lundi 11 décembre 2023

Que sommes-nous devenus ? NON à la fermeture du Collège de CAPESTERRE DE MARIE-GALANTE !



                                             Que sommes-nous devenus ? 

                                 NON à la fermeture du Collège de  

                   CAPESTERRE DE MARIE-GALANTE !

 

Voilà la dernière nouvelle qui donne froid dans le dos. La lourde lame de l’échafaud s’est encore abattue sur notre pauvre île de Marie-Galante. J’apprends ce jour, que la fermeture du Collège de Capesterre est programmée pour juin 2024.

Après le Tribunal de Grand-Bourg, l’Abattoir, l’École de Faup, de Mayollet, le Service Chirurgie, la Maternité, l’hôtel Cohoba, l’hôtel Cap Reva, l’École de Musique de Grand-Bourg, les Impôts, la Sécurité sociale, le Centre Hibiscus, la Maison Familiale de Pirogue… j'en oublie très probablement, c’est le tour maintenant du Collège NELSON MANDELA de Capesterre. 

  

Capesterre : cette commune jadis poto-mitan de l’île. La commune de naissance de mon père, belle époque où de nombreux Capesterriens se sont implantés à Grand-Bourg, au plus grand service du développement de cette dernière. On pourrait ainsi nommer de nombreuses familles qui, dans la deuxième moitié du XXᵉ siècle, se sont installées à Grand-Bourg.  

 

Capesterre la belle, qui comptait deux usines à sucre, l’usine BERNARD et l’usine ROBERT. Cette magnifique commune au charme fou, possédant l’une des plus splendides plages de la Caraïbe. Une distillerie appartenant à un enfant du pays, le Rhum du Salut de Monsieur Armand TOTO. Soit dit en passant, cette usine BERNARD aussi, qui a appartenu à SIMON JACOTIN, le premier fils du Pays devenant usinier Marie-Galantais et de Guadeloupe. Raison pour laquelle les banques locales colonialistes de l’époque ne l’ont pas soutenu pour sauver sa structure.  

Bref, CAPESTERRE, où se trouve le caveau familial, où un arrière parent LECLAIRE fut secrétaire de Mairie. Ce lieu où reposent, ma mère, mon père, la mère de mon père, son frère et sa sœur.   

 

Comment puis-je alors rester insensible face à cette descente aux enfers et faire comme une majorité silencieuse, levant les yeux au ciel et ponctuant le désastre par un sempiternel hélas ?     

Mon cœur saigne de voir ce qu’est devenue mon île. Nous n’avons jamais été des arrogants, nous avons le sens de l’hospitalité, du respect de l’autre, de la dignité, de la famille, le marie-galantais est quelqu’un de fiable et de travailleur.   

Dans nombre de familles guadeloupéennes, les gens réclamaient et réclament toujours, pour la confiance légendaire de ce peuple, d’avoir quelqu’un de l’île pour travailler chez eux.  

Marie-Galante a donné à la Guadeloupe de nombreux intellectuels que l’on retrouve dans tous les domaines. Une bonne part des habitants des Abymes, de Pointe-à-Pitre, du Gosier, de Baie-Mahault, de Petit-Bourg et même du Lamentin sont des gens originaires de Marie-Galante. Cela ne signifie pas que l’on n’en retrouve pas dans les autres communes. Les patronymes ne mentent pas.  

Depuis la fermeture des usines qui a commencé au début du XXᵉ siècle avec la substitution du sucre de canne par celui de la betterave, le déclin de l’industrie de la canne était déjà amorcé.  

La grande saignée va venir, surtout avec la fermeture du ROBERT, au début des années soixante.  De trente mille habitants à cette époque, nous sommes progressivement, aujourd’hui, descendus à huit mille autochtones et deux mille à deux mille cinq cents résidents venus d’ailleurs.  

On a trop sous-estimé et on persiste à sous-estimer encore ce facteur de fuite de la population engagée depuis les années trente. Les politiques publiques, des décennies depuis, ont toutes échoué et pour preuve, cette courbe descendante persiste dans notre effroyable réalité.

Une exception, au début des années quatre-vingt, où l’on observa le retour de beaucoup de Marie-galantais revenant de France pour prendre des initiatives localement. Cela n’a malheureusement pas trop duré. Savons-nous pourquoi ? 

  

L’arrivée des vedettes rapides dans les années quatre-vingt-dix et la mort des compagnies aériennes ont accéléré cette déperdition de la population qui s’est accoutumée à faire ses courses en Guadeloupe à force, allant progressivement s’installer carrément dans les abords de Pointe-A-Pitre et autres. 

  

Évidemment, toutes ces fermetures à Marie-Galante, dans différentes structures depuis plus d’une dizaine d’années, ne vont pas améliorer les conditions pour la relance d’une réelle santé économique du moribond soldat Marie-galantais. Le processus agonisant est lancé depuis des lustres et si d’aucuns pensent régler cette problématique d’une complexité, on ne peut plus profonde, par un empirisme juvénile, superficiel et rétrograde, ils peuvent se dire qu’ils sont devenus devant l’histoire les fossoyeurs de leur propre avenir.  

 

Sortons cette île du circuit de la logique des statistiques, imposant hors humanité, à prendre des décisions comme s’il s’agissait de répondre que deux plus deux font quatre pour croire, oser penser.

  

La France elle-même, par cette méthodologie, est en train de se fracasser le crâne à tombeau ouvert sur les dalles des pourcentages. Il nous faut immédiatement remettre l’humain au centre du débat.   

Il n’y aura pas de vivre-ensemble s’il est réclamé à l’autre une chosification de lui-même. La France doit rester une et indivisible certes, mais dans la clairvoyance et le respect de sa grande diversité.   

Les relents d’un colonialisme primaire résident encore trop dans les mentalités de tous les jours. Les générations du siècle dernier, éduquées, construites, formatées et instruites pour être absorbées dans la masse, ont fait le job : elles ont joué le jeu. 

            De plus, il s’avère que la seconde génération est allée à l’école et ces personnes ne sont plus que des mineurs, des agents de voirie ou encore des occupants que de petits boulots. La troisième est issue de parents d’un bon niveau intellectuel permettant l’analyse et celle d’aujourd’hui, encore plus érudites, elles s'aperçoivent, malheureusement, que le système les a complètement oubliées. La dernière fait alors un retour sur elle-même, recherchant les valeurs sur les pays d’origines tout en vivant en France. C’est cette dichotomie, cette contradiction morbide, cette ambivalence, voire cet antagonisme schizophrénique qui surgie et qui cause malheur, pour ne pas dire mal-être.

Nous sommes entrés dans l’ère de l’image. Il n’y a pas assez de visibilité de cette multiple diversité à l’écran. Comment se mouler, se reconnaître si quelque part, on ne se voit pas nulle part où justement le système excelle.  

 

Comment faire comprendre à un Guadeloupéen qu’il est considéré dans son propre pays or quatre-vingt-dix pour cent des richesses appartiennent à celles et ceux qui ont été dédommagés en 1848 ? 

 

            On a oublié l’humain, on a foncé tout droit vers la rentabilité tout en créant, ici et là, une classe de parvenues, de repus, laissant dans la débrouillardise tout le reste. Par ailleurs, on a quelque part laissé faire s’agissant de l’économie souterraine afin de laisser aussi mourir le cerveau d’une certaine classe. Ainsi, on a pensé que l’autodestruction aurait fait l’affaire. Cependant, on s'aperçoit aujourd’hui, que la consommation des drogues a dépassé les milieux pauvres pour créer des dommages beaucoup plus graves dans toute la société.  

Les produits illicites circulent à tout-va !  Nous sommes arrivés à un point tel que depuis trente ans, on ne traite plus la folie en France et dans nos régions. Quand on connaît l’ampleur du désastre en Guadeloupe, or il n’y a même pas un centre de désintoxication. N’y aurait-il pas comme un plan pour la zombification d’une partie de la population ?  

 

Ceci expliquant cela, nous en venons aux inconséquences d’une politique publique tous azimuts qui n’a jamais mis dans son axe de traiter l’aspect sociologique avant l’aspect économique.  À quoi servirait d’avoir une économie prospère où quinze à vingt pour cent de la population se sentiraient bien, alors que quatre-vingts pour cent seraient en train de se battre pour survivre ? 

            Le système est manifestement explosif ou implosif dans son essence. Tout cela ne peut pas accoucher de quelque chose de merveilleux. La société antillaise souffre du même mal que cette partie délaissée, se sentant carrément rejetée d’un système dans lequel la carte, le droit d’entrée pour le bonheur devient de plus en plus inaccessible. 

 

Où cela peut-il bien nous mener ?  

 

En France, cela va être très difficile de faire barrage au Rassemblement National en 2027 pour la présidentielle à venir.  Cette prétendue humanisation du Front National nouvelle formule est très clairement un leurre. Il est triste de voir que des Guadeloupéens, oubliant leur passé, se laissent berner par des gens qui, a priori, ont bâti leur concept, leurs fonds de commerce sur la haine de l’autre et la théorie de GOBINEAU. J’ose encore croire à une pulsion « contestative » au lieu d’un acte purement approbatif.

   

S’il n’y a pas rapidement un consensus républicain pour contrer cette monstruosité à venir, je crains alors de graves émeutes, pour ne pas dire une sorte de guérilla organisée incitant radicalement à la guerre civile, en France hexagonale comme dans les Départements d’Outre-mer. Le Rassemblement National ne va pas apporter la paix sociale, au contraire, ça va être pire où nous verserons dans l’inconnu total du malheur. À bon entendeur salut !

 

Le contexte international n’a jamais été autant sur le fil du rasoir depuis les années de la guerre froide. En plus de cela, un affrontement idéologique, religieux et civilisationnel vient rajouter de l’abstrait et du fanatisme dans une réalité où les pôles économiques sont en train de basculer. 

Quelle sera donc la position de la France dans un éventuel conflit majeur entre la RUSSIE et les USA ? Le monde risque un embrasement jamais vu si la CHINE se mêle à tout cela. Que vont faire les pays de l’UE ?  L’INDE semble avoir choisi le clan SINO-RUSSE. Les pays ARABO-MUSULMANS en grande partie sont aussi du côté SINO-RUSSE. 

La France jadis bien implantée en terres africaines se fait malproprement chasser de s’être enfermée dans un process de Françafrique, aujourd’hui devenu insultant aux yeux des nouvelles générations du continent.  Nous rappelons ici, que l’économie française excluant l’apport des ressources minières et pétrolifères des pays africains, dans moins de trois ans, glissera au trente-troisième rang mondial.  La jeunesse africaine vomit cette monnaie de singe appelée Franc CFA, ayant définitivement compris les limites et la symbolique.

 

Qu’en est-il pour nous, Guadeloupéens ?  

En cas de conflit majeur, nous serions forcément du côté français. Cependant, si le cœur devait s’exprimer, la situation ne serait pas si évidente que cela.

En France même, nous n’avons qu’à voir les manifestations contradictoires dans le conflit ISRAËLO-PALESTINIEN. Les jeux ne sont pas si clairs et la lecture du monde actuel est de plus en plus complexe par une géopolitique qui n’a rien de si objectif que cela, où chacun de plus en plus privilégie d’abord ses intérêts propres. 

  

Les Guadeloupéens, du bout du Vieux-Fort à la Pointe des Châteaux, en passant par la Désirade, Terre de Haut, Terre de Bas et Marie-Galante, ne peuvent et ne doivent pas accepter le fait qu’en 2023, bientôt 2024 qu’ils soient encore en train de pleurer pour avoir de l’eau potable au robinet. Ils ne comprennent pas que les pollueurs des nappes phréatiques du pays puissent obtenir un non-lieu. C’est un privant des gens des évidences que vous finissez par engendrer la haine, la colère et l’insécurité. Ce sentiment d’injustice ouvre la porte à l’inattendu. 

Une donnée reste évidente : certains pays de ce monde en veulent au système occidental qui depuis des lustres dominent avec arrogance l’économie mondiale. L’échec de tous semble pointer du doigt ce même système, d’où la multiplication des antagonismes grandissants.

Ainsi, pour savoir que faire, que dire et que proposer pour notre pré carré marie-galantais, nous devons avoir une analyse globale de la situation générale afin d’être plus affutés sur les voies et moyens à pouvoir proposer et entreprendre les vraies solutions pour notre Pays.  

 

Par conséquent, si nous acceptons la fermeture de ce Collège de Capesterre, nous enfonçons davantage Marie-Galante dans le chaos. D’autant plus que, cette fermeture cache un projet machiavélique bien plus large et plus lugubre. Il y a quelques mois, nous avons entendu parler de la création d’un Collège unique sur le lieu-dit de la Mare au Punch. Les Marie-Galantais encore une fois, ont manqué d’observation et de réactivité. Pendant les évènements TERRES DE BLUES 2023, nous avons tenu meeting sur ce même lieu afin d’attirer l’attention de la population sur le crime abominable de vouloir occuper ce lieu historique, par rapport à la symbolique du « Procès de Marie-Galante » écrit par Schoelcher en 1849.  

 

Nous fûmes, hélas, encore une fois, bien trop peu nombreux pour une prise de conscience aussi importante et capitale. Cela signifie que le Collège de Saint-Louis aussi sera fermé. Ce dit Collège unique se retrouvera sur les terres de Grand-Bourg. Saint-Louis et Capesterre deviendront des communes fantomatiques et très prochainement, le préfet de Guadeloupe va demander de transférer l’état civil de ces deux communes à Grand-Bourg. Si vous ne pouvez même plus faire l’enregistrement des décès dans une Mairie, elle n’a plus droit d’y être. Nous assisterons alors à la fermeture des Mairies de Saint-Louis et de Capesterre. Marie-Galante n’aura plus qu’une seule commune, Grand-Bourg.  C’est l'objectif à atteindre, toujours dans la même stratégie des quotas, des pourcentages et des statistiques.

 

Vous comprendrez aussi les raisons pour lesquelles aucun politique de Grand-Bourg depuis n'a pas osé contredire ou aller à l’encontre de ce macabre projet. 

 

Osons le dire, on a créé le dépeuplement de cette île. Nous touchons du doigt les funestes raisons de la fermeture du Service Maternité, il y a quelques années déjà, de l’hôpital de DUCOS. 

Oui ! comment améliorer votre dépopulation si vous n’avez plus la possibilité de prendre en note vos naissances à l’état civil ? Aucune politique familiale n’est mise en place pour relancer la natalité. Il n’existe aucun projet, aucune réflexion pour lancer un appel facilitant le retour des marie-galantais expatriés en métropole. 

De plus, on vous offre une Mercedes, mais vous n’avez pas la clé. Vous continuerez alors à marcher sous le soleil et vous serez encore plus risible aux yeux de tous. 

Cependant, on a construit un nouvel hôpital avec un bloc opératoire plus perfectionné que celui du CHU de P-A-P, mais deux ans après cette ouverture, on vous oblige radicalement sa fermeture. Où est la logique dans ce fait ?

 

Ainsi, on refait la piste d’atterrissage de l’aérodrome des Basses, à coups de millions et une grande inauguration au champagne, en revanche, on n’a jamais pensé, en amont, à traiter avec une compagnie pour la desserte. Où est donc le signe d’intelligence dans un tel acte ? 

 

De même, on inaugure un espace pour une poissonnerie modernisée à l’entrée de Grand-Bourg, mais le secteur de la pêche a perdu quatre-vingts pour cent des marins pêcheurs. Nos vieux marins sont partis de ce monde et on n’a rien fait pour motiver la relève. Très beau, très bien, cet espace pour l’égo des politiques, mais encore une fois, où est la réflexion, la perspicacité recherchée pour relancer un secteur pratiquement en voie de disparition ?

D’ailleurs, cette rue de la Marine a perdu sa vocation première puisque plus aucun canot n’y accoste. Faudrait-il peut-être même penser à la débaptiser ? 

Mettre deux ou trois cabanons de pêcheurs sur la plage du Troisième Pont, est-ce là, un véritable projet de relance pour ce secteur ? 

 

Il est grand temps de sortir de cet amateurisme morbide qui nous enfonce. La gestion chaotique d’un quotidien dépourvu de toute planification. Cette île devient un bateau ivre dépourvu de quilles qui s’enlise dans les abysses de la médiocrité. Il n’y a pas de projet d’ensemble, il n’y a pas de perspective pensée et réfléchie, il n’y a pas de schéma directeur, il n’y a pas de plan pour sortir de cet enfer, de la fermeture de tout jusqu’à accepter la défaite, le mauvais sort, la malédiction, la renonciation et l’ignorance malhonnête d’un échec manifeste. 

 

J’appelle à la prise de conscience des quelques soldats encore conscients de notre terrible malheur, à celles et ceux qui seront d’accord pour dire NON à la fermeture du Collège de Capesterre. 

Cet acte est lié à trois échecs en série. La fermeture certes du Collège de Capesterre, mais également à venir, celle du Collège de Saint-Louis et la troisième abomination, la construction sur le lieu spirituel du passé de nos ancêtres sur la Mare au Punch de ce fameux Collège unique.  

Ne soyons pas des acteurs passifs et poussifs face à des crimes qui, a priori, devraient au premier chef nous interpeller.  

Nous allons très rapidement nous mordre les doigts, si nous continuons de la sorte d’être toujours dans l’acceptation de l’inacceptable.

 

 Grand-Bourg le, 12/12/23

 

Bernard DENDELE LECLAIRE 

Président Coordonnateur NOU KAT SE YONN 

Président AMBITION GUADELOUPE 

Écrivain Marie-Galantais




mercredi 23 août 2023

Thionville Korval. 2023 - 12ème anniversaire de son décès. Hommage.



Hommage à Mr Thionville KORVAL pour le douzième anniversaire de son décès. Avec la participation de Jean GIRARD qui retrace les grands moments de sa vie. L’Association « Nou Kat Se Yonn » avait le devoir par son Président Bernard Leclaire d’honorer la mémoire d’un grand Marie-Galantais qui, sa vie durant a œuvré pour son île, mais aussi pour toute la Guadeloupe. A la fin de cet événement, au zénith du soleil de midi, des « malfinis » en arc de cercle ⭕️, par dizaine sont venus consacrés cet hommage comme une confirmation divine. A la dernière note de notre clarinettiste, ils ont disparu comme pour saluer tristement la mémoire de toute une île qui, hélas peine à retrouver sa dignité et son honneur ! Merci à la famille Korval d’avoir accepté ce vibrant hommage à l’un de ses plus grands fils. Dans cette assistance qualitative et non quantitative vous allez remarquer la présence de Jean Pierre SAINTON, qui avait fait, ce jour le déplacement à Grand Bourg, en sa qualité d’historien pour rendre cet hommage à Thionville KORVAL. Nous apprenons, malheureusement, à l’instant même, son décès. Nous présentons à sa famille entière nos sincères condoléances et notre profond respect. Ce brillant intellectuel guadeloupéen nous laisse dorénavant un abysse à combler. Il nous manque déjà. Que la terre te soit légère Jean Pierre. ❤️❤️❤️⭐️⭐️⭐️🙏🙏🙏. BL

jeudi 17 août 2023

TOUR CYCLISTE DE GUADELOUPE 2023 - QUELQUES REMARQUES …


TOUR CYCLISTE DE GUADELOUPE 2023

 

QUELQUES REMARQUES …

 

 

            AMBITION GUADELOUPE

 

 

Présente ses félicitations à BENJAMIN LE NY pour cette magnifique victoire du 72ᵉ tour cycliste du Pays. Toutes nos félicitations aussi au Club de l’USL du Lamentin qui lui a accordé sa confiance. Un grand respect pour Raphaël LAUTONE qui prend la première place lors de la dernière étape et pour son optique patriotique. Un immense bravo à tous les compétiteurs et à l’ensemble de l’organisation. 

 

Quelques remarques, cet évènement nous oblige à nous interroger sur comment faire mieux les années à venir pour maintenir ce résultat, en ayant toujours en point de mire l’excellence qui s’impose ?  

 

Cette victoire, personne ne l’avait prévue et surtout pas, venant de BENJAMIN LE NY qui, pour beaucoup d’entre nous, avant ce tour, demeurait un illustre inconnu.  Nous avons tous, découvert ce jeune lors de ce tour 2023 et son parcours aussi atypique nous laisse, au lendemain de cette formidable victoire, encore plus agréablement surpris. 

 

Alors, comment BENJAMIN LE NY détenteur d’un talent tel, fait pour être à ce point si méconnu, surprenant tous les pronostics ? 

Il vient tout simplement du VTT. Dit-on !

Il ne fait du vélo sur route que depuis six ou sept mois. Il ne sort tout de même pas d’un chapeau magique. Où est le problème ? 

 

Nous devons tirer leçons par rapport à son profil et par la même occasion, son incroyable émergence vient directement nous rappeler nos limites, pour ne pas dire notre immense léthargie, un Pays rempli de tels talents, or, nous nous amusons inconsciemment à passer complètement à côté de nos réussites.

 

Il aurait pu passer au travers et nous n’aurions pas eu cette victoire en 2023. Combien de BENJAMIN LE NY existe-t-il encore en Guadeloupe, toutes disciplines confondues ? En sommes-nous conscients ? 

 

Nous n’avons pas de pétrole, mais nous avons une Jeunesse qui, depuis des lustres, prouve sportivement, quotidiennement, l’affirmation d’un potentiel intrinsèque inexploité ou insuffisamment, au sein de notre population. 

 

Dans ce même ordre d’idée, comment se fait-il, que nous n’ayons toujours pas compris que ce Tour Cycliste de la Guadeloupe doit devenir aussi un fleuron touristique pour cet Archipel ? 

Comment pouvons-nous prétendre optimiser correctement cet évènement alors que nos participants commencent à s’y préparer quelques mois à l’avance ? 

 

-Nous préconisons alors l'organisation d’une Équipe de la Guadeloupe avec l’aide des Collectivités Majeures afin de semi-professionnaliser les acteurs de cette sélection. Ils devront se consacrer essentiellement au cyclisme. Ces jeunes seront rémunérés comme des salariés du Club de la sélection.

 

-D'anciens champions, comme BORIS, pourraient aujourd’hui faire un stage d’un an en France, dans les plus grands clubs de l’hexagone, afin d’acquérir le diplôme de coaching et de management de haut niveau, dans le but de réinvestir ce savoir-faire au Pays.

 

-Les clubs locaux doivent, dès le niveau Minime, repérer tous les jeunes espoirs afin qu’ils soient suivis par une École guadeloupéenne de Cyclisme, financée par les Entreprises privées volontaires de Jarry, par les Collectivités majeures et par la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports.

 

-Le CREPS aurait une double vocation, à savoir la formation des professeurs de gymnastiques, mais également un Centre de suivi, d’entrainement physique et de préparation pour nos athlètes de haut niveau, confirmés et à venir. 

 

Cette victoire du 72ᵉ Tour Cycliste de la Guadeloupe doit nous conduire à davantage investir sur le Sport comme une porte de sortie pour notre Jeunesse. S’il existe une Guadeloupe indivisible dans l’optique d’une saine élévation collective, force est de constater qu’elle réside bien dans le ciment de cette ferveur populaire. 

Simultanément, nous ferons briller notre jeunesse, en relevant l’honneur général de notre archipel, par ailleurs, nous construirons un socle, une unité, voire l’émergence d’un Peuple déterminé à vouloir réussir ensemble avec toutes ses composantes. 

 

Inutile de démontrer qu’il en va de même pour le Foot et autres sports motivant l’engouement national et patriotique. Nos politiques doivent absolument intégrer le développement de la Guadeloupe en misant sérieusement sur les grands évènements sportifs de notre calendrier. 

 

Ce Pays regorge de talents, il serait stupide de ne pas profiter pour faire briller notre ambition et de mieux appréhender notre avenir. Nous aimerions garder nos forces vives sur place afin d’éviter davantage l’effritement de notre démographie. Il existe un tourisme sportif et là, manifestement par les nombreux évènements à venir et à créer, nous pourrons au sein de cette Caraïbe élaborer un planning qui puisse attirer du monde de partout à participer et à découvrir notre incroyable Archipel.

 

Alors, qu’attendons-nous pour mettre en action ce Pays ? 

Osons porter une réponse claire, urgente et immédiate à notre Jeunesse ?

Une organisation digne de ce nom n’est jamais spontanée, elle se pense, se réfléchit, se bâtit, se construit et anticipe l’évènement.

 

Il y va assurément de même pour un Pays. 

 

Encore bravo champion.    

 

Grand-Bourg le, 17/08/2023

 

 

Président AMBITION GUADELOUPE, 

 

Bernard LECLAIRE.

 

 


 

 

mardi 6 juin 2023

CONTRIBUTION POUR LE CONGRES DU 07/06/2023.


CONTRIBUTION POUR LE CONGRES DU : 07/06/2023.




Grand-Bourg le, 05/06/23

 

AMBITION GUADELOUPE

 

 

À l’attention 

De Monsieur Guy LOSBAR, Président du Conseil Départemental de Guadeloupe.

 

 

Objet : Contribution pour donner suite à la demande de la Commission Mixte Ad Hoc.

 

 

                                                    Monsieur le Président,

 

Tout d’abord, un grand merci d’avoir voulu partager avec les partis politiques cette urgente réflexion. En effet, le temps de se mettre ensemble afin de mieux panser et penser le Pays est au goût du jour. Personne n’a la science infuse et il s’avère que nous serons toujours un peu plus intelligents à plusieurs que seul. 

J’ai quitté la présidence du CIPPA, raison pour laquelle ayant repris le flambeau d’AMBITION GUADELOUPE, je vous fais une réponse par ce biais.

 

        Nous irons droit au but et de manière très synthétique 

 

Rien ne se fera sans la population guadeloupéenne, mais également rien ne se fera sans les politiques de Guadeloupe. Si nous ne sommes pas convaincus en faisant preuve de maitrise des éléments que nous préconisons, je ne vois pas comment la population pourrait songer à suivre des hésitants, pire des immobilistes craignant l’ombre même de la modernité et du changement. Il va nous falloir faire preuve de pédagogie. 

 

Nous avons tous les techniciens qu’il nous faut pour réussir ce changement inévitable qui se présente à note Pays. Par ailleurs, nous devons ensemble, avec assurance, détermination et sérénité, avancer vers une Guadeloupe où nous aurons le mérite d’être enfin des acteurs de notre développement et non ceux qui subissent et qui font à dessein de suivre l’existant moribond qui nous entoure des lustres depuis.  Cette époque est révolue et le peuple ne l’accepte plus. N’oublions pas que notre jeunesse nous observe. 

 

-Ainsi, nous devons très rapidement sortir de ce fonctionnement bicéphale.  Nous devons adopter une Assemblée Unique afin de mieux conduire le Pays dans la détermination de la transparence et du centime dépensé représentant, aux yeux de tous, un centime constructif. L’utilisation de l’argent public doit tenir d’un sacerdoce. 

 

-La Guyane et la Martinique ont pris ce tournant, il est temps pour la Guadeloupe d’oser cette nouvelle structure de gouvernance. Tout en tenant compte, bien sûr, de mettre en place, tout l’administratif nécessaire et indispensable socialement afin d’éviter les erreurs humaines. Une commission spécialisée, avec des responsables de DRH seront là sur les cinq et dix ans dans le but d'essayer d’amortir convenablement ce grand changement salarial. Cela mérite une organisation et un plan, tous deux lissés dans le temps, afin d’amortir le choc de la grande métamorphose. D’autres l’ont fait, je ne vois pas pourquoi la Guadeloupe en serait incapable.

 

-S’agissant des représentants politiques, la quantité n’a jamais fait la qualité. Il est temps, aujourd’hui de mettre en place un plan de redressement économique pour cet archipel. Cela passe par une économie des dépenses inconsidérées et un recentrage sur les urgences du développement intrinsèque. Le choix du Pays est au-dessus de celui des êtres, individuellement. L’essentiel est le bon fonctionnement et de rendre tangible cette amélioration de la Guadeloupe. Nous n’avons plus le droit à l’erreur. 

 

-Il faudra voter pour l’élection du Président ou de la Présidente de la première Assemblée Unique de Guadeloupe. Ce calendrier est à mettre en place par les actuels responsables politiques. Il faudra faire de la pédagogie vis-à-vis du peuple guadeloupéen pour démonter l’exigence nationale du changement en ce sens. Ce que nous ne prévoyons pas, nous sera sous peu imposé. Alors, nous avons la charge de ce grand changement et personne ne le fera à notre place et mieux que nous. 

 

-Cette nouvelle grande Assemblée aura la charge dans les années à venir de travailler pour l’émergence d’une loi Organique qui devrait déboucher vers un changement de statut pour la Guadeloupe. Ce changement de statut doit nous conférer davantage de pouvoir en matière économique afin de nous propulser dans le peloton de tête des pays caribéens. 

 

-Nous devons faire preuve d’un projet ambitieux, qui irait jusqu’à la récupération ou la création d’une fiscalité propre.

 

-A nous de réguler l’Import et l’Export sans oublier la préférence guadeloupéenne pour le développement de nos secteurs de production. Développons notre agriculture dans le but d’atteindre un équilibre entre « la demande et l’offre ». Recherchons le mieux manger pour une santé collective plus établie et plus manifeste. Notre population est en surcharge pondérale et le phénomène de l’obésité gagne du terrain avec son lot de maladies.  Le respect de nos terres et la sauvegarde de notre foncier sont des objectifs à prendre très au sérieux pour l’avenir.  Le retour au travail de nos enfants leur en permettant de trouver un labeur chez eux en incitant l’innovation et la recherche. Priorité à notre jeunesse pour l’emploi et la formation. 

 

-À la suite de l’élaboration de cette loi Organique, le régalien sera toujours du domaine de l’État français, nous laisserons aussi la Santé, qui est un dossier très lourd où une expertise très poussée s’impose. L’État gardera la police, l’armée, la sécurité, la monnaie, les banques, la défense, le paiement des fonctionnaires et les retraites…  Nous préconisons un Statut d’Autonomie hors du champ européen dans la mesure où nous ne sommes pas en possibilité de rivaliser avec la concurrence européenne. Nous ne jouons pas un jeu égal. Nous croyons davantage en un partenariat dans le cadre d’un statut de « Pays et Territoire Outre-Mer ». Les crédits européens restent abordables, même dans ce cadre sans pour cela en subir toutes les conséquences douanières et fiscales. 

 

-Dans l’objectif de ces changements, il s’agira à termes de porter une autre adaptation à l’Octroi de Mer. Cette manne permet aujourd’hui de pérenniser la rémunération des salariés des collectivités, devenant pour ainsi dire, un levier anti productif de manière directe. Dans ce changement institutionnel prévu avec cette Assemblée Unique, on arrivera, à une subtile économie du versement de cette somme qui ne sera plus essentiellement pour payer les salaires. 

De même, l’économie effectuée grâce à un nombre d’élus qui sera moindre, tous ces efforts pour mieux maitriser les dépenses, permettront alors de rendre plus rentable et plus intelligent la recette de l’Octroi de mer. Pourrions-nous, à ce moment envisager la création d’une banque locale d’investissements au service de nos entrepreneurs ?

En interne, il est vrai qu'une réforme s'imposera dans la mesure, où il s'agira de faciliter l'émergence d'une économie réelle sur le territoire. Un réajustement et une plus savante utilisation du produit Octroi de Mer viendront à l'ordre du jour. Il n’est surtout pas question aujourd’hui ou dans les années à venir d’abolir purement et simplement cet unique levier fiscal que nous possédons. 

 

-Nous saisirons aussi les recettes des impôts locaux et sur le revenu. Il nous appartiendra aussi de maitriser la recette de la Taxe sur la Valeur Ajoutée et de nombreuses autres, au niveau douanier et commercial. Le but est de se constituer un matelas encore plus confortable que celui du système actuel que nous vivons. Chiffre à l’appui nos Experts nous répondent que cette Autonomie est fiable. 

 

-Il nous reviendra aussi d’en inventer d’autres, nous pensons à la vignette sur les voitures polluantes de plus de huit ans. Les Concessionnaires Automobiles devront participer à l’enlèvement des carcasses des voitures et à la récupération des huiles usagées. Nous devons penser à la limitation des véhicules en développant le transport des bus en interne et par le développement du cabotage maritime intercommunal. Nous avons aussi pensé à la mise en vigueur d’un Argus local pour la transaction commerciale lors de l’achat d’une voiture. Il est aussi question de récupérer l’intégralité des recettes des radars, PV et pourquoi pas, une taxation sur le chiffre d’affaires de la Française des jeux ? 

 

-Concernant la géothermie de Bouillante, la nouvelle Assemblée Unique deviendra d’office actionnaire de l’entité. Il s’agit du sous-sol guadeloupéen, ou alors ORMAT, va devoir payer une patente comme un loyer pour l’exploitation. Par ailleurs, il en sera de même pour l’exploitation des carrières de sable et de tuf. Toute exploitation du sous-sol imposera un coût permettant au Pays de faire face à son exigence économique. 

 

-Ainsi, nous donnons ici une vision globale sur les grandes perspectives à venir et si nous manquons encore une fois cette transformation nécessaire et indispensable, il faudra croire en un vieillissement de notre population et la mort économique assurée de notre territoire. La seule dynamisation possible, en douceur, en respect, en corrélation et adéquation avec notre population est celle-là. L’idée du PTOM n’est pas une révolution en ce sens, ce statut existe déjà et il peut être à la carte grâce à la loi Organique qui précéderait son application. Nous avons des politologues, des experts administratifs, des érudits sur place, il suffirait d’oser les mettre au travail.

 

-La Guadeloupe ne manque pas de compétence. Bien au contraire, il y a pléthore en la matière. Ce qui manque, c'est un chef d’orchestre capable de mettre en harmonie toute cette dynamique, cette synergie et ce magma collectif.  Pour l’instant, chaque instrumentiste joue sa partition, l’un ne regarde pas l’autre, l’un n’écoute pas l’autre et chacun répudie le jeu de l’autre. Nous finissons par rendre cacophonique ce qui, a priori émane du génie. Le temps de la concorde a sonné et le temps de la discorde est derrière nous. Mettons-nous ensemble pour une philharmonie de l’intelligence afin que l’archipel sorte enfin de son amphigourisme légendaire. 

Nous le pouvons et nous devons le faire, au nom de cette Jeunesse qui nous tourne le dos, faute de vision sur l’avenir. Ne soyons plus des êtres du passé, du passif et osons voir l’horizon de nous-mêmes. Osons notre rêve ! 

 

-Je ne terminerai pas mon propos sans mot dire au sujet des Îles du Sud. Ces quatre territoires accusent un retard à tous niveaux, de plus de cinquante ans par rapport à la Guadeloupe. Force est de constater que les politiques depuis plus de trente ans n’ont pas permis de rattraper ce gouffre du retard qui, manifestement, s’élargit davantage.

 

-Nous préconisons qu’une somme, un budget conséquent, à la hauteur des ambitions de ces territoires, soit alloué à chaque vote du budget global de chaque Assemblée. Si nous osons l’Assemblée Unique, alors il reviendra à cette structure de procéder en la matière. Que ce budget annuel soit versé directement à la Communauté de Commune de Marie-Galante afin qu’elle puisse, d'elle-même, mettre l’accent sur le propre développement économique de l’île.

 

-Il serait intéressant de créer une Communauté des Communes, globale pour Terre de Haut, Terre de Bas et la Désirade, afin de pouvoir opérer de la même manière. On a aussi, un certain temps, parlé de « Conseil des Îles », qui pourrait centraliser ce budget général dans le but de le dispatcher vers les Îles du Sud. 

Si rien n’est fait en ce sens et que le saupoudrage électoral continue sur ces îles, nous pensons à termes que l’émergence d’une Collectivité des Îles du Sud ne tardera pas à se faire entendre afin de pouvoir régler un budget directement avec l’Élysée.

 

Comme vous voyez Monsieur le Président, si la Guadeloupe ne veut pas avancer, il reviendra peut-être aux Îles du Sud de tirer la sonnette d’alarme afin que le réveil soit enfin entendu.   

 

Nous espérons très humblement ici, avoir pu dresser les grandes lignes de la modernisation de cet Archipel pour contribuer à l’émergence d’un Pays digne de ses grands fils historiques. 

Fanon disait : « à chaque génération de porter sa pierre », il est temps pour nous de prendre en main la destinée économique de notre territoire. À jouer, le statuquo, à force, cela nous conduira inéluctablement face à un mur social où la Guadeloupe entière en sortirait que perdante.

 

AMBITION GUADELOUPE sera toujours dans le constructif pour faire réussir notre Archipel. Vouloir changer le Pays est d’abord un état esprit, un état d’être avant de vouloir vendre des chimères à un Peuple qui aspire désormais à rentrer dans son XXIème siècle. 

 

 

Avec les salutations du Parti.

 

        Vive la Guadeloupe Autonome.

 

Son Président  

BERNARD LECLAIRE

P : 0690 575834

M : bleclaire59@hotmail.com

mercredi 31 mai 2023

TERRE DE BLUES 2023, MON RESSENTI ! FORCES, FAIBLESSES ET AVENIR.





                         TERRE DE BLUES 2023, MON RESSENTI ! 


 

                               FORCES, FAIBLESSES ET AVENIR.

 

 

 

NOU KAT SE YONN 

 

 

Après deux ou trois ans de non-représentation à cause, entre autres, de la COVID, mais également par un manque de financement, ça y est, nous y voilà !  

 

Terre de Blues a repris le flambeau, vingt et unième réalisation, tant mieux, c'est un excellent événement et d'ailleurs Marie-galante devrait jouer davantage la carte de l'événementiel, nous y reviendrons. 

 

Une population qui double, voire qui triple lors d'un tel événement est, a priori un franc succès qui mérite attention, analyse, amélioration, professionnalisme et exemplarité pour développer économiquement notre territoire.

 

Cette manifestation n’a plus l’âge de l’adolescence, elle existe depuis l’année 2000 et en 2013, on accueillait déjà 13 000 festivaliers.  On peut largement prétendre accéder enfin à une forme de maitrise grâce à une légitime expérimentation. 

 

Au fil des années, on peut applaudir la qualité du choix des artistes programmés et le public n’est pas dupe, répondant toujours présent lors des différentes manifestations.

Je remercie l’effort financier de la Région pour avoir contribué à la finalisation du Boulevard en direction de la plage du Troisième Pont à Grand-Bourg. Les travaux du débarcadère ont pris du retard, il est dommage qu’ils n’aient pas pu être terminés avant le festival. Nous remercions aussi l’État, les Collectivités majeures et tous les Sponsors privés qui, cette année 2023, ont contribué pour que cette opération de promotion de notre île se fasse. 

 

L’organisation interne, qu’il s’agisse des loueurs de voitures ou de la location de gîtes, fut très vite saturée. Le succès de cet évènement mérite tout de même une analyse économique et statistique bien plus poussées afin de répondre pertinemment à l’immense demande. 

Ce Festival a vingt-et-un ans, il monte encore en puissance et une véritable transparence s’impose dans le but d’anticiper les années à venir, surtout si nous tenons réellement à pérenniser cette activité, voire la démultiplier comme un levier économique pour l'île. 

 

Il y a malheureusement un tâtonnement, un aspect Michel-Morin qui est encore trop visible. Une trop forte concentration basée autour de la sortie des bateaux qui vient restreindre le potentiel global de Terre de Blues.

 

Ce pôle géographique est dépassé et saturé. Les stands sont trop empilés les uns contre les autres ce qui masque une réelle visibilité de chacun. Il va falloir penser à étaler les activités en « Village » afin de laisser mieux circuler les gens, mais surtout les voitures. Il faudrait un village pour le culinaire avec les spécialités de l’île, un pour les Éditions avec des conférences (Bibliothèque Guy Tirolien) et un mini Salon du Livre, un pour les vêtements et manifestations de défilé de mode traditionnel et moderne, démonstration et signification des différentes coiffes des Matadors. On pourrait aussi créer un village d'anciens jouets traditionnels dont l’île avait anciennement tous les secrets, une manifestation de bœufs tirants (très appréciée par les touristes), une démonstration de Mayolè, etc. … Il suffit de repenser et d’étoffer en termes de choix afin que chaque secteur d'activité puisse se retrouver.  

 

Marie-Galante, et singulièrement les Marie-galantais, doivent davantage s’approprier l’évènement. Créons une vraie culture de l’évènementiel à Marie Galante et pourquoi pas, dans cette optique, prévoir la promotion d'une école pour former les jeunes qui sont attirés par ces différents métiers. 

Il y a là, un avenir qui se joue et qui malheureusement est encore trop ignoré. Tout le monde, ou du moins un maximum, doit pouvoir bénéficier de cet apport par un feedback intelligent comme tremplin pour mieux rebondir économiquement.  Dans ce registre du partage, il est évident que les Communes de Capesterre et de Saint-Louis doivent être à la pointe des différentes manifestations proposées afin de leur porter aussi une plus-value certaine.

 

Saint-Louis bénéficie exclusivement d’une belle baie, il serait urgent de réfléchir sur l’éventualité d’une Transat de P-A-P à Saint-Louis, qui récompenserait les cinq premiers, le but est d’attirer de nombreux participants. On pourrait aussi concevoir une course Jet-Ky par la Karu-Jet de PAP à Saint-Louis, en accordant des récompenses intéressantes aux participants. Il serait aussi propice de prévoir des « Afters » sur cette commune sans oublier Anse-Canot et Vieux-Fort. L'île doit se tourner vers la mer. 

 

S’agissant de la Commune de Capesterre, elle souffre depuis quelques années des arrivées massives des sargasses. Cependant, la municipalité a mis l’accent sur le ramassage immédiat afin de limiter les effets néfastes, des gaz dégagés et cela semble bien fonctionner. L'État s'est récemment engagé à construire une digue dans le but de procéder à l'évacuation vers les grandes eaux. Capesterre demande de croire en sa modernisation. 

 

On voit l’absence de la structure Cap Rêva, par le manque d'hôtel, des festivaliers ont dû coucher à la belle étoile. Mobiliser du monde à Capesterre ferait par ailleurs découvrir son énorme potentiel et sa plage exceptionnelle.  Pourquoi ne pas envisager une grande soirée Léroz sur Tacy, Borée, Étang-Noir ou tout simplement sur la place du bourg face à la mairie ? On a trop tendance à oublier ces deux Communes, est-ce une stratégie volontaire ? Que nous cache-t-on ? 

 

Murat reste le clou pour les grandes manifestations du soir, mais un « developping » sur l’intégralité de l’île parait indispensable. Ces évènements éclatés pourraient commencer une semaine en amont par rapport aux vraies dates de Terre de Blues. On y gagnerait deux semaines au lieu d’une, sachant que le gros des festivaliers sera là, pour les évènements majeurs. D’autres viendront pour profiter de l’authenticité et de la spiritualité de l’île. Ne dit-on pas que l’île est un vortex ? 

Si nous voulons en faire un tremplin économique, allons plus loin que le simple regard musical. Il faut justement utiliser l’apport de ce centre d’intérêt primordial pour orienter les festivaliers vers le terroir Marie-galantais. 

 

Créons un prix musical Terre de Blues chaque année pour les jeunes artistes afin de les encourager et de les soutenir dans la maitrise de leur art. Pourquoi pas aussi, l’éventualité d’un prix littéraire Terre de Blues et l’organisation finale d’une élection de Miss Marie-Galante ? Il s’agirait d’occuper l’espace pendant les deux semaines de festivités. 

 

Ces idées émises, nous avons l'obligation de soulever le problème sécuritaire que l’actualité met hélas en évidence. Un évènement comme celui-ci voit la population tripler. Ce qui, manifestement, pose cette problématique au plus haut point. 

Marie-Galante est dotée d’un hôpital qui n’a pas les moyens de faire face au traitement des cas graves. L’accident qui s’est produit entre Capesterre et Grand Bourg, avec les conséquences que l’on connait, nous rappelle tristement la nécessité d’être équipé d’une structure hospitalière en capacité totale de faire face aux urgences. Le bloc opératoire de l’hôpital de Ducos doit être opérationnel pendant toute la durée du festival et que nous ayons aussi en permanence un hélico basé sur l’île, prêt à décoller en cas d’urgence. 

Il n’est pas question de recevoir ce monde sans tenir compte de cet aspect sanitaire fondamental. Il en est de même pour la santé et la vie des Marie-Galantais qui, sur place, souffrent de cette carence inacceptable et indigne de la République. 

 

Enfin, je lance ce cri quant à la transparence des retombées financières de cette opération. En effet, depuis plus de vingt ans, personne ne sait si cette manifestation est un plus pour nos collectivités ou, au contraire, obère davantage leurs finances. Nous sommes dans l’opacité totale s’agissant du rapport comptable de cette manifestation. 

Depuis sa création, nous n’avons eu aucun bilan sur les comptes de cet évènement. Par ailleurs, j'apprécierais donc solennellement d'avoir les comptes, au moins sur les cinq dernières représentations. Montant de la part de l’État, montant des Collectivités, montant total et nominatif des Sponsors privés. Que ce budget soit présenté avec le coût de la prestation de chaque artiste et les frais d’approche de toute l’organisation. Évidemment, il faudra aussi de manière détaillée présenter le feuillet des recettes et là, je parle de billetterie. 

 

Pour cette année, la soirée du fils Marley, il y avait au moins cinq mille personnes à 45 €, on devrait avoir une recette globale d’au moins 225 000 € et probablement davantage pour la soirée Youssou N’Dour. On en serait déjà pour ces deux soirées sur 450 000 €. Les socioprofessionnels sollicitent ces paramètres pour affuter leur organisation. Une transparence s’impose si nous voulons améliorer et aller encore plus loin dans la bonification de cette manifestation. Tout le monde doit jouer le jeu afin de qualifier et de quantifier parfaitement les prochaines manifestations. Le nombre de festivaliers pour anticiper la location des gîtes, des voitures, pour les restaurateurs, les différentes rotations programmées par les navettes, etc. …

Aucune maitrise n'existe sans statistique, qui ne rend pas compte ne se rend pas compte, nous sommes à l’heure de la toute clairvoyance et transparence… nous espérons sous peu voir dans la Presse les éléments réclamés. 

 

En guise de conclusion, nous porterons une note d'espoir, des perspectives à l’horizon grâce à la réussite et à la popularité de notre Terre de Blues. Nous notons un fait, c’est que Marie-Galante, comme les îles du Sud, agonisant des lustres depuis, ont une chance avec l’Événementiel. Le dépaysement et l’authenticité de ces quatre îles attirent et enchantent des gens venant du monde entier. Il y a matière. 

 

Il faudrait y mettre l’accent et définir sur chaque île le possible des améliorations.  Ainsi, Marie-Galante ne peut pas s’autosatisfaire d’un seul évènement comme Terre de Blues. Par conséquent, il faudrait aujourd’hui, sur l’année, étaler et produire au moins quatre évènements identiques et de grande envergure. De plus, je vous laisse rêver d'éventuelles retombées si nous pouvions enfin réussir ce challenge. Tout est possible, on le peut, « sé zyè ki lach ». 

 

Par ailleurs, nous avons déjà des idées précises sur les sujets et les secteurs d’activités qui pourront faire l’objet d’un grand développement à venir sur nos îles. Alors, nous aurons le temps de revenir vers vous pour dévoiler un « Plan de redressement et de développement à venir pour les Îles du Sud ». 

 

Nous disons « Îles du Sud » parce que notre population Marie-Galantaise est devenue si faible que l’État statistiquement pourrait prendre n’importe quelle décision de restriction ou de fermeture pour des raisons d’économies. Afin de pallier cette abomination, nous vous informerons, sous peu, du micmac qui se joue en coulisse. Nous avons donc décidé avec TERRE DE HAUT, TERRE DE BAS, DÉSIRADE et MARIE-GALANTE de créer une Association de défense de nos petits territoires s’intitulant : « NOU KAT SE YONN ». 

 

Nous représentons aujourd'hui, pour l'ensemble des quatre îles :  16 000 habitants, et pour peser vis-à-vis des Collectivités et de l’État, nous aurons besoin de parler d’une seule voix et d’une même entité.  Ainsi, nous n’en dirons pas davantage pour l’instant, mais veuillez très rapidement adhérer à cette Association qui, librement, bénéficie déjà, d’un Président pour chaque île.

 

La Société Civile des Îles du Sud pense, réfléchie donc existe aussi ! 

Qu’on se le dise ! 

 

NB : À la suite de ce terrible accident survenu à Capesterre, nous portons tout notre courage à la famille et nous partageons fraternellement cette peine. 

 

Par ailleurs, questionnons-nous, encore une fois, sur la responsabilité de la fermeture du bloc opératoire de l’hôpital de Ducos, surtout pendant les festivités de Terre de Blues. 

Ces personnes auraient pu être secourues sur place en évitant une perte de temps considérable durant l’évacuation vers P-A-P. Cela démontre tristement, encore une fois, une forme d’irréflexion de notre organisation. 

 

Marie-Galante, Terre de Blues ou pas, ne peut essentiellement dépendre d’un simple hélico pour pallier l’urgence de tous les malheurs à venir. 

J'affirme accepter une telle situation, en 2023, est un recul démocratique moyenâgeux indigne de notre époque.

 

Je ne l’accepte pas ! 

 

GB le, 31/05/2023

 

Président de NOU KAT SE YONN pour Marie-Galante.

 

Bernard Leclaire






 

 

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