graal qui nous soude et qui nous permet d'éclore notre demain.  Toute autre attitude sera mortifère et anti progressiste, nous menant même trente ans en arrière par rapport à notre processus naturel d'avancée.

Concentrons-nous sur "Nous", sur le Pays en travaillant sur les voies et moyens à sortir la tête de l'eau boueuse de la colonisation et en démontrant notre capacité à anticiper notre Avenir.  

Se mettre ensemble, faire ensemble, travailler, penser, bâtir et exister enfin ensemble. Les histoires de « complotismes » et autres nous divisent et ne nous conduisent nulle part. Si complot il y a, alors plus fort ensemble nous serons, ainsi nous parviendrons aussi plus facilement et plus efficacement à déjouer tous ces pièges tendus à notre échec commun.

Il y a pléthore de problèmes devant nous et nous n'osons mot dire, a fortiori d'avoir cette quintessence à pouvoir ensemble nous mettre en Action pour le bien du Pays et du Peuple guadeloupéen.  Il va falloir tout de même prendre conscience que nous devons faire des propositions à notre population pour sortir de l’impasse de l’histoire. 

Notre génération serait-elle simplement celle de l’agitation ? 

Parlons enfin stratégie !  

Qui parle de stratégie, qui ose ? 

Ne nous trompons pas de cause encore moins d'objectif. On vit dans un Pays où tout le monde cri de son côté, chacun son mot, chacun sa douleur. 

N'est-il pas temps de sortir de ce concert cacophonique ? 

Poussons tous ensemble le même cri, à l'unisson et on verra la différence, on entendra et on comprendra alors un autre cri plus noble devenu appel ! 

Avant même de vouloir ou d'être en capacité de changer ce pays, ayons d'abord un rêve. Celui d'être en volonté de pouvoir nous assoir tous un jour autour de la "table de la création" d'un « nous-mêmes » qui finira enfin par faire acte à la face des assises du monde. 

AMBITION GUADELOUPE et le CIPPA fraternellement, vous invitent tous à penser et à réfléchir le Pays. 

Nous n’avons pas la science infuse, mais l'amour du Pays et notre esprit du respect mutuel de l'autre peuvent servir aujourd’hui à nous rassembler, à nous entendre et à tenter enfin de trouver une issue plus digne que celle qui nous enfonce et qui finira tôt ou tard, sans réaction aucune, par nous anéantir subrepticement. 

Pendant qu’il est encore temps, mettons nos forces dans la balance pour la DIGNITÉ du peuple guadeloupéen. 

 

Bernard LECLAIRE,

Président AMBITION GUADELOUPE.

Pour le CIPPA, avec son Président Alain PLAISIR.

 

Grand-Bourg le, 23/11/2020.

 

 

 

 

vendredi 20 novembre 2020

MON QUESTIONNEMENT SUR MA GUADELOUPE


                                Mon questionnement sur ma GUADELOUPE.

AMBITION GUADELOUPE

 

Ce qui me rebute est de constater que nos politiques en place s'amusent bien dans ce système comme il est. Certains semblent même y pendre un pied extraordinairement morbide puisque jusqu’ici nous observons zéro critique et zéro objection.  

Les choses n'avancent pas, mais il n'y a aucun problème et la vie est belle ! On ne se pose jamais la question de savoir pourquoi les intellectuels de la Guadeloupe depuis cinq, six ans ont décidé de se taire et la Société Civile elle-même si étrangement silencieuse ?  Il y va de même en France, c’est le même écœurement, à part quelques "buzzeurs" et quelques « zémourimiades » qui passent en télévision en « one-man show » pour faire monter l'audimat. Tout cela n’est pas bien grave, me dira-t-on !  Tout est difficile en ce moment, en plus le COVID a bon dos. Il est le bouc émissaire de tous nos maux. On oublierait presque dans quel état était le pays en février 2020.  Rien ne fonctionne normalement, le fait est général. Tout est en déficit et l'État même n'y arrive pas. Alors, décadence dans la décadence généralisée, qui oserait parler encore de décadence ? L’anormalité à pareille heure est devenue normalité. 

On gère trente ans durant les mêmes problématiques et cela ne gêne personne. Notre Guadeloupe se dévide cela ne gêne personne. Il n'y a pas que les jeunes qui ne veulent plus rester, des familles entières s'en vont. La Guadeloupe est en train de vivre ce que Marie-Galante a subi les trente dernières années durant et on a vu le résultat. 

Cette plaie nouvelle apparait sur le pays agonisant, personne ne s’en soucie.  Des gens de la cinquantaine et de la soixantaine, phénomène bizarre et inquiétant, qui partent et ne veulent plus avoir à se battre pour rien dans un territoire où toujours les mêmes, et ce depuis des lustres, tuent à petit feu le Pays, or cette population est là, en train de rigoler comme si on vivait dans le meilleur des mondes. On ne se pose aucune question. Les gens semblent K O debout ou heureux comme Sisyphe à remonter inlassablement la pierre de la honte comme un héros absurde. Si l’absurde en ces jours sombres prend le pouvoir alors ne faudrait-il pas reconsidérer le territoire, la géographie, l’espace pour enfin vouloir s’agripper aux poutres du Pays comme dernier rempart de notre prise de conscience existentielle collective ? N’est-ce pas là, tout le sens au sens ? 

Il est évident, que l’on ne peut avoir que les 5% des gens qui se posent réellement la question du changement de statut du pays. Quand on parle déjà de changement Institutionnel, les 90% n’y comprennent rien (sans insulte aucune la question est technique), a fortiori pour le choix de PTOM ou autres. Les gens ne se renseignent pas, mais les politiques aussi et surtout ne font pas un travail pédagogique sur la population. Le journalisme guadeloupéen lui-même ne fait pas non plus dans l'explicatif pour la prise de conscience et la compréhension des évènements. Informer est déjà du grand art, a fortiori former qui serait évidemment trop demander.

Au contraire, force est de constater que l’on vente et que l’on cultive l'immobilisme puisque pléthore de politiciens mangent dans ce gâteau tel qu'il est cuit, encore une fois pourquoi iront-ils contre leur garde mangé ? Combien de journalistes sont conseillers indépendants chez nos hommes politiques ? Que les présents lèvent le doigt. Le ver est dans le fruit, de surcroît dans une terre déjà totalement chlordéconée. On est dans la gadoue et on s’y complaît. Tout espoir serait-il perdu ? 

Pourquoi vouloir alors améliorer les choses ? On reparlera de l'Eau dans 30, dans 40 ans, où est le problème ? Pas de responsable encore moins de coupable. Nous nous prénommons tous Candide et nous sommes tous heureux de brouter l’oxygène qui passe. La population a la mémoire courte, l’humain est comme cela, on oublie tout, les gens meurent ainsi va la vie et le perpétuel de la médiocrité nous ronge tranquillement et indéfiniment sans mot dire. 

Personnellement, si j'avais dix ans de moins il est évident que je chercherai aussi à m'en aller. Le contexte d'aujourd'hui est sans issu. Le népotisme a gangréné ce petit territoire et s'il n'y a pas dans l'urgence un réveil Citoyen déterminant, je dis alors que les carottes seront cuites dès la fin même de cette décennie.

AMBITION GUADELOUPE en osmose avec le CIPPA, nous allons mettre force commune dans la bataille des Régionales parce qu'il faudra rentrer dans le système pour montrer et démontrer ses limites. Nous allons faire de la pédagogie avec le Peuple guadeloupéen pour tenter d'envisager l'optique du statut de l'Autonomie et si le Peuple est d'accord alors nous allons progressivement, avec le Pouvoir Central prendre une grande mutation en ce sens. Tout doit se faire en douceur avec tous les techniciens de chez nous qui maîtrisent la question. Nous avons dans ce Pays des intelligences suffisamment avisées pour tranquillement envisager la question et dérouler enfin un calendrier efficace et bien pensé. 

Je le dis et je le redis, le Statut de « Pays et Territoire d'Outre-Mer » n'est pas l'Indépendance avec la France. D'autres territoires qui sont tout près de nous, juste à côté, et d'autres encore plus éloignés sont en statut de PTOM (Pays et Territoire d'Outre-Mer) et sont bien toujours et encore, des territoires qui sont liés au Pouvoir Central. 

On a tellement dit du n'importe quoi en 2003 aux gens qu'il est difficile aujourd'hui d'avoir une vision juste de la réalité. On cultive l'amalgame au risque d'un chaos social et économique.   C'est définitivement un but, il ne s'agit pas d'aller vite pour faire n'importe quoi, faire pour faire, il va falloir que l'État français s'engage sur les ardoises en cours, notamment sur la question de l'Eau, la Santé, la réfection des Routes, le Transport, la Continuité Territoriale, le développement des Îles du Sud et autres. 

Pas question de prendre un bébé en main si a priori un état des lieux ne soit pas dûment opéré où le Pouvoir Central va devoir encore une fois, s'engager par écrit sur ses prérogatives.

Toutes les conditions doivent être définies et réunies afin qu'il n'y ait aucun quiproquo sur le réel à venir. Il n’est pas question de sortir d’un système pour rentrer dans un autre qui serait pire. On a donné, il est temps d’être mûr et responsable sur nos échéances à venir. 

Si la population veut rester dans le Système actuel, alors elle va devoir nous faire confiance pour une gestion diamétralement différente où "un centime dépensé sera un centime constructif". Il n'y aura pas de subvention aux Associations et autres, sans une ferme vérification des comptes de celles-ci et de l'utilisation exacte des fonds publics. Nous serons intransigeants là-dessus. Aussi, l'investissement ira vers les vraies priorités précédemment définies. 

Pas de dépenses inconsidérées et la transparence sera indispensable sur chaque opération. La devise, priorité aux Guadeloupéens dans tout et pour tout, en fonction bien sûr des compétences nécessaires et indispensables. L'éthique sera au rendez-vous et le pays de manière tangible devra démontrer toutes les avancées attendues en temps et en heure. 

La hauteur du patrimoine de chaque élu sera reconnue et éditée avant même toute prise de responsabilité afin de bien faire voir si enrichissement il y a eu ou pas au cours de la mandature. 

Le Guadeloupéen a besoin de retrouver la confiance perdue envers ses élus et cela passe par une réponse on ne peut plus forte dans la réalité et la symbolique de nos actes. 

Nous sommes prêts pour cette nouvelle vision du monde et nous ne réussirons pas si la conception et la détermination des hommes transigent avec cet aspect fondamental de la Respectabilité, n'ayons pas peur des mots, et aussi de l'Amour avéré à ce Pays GUADELOUPE qui doivent dorénavant nous accompagner dans toutes nos actions pour et avec la Population. La GUADELOUPE aujourd'hui mérite vraiment un autre visage, pour elle-même, pour la Caraïbe, mais aussi pour le monde. Nous avons une mission dans l’immédiateté par rapport à notre urgence vitale et demain risque d’être déjà trop tard.  

Tout peuple qui aspire à une transcendance de son futur sait qu’il y a une fondation de l’incontournable qui se nomme DIGNITÉ et là, il ne peut plus y avoir aucun compromis. Mettons-nous en action. 

Grand-Bourg le, 20/11/20

Bernard LECLAIRE – Président AMBITION GUADELOUPE.

Hommage à Monsieur Ludovic DARIN, dit FÉFÉ.

  Hommage à Monsieur Ludovic DARIN, dit FÉFÉ.     Il est des hommes dont la présence impose naturellement le respect. Monsieur  Ludovic DARI...