vendredi 18 avril 2014

RÉÉDITION : LE PROCÈS DE MARIE -GALANTE - PRÉFACE ET POINT DE VUE DE B LECLAIRE.

RÉÉDITION 
LE PROCÈS DE MARIE -GALANTE - PRÉFACE ET POINT DE VUE 
DE B LECLAIRE. 




-Vous êtes l'auteur de la préface de l'ouvrage de Victor Schœlcher en réédition chez Idem, Le procès de Marie-Galante, pouvez-vous préciser aux lecteurs ce moment d'histoire qui concerne Marie-Galante et la Guadeloupe plus généralement ?

-À partir d'une histoire kafkaïenne durant ces premières élections en Guadeloupe, on fit croire facilement aux colons que la population avait l'intention de massacrer la population blanche ?
Ces événements de juin 1849 peuvent-ils avoir une résonance dans la Guadeloupe contemporaine ?

-Quelle leçon faut-il retenir de cet épisode historique ?

FA Martinique.

***

Le 27 Mai 1848, est proclamée l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe et ses dépendances. La société antillaise découvre alors les balbutiements de la liberté et dès les premières élections législatives organisées le 24 juin 1849,  la population marie-galantaise va vite se rendre compte que les racines du mal, bien que l’arbre du malheur fût coupé, résistent et se battent pour faire renaître le pouvoir du passé !
…La liste Bissette–Richard était l’expression politique des grands planteurs blancs et partisans de l’ordre royaliste. En face, il y avait la liste Schœlcher-Perrinon et cette liste était abolitionniste et républicaine. Ceux-là depuis longtemps déjà, réclamaient l’abolition de la traite dans toutes les colonies françaises. Le maire de l’époque Monsieur Théophile Roussel ordonna d’arrêter pour délit électoral le mulâtre Jean-François Germain, dit Chéry Cétout.
Le gendarme Claire, le garde champêtre Michel Bacot et le chasseur à cheval, Nicolas Houelche garrottèrent Germain sans sommation.
Le maire réclama à la brigade d’envoyer seize hommes en renfort de sa compagnie dans l’urgence, voulant ainsi, de suite escorter Germain à Grand-Bourg intra-muros, et pour annihiler le tumulte éventuel des Noirs.  Appelés en renfort, le gouverneur Fabvre et l’amiral Bruat dépêchèrent une garnison pour rétablir l’ordre à Marie-Galante.  Ces gens-là avaient reçu la consigne officielle de tuer.
Houelche sous les commandements de Fabvre, Bruat et Théophile Botreau Roussel Bonneterre organisèrent une chasse sur toute l’île des mois durant pour arrêter tous les nègres qu’ils considéraient comme suspects dans cette nouvelle affaire.
 Fabvre le 26 juin 1849, fit un rapport circonstancié disant que « la nuit du 25 au 26 fut éclairée de plusieurs incendies, que l’on réprima énergiquement les rebelles et que ces actes étaient indignes et remontaient des  temps les plus affreux de la barbarie
Ce dernier semblait méconnaître totalement ce qui s’était réellement passé sur l’île de Marie-Galante. Houelche avait l’autorisation d’arrêter qui il voulait et de faire feu sur n’importe qui, faisant prétendument preuve d’une quelconque résistance. Et selon l’avocat Maître Pory Papy, diligenté par l’équipe Schœlcher, plus de quatre-vingt nègres étaient tombés sous les fusillades de Pirogue, plus d’une centaine selon Victor Schœlcher. Plus de cent cinquante autres furent dans la nuit du 25 au 26, inculpés et emprisonnés.
Concernant les cent cinquante Noirs arrêtés, ce fameux soir autour de la mare au punch, témoin de notre histoire, les gendarmes firent rapidement partir le convoi à destination des geôles du Fort Richepanse, à Basse-Terre, en Guadeloupe.
Par arrêté de la cour d’appel de la Guadeloupe du 1er février 1850, soixante-neuf furent relaxés, soixante-douze envoyés devant la cour d’assises de Basse-Terre, et cinq périrent en prison.
La cour d’assises rendit son verdict le 28 avril 1850. Sur les soixante-sept accusés, vingt-six furent acquittés, et quarante et un condamnés pour meurtres,  tentatives d’assassinat, pyromanie,  pillage et détérioration. Le capitaine Houelche fut récompensé, il obtint même la « médaille des braves ».
Mais, le 18 octobre 1849, en France, l’Assemblée législative prononça l’annulation de ces élections du 24 juin en Guadeloupe par rapport aux événements du 25 juin 1849, au cours desquels  Schœlcher et Perrinon avaient obtenu les trois-quarts des voix  battant ainsi très largement l’équipe Bissette-Richard.

S’il y a une chose qui fut désormais sûre, c’est que ces trois fils marie-galantais, Alonzo, Zami et Germain avaient été victimes d’un guet-apens bien organisé, bien orchestré par la gendarmerie et le maire du quartier de l'époque.  
Le 13 décembre, le colonel Fièron était de retour en Guadeloupe en qualité de gouverneur. Le 18 janvier 1850, Schœlcher et Perrinon étaient élus à la majorité à la députation. Victor Schœlcher devenait le premier député Guadeloupéen suite à un vote démocratique de la population…
En fait, ce maire, en la personne de Monsieur Botreau Roussel Bonneterre Théophile, grand propriétaire terrien et d’usines à sucre de l’époque,  avait demandé à ses colistiers de distribuer des bulletins de vote aux habitants noirs nouvellement libres, sachant a priori qu’ils étaient en très grande partie illettrés et que cette stratégie machiavélique allait  favoriser la liste royaliste.  
Germain ne se laissa pas prendre par cette entourloupe, étant lui-même capable de lire. Ce dernier n’hésita pas à dévoiler  immédiatement cette attitude frauduleuse en alertant Saint-Jean Alonzo alors maire adjoint de Grand-Bourg ville, Zami et aussi le reste de la population.
La suite de ces évènements est relatée dans le livre de Victor Schœlcher dans Le Procès de Marie-Galante, écrit en 1851.

En ce qui concerne l’épopée de la Mare au Punch dont j'ignore  l'histoire exacte, ce sont les mythes et les légendes qui s'y sont greffés et qui m'ont  donné le courage d’écrire en 2009, un roman au titre éponyme aux Éditions Nestor pour en laisser trace  aux générations futures.
Cette histoire, encore très fréquente dans la mémoire collective, est connue et relatée dans les îles environnantes, ce qui en augmente la solidité. Les seules traces écrites nous ont été léguées par notre grand poète marie-galantais, Guy Tirolien qui, en des vers crus et saisissants dans son recueil Balles d’Or nous résume la trame de ces tragiques évènements : « Des prêtres sans soutane dansaient la bamboula ; et les nonnes sanglantes pleuraient leurs seins coupés ».
Il fallait bien davantage au plan pédagogique pour susciter l'envie de découvrir ou de redécouvrir cette période  post-esclavagiste.
Il fallait bien la force imaginative du poète et du romancier pour ressusciter en chair et en os un homme qui allait faire la fierté de cette époque.
Il est triste de voir aujourd’hui que certaines mauvaises langues confondent délibérément poésie, roman et recherches historiques, alors que ces faits n'ont toujours pas été authentifiés par les historiens !   Aussi, le roman de La Mare au Punch donne vie à deux évènements autour de cette mare historique. A savoir un premier évènement au soir de l’abolition de l’esclavage en Mai 1848 mais également  les évènements autour de cette même mare, en juin 1849.
Pour le poète-romancier l’exactitude de l’histoire n’est pas une donnée fondamentale dans le processus d’écriture puisque toutes les grandes sociétés, tous les grands peuples survivent grâce à la sauvegarde de leur mythologie. Je n’ai jamais prétendu avoir écrit un livre d’histoire, il s’agit d’un roman dans toute sa dimension littéraire et inventive !
C’est avant tout un écrit cinématographique qui est prédestiné au grand écran, tout comme Le Château des Murat, un autre roman publié avant La Mare au Punch ! 
Et depuis, Alonzo semble vouloir revivre puisque d’aucuns se sont lancés sur des recherches afin de savoir ce qu’il serait réellement advenu de lui. On prétend qu’il aurait été transféré dans une prison française, qu’il aurait été libéré, alors qu'il se rendait en Guyane, le bateau ne serait pas parvenu à destination etc. etc.
Mais, le plus important fut fait avant sa disparition et nous savons tous qu’il est bien mort à l’heure où nous parlons. Mais, peut-on, ou doit-on cacher à son peuple son courage et sa détermination à faire le respect des marie-galantais que nous sommes ? 
Alors, toute initiative est a priori bonne, surtout quand elle a été la première sur un sujet jusqu'à pas longtemps encore complètement tabou !  Il fallait bien oser !
J’ose d’ailleurs ici, offrir la préface d’un ami, Claude Sandoz, aujourd’hui passé à l’orient éternel, qui, le premier m’avait parlé en 1984 d’Alonzo. Il n’était pas et ne se disait pas historien. Il était un patriote guadeloupéen, un chercheur qui voulait simplement trouver dans les fin fonds de l’imaginaire et de l’âme de la Guadeloupe ce qui pourrait faire de ce Peuple des êtres fiers et suffisamment hardis, pour un jour, définitivement être eux-mêmes ! 

« Nèg marigalantais movè kalité nèg, yo koupé tété a lésè é yo fè labé dansé… »
Mélange d’histoire et de légende, l’épisode fameux de « La mare au punch » reste enraciné dans l’imaginaire des  marie-galantais.  Ce récit mythique conserve au cœur des habitants de l’île la force de l’histoire et l’ancrage que lui confère son poids de symbole : celui du refus de l’esclavage, celui de la colère des opprimés, de leur aspiration à la liberté et à la dignité.
Nous le savons, les légendes trouvent leur fondement dans l’Histoire. Cependant, la réalité est métamorphosée par l’apport d’éléments inventés qui peuvent aussi bien enrichir que dénaturer. Le fait historique se colore de beauté ou d’horreur, selon l’image qu’on souhaite faire circuler dans les esprits, selon l’utilisation que l’on veut en faire dans le but de glorifier, ou,  à l’inverse, de dénigrer les instigateurs.
Ainsi paré ou transgressé, l’événement transfiguré s’élève au niveau du mythe dans la mémoire collective de ceux qui s’y réfèrent.
Le célèbre épisode de « La mare au punch » n’échappe pas au processus de fabrication du mythe.
Relaté d’abord oralement, l’événement a fait ensuite l’objet d’écrits traitant de la condition des esclaves dans les sucreries de l’île, et de leur long cheminement vers la liberté. Si les faits historiques ne font aucun doute, les récits divers et variés qui les restituent prouvent que la symbolique prévaut sur la véracité des événements.
Cette fête joyeuse et débridée  s’est sans doute déroulée en mai 1848, à la nouvelle de l’abolition de l’esclavage. Sur cette date, les historiens ne s’entendent pas. Certains pensent que l’épisode de « La mare au punch » se situe en juin 1849, dénaturant ainsi le contexte de l’événement qui prend une toute autre signification.
Certaines  images de fureur aveugle que l’on a sans doute par la suite colportées, métaphorisent l’explosion de joie justifiée d’hommes et de femmes maltraités, recouvrant enfin une liberté depuis si longtemps revendiquée.
On peut penser que le récit volontairement dramatisé jusqu’au tragique, par des agissements aussi violents que répréhensibles de la part des anciens esclaves enfin libérés, émane de ceux qui se trouvent ainsi dépossédés d’une main-d’œuvre rentable et malléable à merci.
Il pourrait traduire le désenchantement et la fureur des békés qui perdaient leurs privilèges et le pouvoir absolu sur leurs esclaves. D’autres pensent que « La mare au punch » aurait eu lieu un an plus tard, en juin 1849, lors de l’élection des nouveaux députés qui tourna au drame.
En effet, ces élections opposaient Charles-Auguste Bissette, représentant des planteurs, à Victor Schœlcher, défenseur de la cause des nègres et soutenu par les « hommes de couleur », désormais libres. A leur tête, Alonzo, il est le héros du roman de Bernard Leclaire.                 
 Par ce récit, l’auteur rend hommage à la révolte des nouveaux hommes libres qui payèrent de leur vie les affrontements entre le peuple et la troupe.                                                                                            
Explosion de joie ou révolte des habitants de l’île devant l’injustice d’une élection falsifiée, l’événement fut volontairement diabolisé afin de disqualifier ceux qui en furent les instigateurs.
 Quoiqu’il en soit, la légende se tisse et se dessine autour d’un flot de rhum répandu en grande quantité, vannes ouvertes des réservoirs des distilleries, qui se métamorphosa en une mare assez peu commune, et quelque peu gargantuesque.
Il manquait à cet épisode fondateur de l’Histoire de l’île et d’une époque révolue mais encore présente par le souvenir à tous les esprits, d’avoir inspiré enfin une œuvre de fiction.
Voilà qui est fait avec ce roman sur fond historique, qui restitue la saga d’une famille d’esclaves de  Marie-Galante. 
Le titre éponyme de ce récit révèle l’attachement d’un peuple  à son passé, à son histoire et à ses légendes.
       On ne peut que se féliciter de cette démarche qui contribue à perpétrer la mémoire d’un peuple. Claude Sandoz.

               Alors, résonances et leçons dans l’histoire contemporaine, je dirai qu’il s’agit-là d’un quotidien ! L’histoire de l’esclavage n’est pas une période qui rend gloire à l’Occident. Il n’est point besoin de se faire l’avocat à charge ou à décharge pour retranscrire les affres d’une déshumanisation aussi honteuse et lugubre !
La colonisation fut une réalité et la départementalisation sournoisement porte une cravate où le gouverneur portait un casque.
            Français si étrangement et entièrement à part puisque le procès de Ruddy Alexis vient tout juste de se tenir à Paris, or les faits se sont déroulés en Guadeloupe et nous sommes pourtant sous un gouvernement socialiste !
        N’oublions pas les évènements des 44 jours de grève en 2009 ! N’oublions pas les évènements de Mai 1967 pour lesquels le Peuple Guadeloupéen réclame toujours que justice soit faite !
L’assassinat de Salin – les évènements du Moule, le 14 février 1952, surnommé le Massacre de la Saint-Valentin etc. etc. !
Il y aurait tout de même une chose positive à tirer de cette grande difficulté à vivre ensemble. Comment trouver un équilibre quand on est dirigé par une entité extérieure qui plus est, quand l’histoire nous ramène des images qui, a priori  fâchent davantage qu’elles n’apaisent ?
       Nous constatons que la sociologie actuelle de notre archipel a définitivement intégré la fusion d'une culture commune. Un bouquet certes hétéroclite au départ, mais la progression constante d’une homogénéité solide et fraternelle a pris place au-delà du phénomène de race. Nous avons tous construit quelque chose de beau jaillissant certes du chaos. Nous sommes en avant-première ce que le monde sera dans mille ans !
Ainsi, on a vu défilé avec le LKP des Métropolitains – des Blancs Pays et même des Békés ; je ne parle même pas des Indiens – Mulâtres ou autres ! La Guadeloupe aujourd’hui a absorbé une composante multiple comme une espèce de « caribéanisation » où l’existence d’un socle commun semble définitivement une réalité tangible et fédératrice.

         Nous sommes tous en quête d’un ciment révélateur d’un bonheur collectif dans un espace géographique et historique commun contrairement à cet esprit de division – de détestation engendrée par le pouvoir satanique d’un entendement esclavagiste.
Nous éprouvons de plus en plus le désir de connaître et de reconnaître nos voisins au lieu de vouloir systématiquement aller en France. Nous nous sentons tous détenteurs et responsables d’une « caribénitude » certaine qui coule dans nos veines. Cette  Caraïbe-là s’impose de plus en plus comme le chemin de notre avenir et de notre développement économique.
             La crise qui sévit depuis 2008 dans les pays capitalistes nous a amenés à démystifier et à démythifier la suprématie de cette doctrine qui, a priori voulait se faire la vitrine de la réussite du bonheur mondial. Or, la réalité est là ! Nul homme – nulle société ne détient la vérité et tout concept est amené un jour à être dépassé !
         La Guadeloupe se veut dorénavant un archipel de la réussite économique, qui puisse assumer le devenir de ses enfants en leur offrant tous un travail dans une société apaisée.
       Voilà la vraie question du jour, comment donner du rêve – du désir – de l’envie – de l’espoir à un Peuple qui veut tout simplement exister, porter sa pierre à l'édifice et en définitive avoir sa part de bonheur dans ce terrain mouvant de la mondialisation ?
    Nous ne voulons plus être spectateurs mais au contraire, les futurs bâtisseurs de ce monde nouveau !
   La Mare au Punch où nous vous convions tous,  est celle de la réconciliation des êtres  dans le respect des identités et des cultures différentes !
      Voilà le seul gage de la paix dans ce monde.

Bernard Leclaire.

Grand-Bourg le, 14/04/2014.



vendredi 28 mars 2014

Publication : Marie-Galante, paradis avant liquidation ou Sortir du Macadam !



Marie-Galante, paradis avant liquidation ou Sortir du Macadam ! 




              Dans ce recueil de poésie "Marie-Galante, paradis avant liquidation ou Sortir du Macadam", l’auteur, Bernard Leclaire, n’est pas du tout dans un inventaire à la Prévert, mais plutôt dans une démarche positive qu’il dit emprunter à cette citation de Jean Jaurès : « il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir ». Dire, proposer et espérer !


EXTRAIT : 

- Du Sinaï de ma douleur
De mille et un pas
 Inlassablement
J'arpente la voûte céleste
Soucieux des incertitudes maléfiques
Qui planent sur mon île
Et cette colère
Me fait tressaillir le cuir chevelu
Comme un mauvais présage qui s’annonce

Moi Alonzo
Fils rebelle
Du pays des alizés chantonnants
Couleur vesou à l’odeur miel
Le pays des Cent Moulins récalcitrants
Et des Mille
Mares endormies
En l’espoir-miroir
D'un réveil des consciences abouliques

Voilà que de mes paupières
Coulent les larmes du sang vert de la honte

Jadis Peuple  fier
Au regard franc
Jamais l’histoire ne cria victoire
Face aux  braves du Temple
Car nos colonnes furent  réelles

De Roussel à Saint-Louis
De Saint-Louis à Caye-Plate
De Caye-Plate à Piton
De Piton à Capesterre
Et
De Capesterre à Grand-Bourg

Des ouragans 
Des séismes
Des épidémies
Des guerres
Et quoi  encore…

Cette vie ne peut  triompher
De la sueur amère de ton histoire
De ta volonté
Fille aimée pour ton discernement légendaire
  
Tu es Pays
Pays bien qu’étant île
Tu es peuple
Peuple bien qu’étant colonisé

Pays debout
À la sève rare
Prophétique et prédestinée
Vaille que vaille
À exister …
Par de-là
La dérive tragique du Temps
Et  l’ingratitude nauséabonde
Des âmes surannées ... 


lundi 24 mars 2014

Résultats du scrutin du 23 Mars 2014 pour Grand-Bourg de Marie–Galante

Résultats du scrutin du 23 Mars 2014 
Pour Grand-Bourg de Marie–Galante





Résultats du scrutin du 23 Mars 2014 pour Grand-Bourg de Marie–Galante :

  GIRARD 665 voix 
CIMON 267  voix 
 ETZOL 2341 voix


Par mes mots, je viens tout d’abord et de tout cœur, remercier les courageux électeurs qui ont sans hésitation, aucune, porté leurs suffrages sur la liste que j’ai défendue. 

Aujourd’hui, le verdict des urnes a parlé, ainsi donc va la démocratie et je ne puis que reconnaître l’éclatante victoire de Madame Etzol.
Aussi, je souhaite souligner le parfait déroulement et la parfaite organisation de cette journée de vote où manifestement, il n’y a eu aucun incident à déplorer et où chacun a pu remplir son devoir civique dans la sérénité et je dirai même dans la joie !

Le Peuple Grand-bourgeois a fait son choix et je le respecte étant moi-même par-dessus tout,  un Républicain et un inconditionnel Démocrate ! 
J’adresse donc mes sincères félicitations au nouveau Maire de ma Commune natale en lui souhaitant une réussite aussi spectaculaire dans l’amélioration et le changement  de l’image de notre magnifique Pays pour un franc succès de sa modernisation et de son embellissement au-dedans comme au-dehors !

Le travail a réalisé sera considérable pour y accéder ! Une vision unique serait retombée immédiatement dans les travers du passé ! Si opposition il y a, alors elle sera constructive, positive mais je dis bien objective. La quintessence de ma démarche est l’élévation de l’âme marie-galantaise pour l’épanouissement et le respect des générations à venir !

Bernard Leclaire.

GB le, 24/03/2014

lundi 17 mars 2014

Discours du 15/03/14 - Maison RENAULT Grande-Savane. Grand-Bourg M/G.

       





    Discours du 15/03/14 - Maison RENAULT Grande-Savane.

         Oui, Mes Chers Amis !


L'heure de nous-mêmes nous appelle et c’est maintenant, pas demain car il sera trop tard !
Grand-Bourgeois, Grand-Bourgeoises vous constituez un grand peuple, un si grand peuple que l’Égypte Antique vous regarderait avec envie !
Vous êtes désormais le monde et ce monde-là a besoin de vous ! Quand les grands Continents semblent ne plus croire en rien, se cognant la tête contre la vitre d’une éthique décadente, alors il vous revient – il nous revient de raviver le lumignon de l’espoir !

Aujourd’hui, Marie-Galante souffre et son âme exhale terriblement la tristesse absurde instillée dans son cœur !
Personne d'autre que nous ne sera là pour prendre, à notre place, les responsabilités qui nous incombent pour notre Île, pour notre Jeunesse, pour notre Avenir ! 

Le bilan laissé par l’équipe adverse, sortante et bientôt sortie… est celui de la désolation, de la tristesse et de l’ignominie !
Nous ne l’acceptons pas ! Nous ne l’acceptons plus !

Ils ont échoué !
Ils ont brillamment failli ! Le verdict est sans appel !
Ils ont été incapables d’insuffler l’aurore, ils ont été dans l’impossibilité totale  de créer le bonheur de nos enfants et, qui plus est, ils veulent tous nous enfermer dans l’inaction, la passivité et la réduplication d’une logique de l’échec !
Êtes-vous prêts à revivre, pendant 25 ans encore, sous le signe d’une telle trahison, d’une telle insulte et d’une telle nécrose ?

Aujourd'hui, regardez autour de vous : un champ de  ruine nous environne – l’ombre gagne et la désolation sont à nos trousses ! Fermetures – abandons – délaissements – morts et cadavres ! 
Il ne nous reste que nos yeux pour pleurer, et nos bras eux-mêmes ne peuvent plus s’étendre vers le ciel par tristesse et déshonneur !  Ils nous ont inculqué le formole, le vil formole des lendemains lugubres et obscures !
Mais devons-nous pour autant courber l'échine et accepter plus longtemps d'être les mendiants cérébraux de nos bourreaux avoués ?
Non ! Nous ne le voulons plus et nous ne l’acceptons plus ! 

Nous avons béatement accepté d'être les marionnettes d'une équipe qui, pendant 24 ans, qui veut dire : près d’un quart de siècle, n'a eu d’autres perspectives que ses projets personnels avec, en toile de fond, l’abandon total, intégral, définitif, de la ville et du Pays !  




Mes chers amis !  Est-ce réellement cela que vous voulez, pour vous et pour vos enfants ? 

Lorsque l’on ferme une école, c’est une prison que l’on ouvre en face et l’avenir qui s’obscurcit ! 

Lorsqu’on laisse se disséminer une population qui passe de 18000 à 9000 habitants, c’est un Peuple que l’on assassine !
   Entendez-les pouffer – Entendez-les glousser – Entendez-les s’extasier et se glorifier de leurs méfaits et de leurs forfaitures !

Lorsque l’on ferme des Centres de Formation, c’est que l’on vient grossir de sa propre jeunesse l’effectif des geôles de Guadeloupe ! Accepter une telle décadence, ce serait haïr son âme, son pays, son peuple et sa jeunesse ; ce serait comme uriner du haut d’une échelle sur sa propre histoire, sur tous ces morts qui ont quitté ce monde dans l’espoir demain du respect de leur Terre matricielle !

Lorsque l’on abandonne et que l’on ferme une vitrine comme celle de la « Maison de Marie-Galante » ouverte sur la place de la Victoire de P-A-P, n’est-ce pas souiller volontiers dans un échec  avilissant et sordide l’image d’un pays naguère debout et plein de vaillance?

Lorsque l’on démolit les fonds baptismaux d’un hôpital qui a vu naître tous les grands Marie-Galantais, n’est-ce pas baisser rideau sur l’histoire et la mémoire du peuple ?

Lorsque l’on verrouille, on barricade, on quadrille de la sorte un lieu de culte comme l’Église « Notre Dame de Grand-Bourg » 24 ans durant, empêchant ainsi la population de se retrouver en toute spiritualité, alors je crie au sacrilège et je m’en remets à celui qui est au-dessus de nous, imaginant son courroux et sa colère!
Je dis malheur à ceux qui ont détourné l’argent de la réfection de ce lieu de culte au détriment d’une autre structure !

Lorsque l’on met plus de 22 ans, depuis le passage de l’ouragan Hugo en 1989, pour enfin refaire la toiture du Château de Murat, quand on sait que ce lieu est le site majeur et incontournable de la réussite touristique de l’île, je crie au sacrilège !

Lorsque l’on prive toute une jeunesse de lieux de loisir et de sport en les délaissant à l’oisiveté  et à la délinquance, alors je dis là encore, quel crime !

Je parle du Stade de Foot – je parle du Centre Multi-sports de Tivoli - je parle des fameux terrains de Tennis toujours en sommeil prolongé – je parle enfin de cette Base Nautique qui brille par sa triste fermeture  depuis plus d’un an, et qui, bientôt sans même avoir servi, sera en réfection pour une mutation vers une autre vocation, faute d’avoir été bien pensée et structurée !

Lorsqu’un responsable politique autorise et légitime la fermeture des services de Maternité et de Chirurgie dans le nouvel hôpital de Ducos,  allant jusqu’à la justifier et mathématiser  un tel crime, oui, je m’interroge et la question que je pose est la suivante : aurions-nous raison perdue pour être  à ce point les fossoyeurs de notre propre Pays ?

Qu’avons-nous donc fait à Dieu pour mériter et hériter d’un tel cortège de puanteurs – de désolations – de rachitismes - de rabougrissements – d’incompétences – d’insolences et d’incapacités ?

Mes chers amis !

Lorsqu’on délaisse encore volontairement de la sorte tout le monde agricole, l’Usine de Grand-Anse, notre seule et dernière usine témoin de notre histoire et de nos luttes légendaires, tout le monde agricole, le monde de la canne, cette plantation qui a fait et qui fait toute la richesse du Pays Marie-Galante ! On a de fortes raisons d’être définitivement convaincu de l’inefficacité des prédécesseurs ! 
Qui parle au nom de ce peuple du terroir ? Qui a défendu et qui défend encore aujourd’hui l’activité agricole de ce peuple vaillant ? Il y a un seul et vous le connaissez ! Je dis là encore : sacrilège de sacrilèges !

Je vous le dis, il n’y aura pas de développement touristique au détriment du secteur agricole, il n’y aura pas d’abandon de la filière « canne-sucre-rhum » pour une activité inconnue ou hypothétique !
L’économie est une chaîne où chaque maillon doit servir et consolider l’autre et tous les autres ! Nous devons préserver l’acquis et développer d’autres secteurs économiques, et ce n’est qu’à ce titre que Marie-Galante retrouvera ses lettres de noblesse !

Lorsque l’on ferme définitivement et que l’on abandonne de la sorte l’Aérodrome – autrefois dans l’histoire du Pays un poumon du désenclavement – sans jamais alerter ni l’État ni les Collectivités Majeures sur l’inactivité de cette structure, nous disons là encore qu’il y a crime contre Marie-Galante !
Et le pire, c’est que ceux qui ont la charge de défendre le Pays, encore une fois ont échoué. Ils sont parvenus à la perfection de l’horreur !
C’est pour tout cela que vous devez, que nous devons, sans appel aucun, les sanctionner sévèrement le 23 Mars prochain afin de mettre un terme à cette longue agonie, à ce long,  ce trop long règne du calvaire, à l’encontre d’une île qui mérite de se tourner vers la modernisation de ses structures, pour l’épanouissement de sa Population !

Allez voir vos fils, allez voir vos filles, allez voir vos parents, vos voisins et voisines, soyez messagers, soyez porte-parole, soyez témoins, soyez fidèles, soyez apôtres, soyez prophète, soyez messie …mais de grâce, allez, allez vite, courez  et dîtes-leur qu’il y a urgence, qu’il y a le feu et péril en la demeure marie-galantaise, et que désormais, il va falloir que chacun prenne ses responsabilités pour l’Histoire et que nous sortions de cette hécatombe, de cette léthargie,  de ce cataclysme, de cette descente aux enfers qui nous guette de plus en plus si nous ne faisons pas preuve enfin de vigilance et de réactivité ! 

Alors chers amis Osez ! Osons !

Tenez-vous debout et n’ayez pas peur ! Nous sommes là, avec vous, nous sommes  à vos côtés afin que demain soit plus sain,  plus beau et bien plus apaisé qu’hier !
Lorsque l’on voit l’état de délabrement du Port de Folle-Anse – ce port qui devrait faire l’objet de quelques transformations pour remplir sa double vocation de port sucrier et de port de croisière ! Nous avons maintes fois expliqué qu’il faudrait que les paquebots puissent accoster afin de verser une patente à la Commune, que cette structure est indispensable au développement réel de la croisière sur l’île !
Là encore, nous ne pouvons que constater le manque d’envergure, d’imagination, d’esprit d’innovation et de perception de cette équipe cyclopéenne et manchote dans une conjoncture où la mondialisation se nourrit de l’inertie des peuples vides de projets !

Lorsque la Communauté de Communes de Marie-Galante, relai, moteur, tremplin du développement de l’île – s’esclaffe devant un mono-évènement comme le Festival Terre de Blues, de toute évidence l’unique et ultime mini-réussite de 24 ans d’inertie et de laxisme légendaire ! Il y a là encore matière à nourrir constat d’échec de ceux qui a priori se glorifient d’avoir un bilan ô combien extraordinaire ! Mais le peuple n’est pas dupe !

On a alors le droit de se demander pourquoi cette structure s’est cantonnée à réaliser sur l’année ce seul évènement alors même qu’il paraît logique que trois ou quatre grands évènements de mêmes envergures devraient venir redorer l’éclat de la morosité ambiante où nous nous engluons !
Alors pourquoi ?
Je dis paresse et fainéantise, manque d’imagination et d’ouverture d’esprit !

La Communauté de Communes gère l’Office du Tourisme dont l’acteur principal est le second de la même Communauté de Communes ! Mic et mac et mac et mic, à ne rien comprendre, nous nageons dans les méandres d’un des sophismes les plus amphigouriques de la pensée humaine !

Aussi, mes chers amis, je ne sais pas qui a eu cette idée folle (pas d’inventer l’école) mais de l’architecture de cette bâtisse mais franchement, il faut vraiment quelque part être un être torturé et tortueux pour trouver quelconque esthétique là où se trouve cette structure pour une telle réalisation !

Je n’ai rien contre les « cases en gaulettes », il s’agit-là d’une tradition marie-galantaise du passé mais à en réaliser une géante, comme s’il n’y avait que ça qui ressemblait aux Grand-Bourgeois pour se tourner vers le progrès et le moderne !
Je dis quelle idée rétrograde, passéiste et arriérée ! 
Je dis haut et fort que cette construction ne ressemble à rien et qu’elle est une faute de goût manifeste comme tout le reste du fait, du non fait et du laisser et du délaisser pour compte ! 

Cela me permet de comprendre sans accepter l’état de délabrement dans lequel se trouve la rue de la Marine et là, je le dis jusqu’au Troisième Pont, je ne décolère pas !

Dans la série des fautes de mauvais goûts, en débarquant de l’appontement en remontant jusqu’à la triste plage du Troisième Pont, on se rend vite compte que cette ville a été le théâtre d’un architecte dont le génie n’avait d’égal que la « fécalité » de ses absorptions maléfiques ! 
 
Lorsque l’on se rend compte qu’un bilan de 24 ans pourrait tristement se réduire au fait d’avoir renommé deux rues à Grand- Bourg, la rue Jeanne d’Arc et la rue du Presbytère, on ne peut que plaindre le passé en voulant vite penser à l’avenir, afin de rectifier le désastre pour désormais faire de Grand-Bourg une ville en action digne de sa vraie renommée passée et de sa fierté future ! 

Mes chers amis, on pourrait ainsi encore rallonger la liste : l’abattoir,   le dernier qui fonctionne branli-branlant et l’ancienne structure qui est devenue un dépotoir ! L’avenue Marcel Etzol en travaux depuis des lustres – l’appontement de Grand-Bourg avec son enrochement vulgaire et feuillu toujours aussi inachevé depuis plus de 20 ans !

La zone de Tivoli où des familles  vivent dans l’insalubrité, et où les structures de la ville comme la Salle des Fêtes, mériteraient bien une sacrée couche de ravalement !

Je n’ose même pas aborder le Palais de Justice qui aujourd’hui serait hélas transformé en appartement privé ! A croire ici depuis 24 ans le temps s’est arrêté et les dieux sont tombés sur la tête où on se demande jusqu’à aujourd’hui même : « tiens mais pourquoi – on a tout fait – on s’est sacrifié en restant ici – on ne reconnaît pas nos efforts – notre travail – notre réalisation » !

N’est-ce pas que Grand-Bourg est une ville merveilleuse et extraordinaire  où tout est magnifique à croire et à penser qu’il n’y aurait plus rien à rajouter à l’excellence du népotisme – de l’impérialisme voire de la petite royauté en herbe des piquants Saint-Domingue et des acacias de Bambaras !

Mes chers amis !

Le 23 Mars 2014 sera le jour de Saint Victorien, quelle prémonition ! Le jour de la Victoire, le jour de la délivrance …et je vous demande alors, je vous exhorte, je vous missionne, je vous supplie … de bien vouloir définitivement prendre votre destin entre vos mains, il est temps, grand temps que ce Pays puisse enfin jouer son rôle de moteur dans l’histoire de la Caraïbe ! Il est temps que ce Pays soit respecté pour son intelligence légendaire et sa capacité à dire demain !

Renvoyons les nuls à l’école du défaitisme et de l’échec !       Le cocotier à deux têtes avait déjà parlé …et ils n’ont rien entendu de son propos prémonitoire et voilà que nos ancêtres nous ont envoyé le végétal tricéphale,  celui de la trilogie, celui de la trinité et du chiffre triangulaire ! Ils n’ont toujours rien compris hélas ! 

Lisons la lecture du ciel ! Lisons et écoutons le message de ceux qui nous fondent, alors le Pays sera le drapeau de notre réussite !

En fait, le dossier est tristement accablant !
Seule une cécité incurable pourrait nous empêcher de comprendre qu’il ne peut rien sortir de l’équipe en place.
Nous leur avons laissé leur chance et le temps de faire leur chance !
Laisser perdurer le vide serait suicidaire !
Il faut balayer de l’Histoire de notre commune cette équipe stérile et stérilisante.  

Merci de votre écoute.

BL

Le, 15/03/14 Maison Renault.



dimanche 9 mars 2014

Rencontre du 08/03/2014 avec l'équipe Girard pour célébrer la Journée Internationale de la Femme !

Rencontre du 08/03/2014 avec l'équipe Girard pour célébrer la Journée Internationale de la Femme !




 Un grand merci à la Population de Grand-Bourg de s'être déplacée hier soir à la rencontre de l'UGAM. Nous remercions aussi très chaleureusement les brillantes intervenantes qui ont pris la parole pour défendre dignement la Journée Internationale de la Femme.
Très belle soirée que ce 08 mars 2014, elle fut riche et instructive dans la joie et la bonne humeur !
Quelques photos pour vous faire plaisir.
Sinon le combat se poursuit dès demain lundi et je demande aux Grand-Bourgeois personnellement de ne pas se laisser impressionner par des gens qui, 24 ans durant, se sont endormis dans un ignoble laxisme et qui, subitement aujourd’hui, comme par magie semblent avoir trouvé toutes les bonnes solutions aux maux de notre Ville !
Que l’on arrête de nous prendre pour des bœufs ! BL.



vendredi 21 février 2014

RENDEZ-VOUS AVEC JEAN GIRARD DEMAIN 22/02/14 SUR CANAL 10



  RENDEZ-VOUS A 20H00 AVEC JEAN GIRARD DEMAIN 22/02/14 SUR CANAL 10
                                                                                       


           Rendez-vous demain sur Canal 10 à 20h00 avec Notre Candidat JEAN GIRARD  et les trois autres candidats pour la Mairie de Grand-Bourg !  
               Une fois encore vous comprendrez le désastre de ce Pays si une Equipe comme la nôtre n'est pas portée massivement aux Affaires de cette Commune !  
           La différence est une question de projet, de vision mais surtout d’hommes, pour un Avenir meilleur !

            Nous comptons sur votre engagement ! N’ayez pas peur des sortants, ils sont déjà sortis ! 

                          MERCI DE VOTRE CONFIANCE ! 





dimanche 16 février 2014

DISCOURS DU 15/02/2014 - PLACE DE L'EGLISE

                          DISCOURS DU 15/02/2014 - PLACE DE L'EGLISE DE GRAND-BOURG




Chers Amis de Grand-Bourg … !


    L’homme qui apparaît devant vous est un homme triste et révolté !
Du haut de mon âge et de mes yeux de fils marie-galantais,  c’est bien la première fois de ma vie que je vois mon île dans un pareil état de décrépitude !

J’ai beau remonté le cours de l’histoire, je ne me rappelle pas du tout d’avoir assisté à un spectacle aussi désolant et aussi funeste ! De trente mille habitants dans les années 60 nous en sommes arrivés aujourd’hui à huit mille !

Sans prétention aucune et sans exagération le moins du monde, je peux vous affirmer qu’il existe deux défauts qui puissent altérer définitivement l’image d’un homme politique !
Je vais vous les nommer, ces deux défauts ; il s’agit de : l’autosuffisance et de l’autosatisfaction !

Certains méconnaissent totalement, par manque d’humilité et par narcissisme, l’utilité éthique d’une saine auto-analyse – d’une honnête et salutaire auto introspection et de l’autocritique ! Je crois qu’ils font exprès de s’auto congratuler afin de mieux masquer la réalité de la disgrâce dans laquelle s’enlise inexorablement ce pays, notre Pays !

Chers amis, le temps de l’attentisme stérile et de la morose résignation est révolu – définitivement et résolument terminé !
Nous sommes dorénavant capables de déjouer tous les tours et détours mesquins des prestidigitateurs en herbe et des camoufleurs professionnels – leurs tours de passe-passe ne passent plus et ne peuvent dès lors abuser que des oreilles de polichinelles !
La réalité est bien trop forte contre les illusions d’optiques que l’on nous tend !
N’acceptez pas, n’acceptez plus  que l’on vous prenne, que l’on nous prenne  pour ce que vous n’êtes pas, pour ce que nous ne sommes pas !

Exigez et exigeons votre Respect et notre Respect !

Réclamez que votre Ville soit moderne et que votre Pays soit capable de vous procurer du bonheur ! C’est-là, une exigence et une obligation !
Les élus n’ont d’autres missions que de gérer aux mieux les intérêts du Peuple ! Vous êtes des citoyens – vous payez des impôts et vous ne quémandez pas ! Vous êtes le Peuple !
Nous ne sommes pas des mendiants de grand chemin à la merci des miettes lâchées par-ci ou par-là !

Lorsque vous réclamez l’eau potable – l’électricité – des routes en bon état et bien éclairées – des logements – du travail – une église aux murs sécurisés – une terrain de foot pour la jeunesse – à Tivoli, une salle des fêtes qui ne fait pas injure à la dignité des hommes et des femmes de ce pays – un complexe omnisports avec l’éclairage nocturne – des courts de tennis enfin réalisés – une base nautique qui ne soit pas un fantôme et un repère de désorientation - une compagnie aérienne et un aéroport représentatif de votre pays – un hôpital organisé qui fonctionne comme cela a toujours été le cas sur cette île – un complexe portuaire terminé et fonctionnel – un Château de Murat entretenu où les touristes peuvent payer un euro symbolique pour y accéder – un vrai projet de réfection de Roussel Trianon - une Plage du Troisième Pont dans une autre posture que cette entrée dans la Ville où l’anarchie le dispute à l’obsolescence…
Il fut une époque où la géniale idée de la création d’un village de pêcheurs avait germée dans ce pays ; à cette idée était associée l’idée d’une poissonnerie avec la création d’une école de pêche. Lorsque nous connaissons le goût des Îles du Sud pour le développement de la pêche ! … Alors pourquoi pas ! 
Une Mairie qui ne risque de s’écrouler sur le personnel et sur les concitoyens – un Monument aux morts qui ne fait pas insulte aux braves qui sont partis en Dominique pour rejoindre le Général De Gaulle lors de son appel du 18 Juin 40 – un Centre Hibiscus et Centre de Pirogue qui fonctionnent pour la formation des jeunes Marie-Galantais - … quand on connaît tout cela, dis-je, il faut l’admettre, chers amis, vous êtes dans votre droit le plus normal et le plus humain d’exiger de vos élus le meilleur d’eux-mêmes… a fortiori ces quelques doléances qui ne sont que le fruit de la décence la plus élémentaire !

Encore une fois, nous ne quémandons pas … ! on vous doit un pays en action – un pays qui avance – un pays qui bouge – un pays qui se bat – un pays qui veut vivre – qui veut exister … un pays qui veut simplement sa part de bonheur dans cette Mondialisation sans vergogne !  

Jusqu’à aujourd’hui et dans la tourmente et le désarroi – moi, fils marie-galantais et c’est la raison de ma présence à ses côtés – oui j’ai vu de mes yeux vu et entendu un seul être se lever – crier, il fut, il est exaspéré par la déchéance de son Pays, de notre Pays !

C’est lui, cet homme : Jean Girard !
Il est le seul homme que j’entends dans la cohue du désespoir – il est le seul que je vois et que j’entends ici à Grand-Bourg, en Guadeloupe et même en France pour défendre ce pays qui se meurt à la barbe d’un groupuscule « statue figée de la damnation » ! (GT).

Si je suis à ses côtés ce n’est pas parce que je pratique et entretiens un quelconque culte de la personnalité non ! il y a longtemps, très longtemps déjà  que de mes yeux, je vois et j’entends battre l’âme des hommes ! et je peux vous affirmer que celui-ci vous aime… de cet amour qui dit oui à l’espoir, oui à la résurrection de Grand-Bourg et de Marie-Galante – il aime son pays car il connaît son cœur, il « est » son cœur !  

Il aime ce Peuple de Marie-Galante car il le porte en lui. Et j’en suis sûr, il se battra pour vous – pour nous – pour vos enfants et pour l’avenir de ce caillou béni dont on peut s’étonner que l’histoire ait placé son destin entre des mains qui n’en aient cure de son avenir et de son mieux-être… !

Faites-nous confiance et dès le 31 décembre 2014 vous verrez que Grand-Bourg sera déjà sur les rails du Progrès.

La Présidente du Conseil Régionale viendra ici régler les urgences du pays ! Car notre appel sera entendu !

Le Président du Conseil Général viendra ici régler les urgences du pays ! Car notre appel sera entendu !

Le Ministre des Outres Mers viendra ici pour régler les urgences du pays ! Car notre appel sera entendu !

Le Premier Ministre Français viendra ici pour régler les urgences du pays ! Car notre appel sera entendu !

Le Président de la République Française viendra ici pour régler les urgences de ce pays ! Car notre appel sera entendu !

Sachez qu’aucun homme n’est au-dessus des autres et, puisque la situation l’exige, nous affirmons que nous ne quémandons rien, rien que ce à quoi nous avons droit.

Oui, nous exigeons que toutes les Instances ayant le pouvoir autour de nous se mettent en branle pour rectifier le retard économique et structurel qui nous gangrène, qu’ils prennent leur responsabilité face à l’histoire !

Que l’on donne aux Marie-Galantais ce qui leur revient de droit car depuis trop longtemps nous sommes les délaissés de l’Archipel.
Qu’en est-il donc de cette réalité archipélagique dont on s’enorgueillit tant… mais alors, il faut la faire fonctionner cette réalité-là ! Il faut l’activer !


Il est temps de se réveiller et de crier jusqu’à ce que l’on nous entende au sens noble du terme !
J’en ai marre de ces appellations "infantilisantes" de Grande Galette ou de Grande Dépendance ! Je ne veux plus que l’on s’adresse à nous avec des épithètes infamantes ni tapotements sur l’épaule – il est temps – il est grand temps que l’on comprenne que nous avons aussi notre pierre à porter à l’édifice !
Nous ne voulons plus être les spectateurs d’un monde qui se fait sans Nous. Au contraire, nous voulons par notre générosité – notre intelligence – nos spécificités – nos idées... participer et collaborer à l’émergence d’un Monde où toutes les bonnes volontés seront indispensables !

Exigeons le Respect pour ce peuple vaillant – ce peuple ô combien grand et travailleur ! Lequel fut dans l’histoire quatre ans durant indépendante – ce pays qui, au cours de la première et de la deuxième guerre mondiales, a servi de grenier à la Guadeloupe !
Ce peuple qui a donné depuis des lustres tant de brillants et illustres Marie-Galantais non seulement au « continent » Guadeloupe mais au monde entier !  « Continent » oui Continent, encore une autre expression infamante qui (soit dit en passant) signifie, en creux, que les Iles du Sud jouent un rôle subalterne, secondaire par apport au centre ! nonobstant leur contribution historique, culturelle, intellectuelle non seulement à la Guadeloupe mais à tant d’autres terres à travers le Monde !

Pendant vingt quatre ans on s’est évertué à rabaisser – à ternir – à barbouiller – à déshonorer – à ratiboiser - à démonter – à dénier – à liquéfier – à souiller – à vider – à dévider – à déstabiliser – à décontenancer – à annihiler  … un Pays – un Peuple qui pourtant n’aspirait qu’à son élévation – qu’à sa modernisation et qu’à son évolution dans et vers le monde de la réussite !

Nul n’aurait mieux inventé – créé – engendré – vomi le mal – l’ignominie – la dégénérescence – la morosité et l’échec … de la sorte que ceux-là, les mêmes qui, vingt quatre ans avant réclamaient le Pouvoir !

Et me tournant vers vous, fils indignes, j’affirme oui : Vous êtes des fils indignes !
Je vous accuse d’avoir mis à genoux terre, mon pays et mon peuple ... qui aujourd’hui sombrent dans le pessimisme et l’obsolescence !
Je vous accuse d’avoir détruit l’espoir !

Comment voulez-vous qu’une Jeunesse puisse s’épanouir dans le vide et la morosité de l’inactivité – de l’inaction – du néant – de l’inexistence et la zombification des êtres et des choses ?

Oui, je vous accuse de regarder avec des yeux d’aveugles !
Oui, je vous accuse de votre léthargie néfaste et funeste !
Oui, je vous accuse d’avoir délibérément livré ce pays alavaltori  et au pillage de lui-même !
Oui, je vous accuse de n’avoir pas eu, de n’avoir pas pu porter une vision moderne dans un monde qui se mondialise et qui avance s’en foutant des misérables !

Oui, je vous accuse d’avoir égoïstement pensé à vous en oubliant le contenu d’une île qui méritait une autre photographie que celle qu’elle arbore dorénavant à la barbe du monde !
Oui, je vous accuse de votre bombement de torse suffisant et irresponsable !

Je vous accuse d’avoir abandonné le pays entre les mains d’un loup solitaire affamé de clinquant et de prestige !
Je vous accuse d’avoir occupé sans envergure et sans esprit de responsabilité un poste dont, dans le fond, il faut le dire, vous n’aviez rien à foutre !
Je vous accuse, oui, d’avoir, suite à votre réussite personnelle, d’avoir indignement abandonné – délaissé – lâché – une si noble tâche entre les mains de quelqu’un d’autre sans avoir laissé cette noble population mot dire ! 

Je vous accuse, oui, de bassesse et d’irresponsabilité ; de n’avoir pas eu le cran de défendre votre bilan puisque vous aviez déjà mesuré le vide dont il ressortissait ! Lorsque les rats abandonnent le navire cela signifie que tout espoir est perdu !

Je vous accuse alors d’avoir mis à l’agonie un Pays  où il va falloir mettre en œuvre une énergie décuplée et un travail incommensurable pour inverser la descente vers les gouffres amers de l’échec et du silence !

Chers Amis que de temps perdu !
Que de temps gaspillé !
Comme on vient de le voir,  il faudra bien reconstruire pour redorer le blason de Grand-Bourg !
Mais quel gaspillage !

L’équipe qui se présente devant vous est la seule aujourd’hui qui soit véritablement capable de redonner espoir et vie à ce Pays Marie-Galante et ils le savent ! Amis d’ici et d’ailleurs soyez tous très attentif à nos interventions et rentrez sans plus tarder avec nous dans la grande dynamique des lendemains du respect et de l’honneur !

Merci de votre religieuse écoute, votre serviteur Bernard Leclaire, aux côtés de Jean Girard et de Claude Deffieu.
A très bientôt mes Amis !

Discours prononcé le 15/02/2014, sur la place de l’Eglise de Grand Bourg, après avoir lu à la population en préambule mon article : « J’ai mal à mon Pays !  Point Trait ! »